‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 55 sur 153 · Von Hoff, ouvrage cité, tome I.*', page · texte numérisé non relu

Von Hoff, ouvrage cité, tome I.*', page

enlevé ime certaine largeur de la côte et des dunes, de manière que l'église, qui était originairement auœntre du village, se trouve maintenant près de la plage. Une seule grande marée a enlevé la moitié du village dans l'année 1 570.

Le clocher du village de Katwyk, près de Leyde, ^•«wyk. se trouvait autrefois loin de la mer. Il est maintenant près du rivage, et depuis Tannée 1719 jus- Çtt-au moment où Bergmann a écrit sa Géographie physique, la mer avait empiété de plus de 100 klafter(200 mètres) sur les terres; deux rues de Katwyk avaient été emportées. Près de l'emplacement de ce ^lage se trouvait autrefois le fort romain appelé ^trx britannica (het Huis te Briiien)^ dont la con- ^traction est rapportée à l'empereur Claude. Les fondements de ce château se trouvent actuellement dans la mer, où on les a encore aperçus récemment a environ 600 pas de Katwyk.

L'invasion de la mer dans le Zuyderzée pendant le i5.® siècle a été l'occasion de beaucoup de changements dans les contours de la terre ferme et des fies; non - seulement des terres ont été détruites, Biais d'autres ont été créées. Il s'opère encore des ^modifications continuelles; mais la mer, dans l'état actuel des choses, semble avoir plus de tendance SOT cette ligne à détruire qu'à créer. Il paraît que Action de u mer plusieurs des îles qui protégeaient les côtes de la i^i,^,^*"^^^^^^, Prise ont été emportées par la mer. Pline comptait ie«c*»«dcu nngt-trois îles entre le Texel et l'embouchure de 'Eider, sur les côtes du Holstein. Aujourd'hui, dans uur nombre

A >. 1* •• diminué depuis

e même espace, on nen trouve plus que seize, qui ivpoque de pune. ont : 1.° le Texel y 2° P^lieland, 5.° ter Schellingy

^°jélmeland, 5.*" Schiennonnikoog, 6."* Bosch, 7.** Bot" twn, 8.** Borkum, 9." Juist , 1 o.*" NordernejTy 11-** Batr trum, 12.° Langeroog, i3.° Spikeroogs i4-** f^rongeroog, 16.° Neuwerk, 16.° Helgoland. Cependant, de ces seize îles, ]es deux premières, du temps de Pline, étaient encore unies à la Hollande, et ne pouvaient compter au nombre des îles.

Le Texei Lc flcuvc Flci^o , qui sortait du lac de ce nom,

q„« OU tombaient une partie des eaux du iibia et qui,

^*dI^z«df^*r*'"P^*' conséquent, était, à proprement parler, une branche du Rhin, paraît avoir eu son embouchure, à l'époque des Romains, dans remplacement du canal qui sépare aujourdliui les îles de Vlieland et de 1er Schelling. Il parait aussi que les deux passages qni existent aujourd'hui au nord et au sud de l'île de Texel ont été produits depuis lors par des irruptions de la mer. Auparavant le Texel se joignait d'une part à la Nord-Hollande, et de l'autre à Vlieland. L'ancienne bouche du Fleço , entre Vlieland et ter Schelling, a été elle-même fort élargie, et la mer a enlevé des parties considérables de l'île de Vlieland, et notamment le village de West -Vlieland tout entier. * Changement. Lcs llcs dc Borkum {Burchanà)^ d! Juist et l'an-

plrtud'qaw-rje! cieunc îlc dc Bant , en avant de l'embouchure de des lies TEms, paraissent, dit Âlting, avoir été unies autrefois et n'avoir été séparées l'une de l'autre par la mer qu'à une époque récente Borkum a une demi-lieue de largeur du sud au nord, et une lieue et demie de longueur de l'ouest à l'est ; elle doit avoir eu à une

1. Le Franc de Berklej, ÎJ^ partie, page 215, cité par M. de Hoff, ouvrage cité, tome L", page 366.

époque antérieure 1 2 à 16 milles carrés d'Allemagne de superficie. Récemment encore on a reconnu Texistence de constructions sur la plage que la mer kissait à sec près de sa côte occidentale. LeRanzel, qui n'est plus qu'un banc de sable, appartenait aussi à cette île, et deux villages, Hamswester «t fltum, doivent y avoir existé. Dans le 9.* siècle, l'île de Borkum était encore très-grande, et c'est à une époque récente qu'elle a été partagée par la mer en deux parties, qui se tiennent encore à la mel^ basse. Juist continue à perdre d^s terres sur sa oôfce nord -ouest, mais les alLuvions s'y ajoutent vers le sud -est. Quant à Bant, ce n'est plus qu'un baiic de sable couvert par la mer. La petite ile de Buissen {Busa)^ qui n'est maintenant qu'un plateau sablonneux verdoyant, submergé dans les grandes marées, parait également avoir été unie à l'île de Juist. L'ancienne embouchure principale de l'Ems était située entre Borkum et Bottum; une autre, plus petite, le Buissen-Diep , qui n'a peul-^tre jamais été navigable pour de grands vaisseaux, se trouve près de Buissen. La première doit être VOvii^ç de Ptolomée, et Alting traduit ce nom formé à la manière grecque par la plus large (embouchure), ainsi que les indigènes l'avaient nommée pour la distinguer des autres plus petites ou plus étroites. On croit que la destruction des îles de Bant et de Buissen a eu lieu dans le 1 2.^ siècle, et selon toute apparence dans une grande marée survenue en 1170. Certains documents semblent établir que dans le 9.^ siècle Bant était encore unie à Borkum.'

Page 1