‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 65 sur 153 · Forfait^ loc. cit., page · texte numérisé non relu

Forfait^ loc. cit., page

pt devenait presque impraticable. La mer le d&m- ; sensiblement : c'est avec une dépense prodigieuse 'on a creusé, de 1720 à lySo, un canal de 5,"i5 profondeur, pour aller de l'arsenal de Venise à ilamocco. Ce canal n'a pas aujourd'hui 4,*"5 de Dfondeur. Un vaisseau de ligne ne peut rester à damocco pour finir son armement : dès qu'il tirera '3, il faudra le conduire au mouillage, à 20 kilo- Ares au large en pleine mer, sans aucun abri.^** Quand on vient de Venise à Malamocco ou à canaux tracé.

1 «1 • n • t . . 1 <lans les laennes.

10 , on suit des canaux artiliciels , entretenus dans lagune pour que les vaisseaux d'un tonnage con* érable puissent arriver jusqu'à Venise. On y lintient, au moyen d'un curage, une profondeur fisante. On voit des groupes de pieux, placés de tance en distance, reliés solidement entre eux, qui servent à marquer le chenal que les bâtiints doivent suivre, et à fournir des points fixes or le halage. Pour les conduire au port de Mala- »cco, il faut traîner les vaisseaux dans ces canaux tueux, où ils échouent très-fréquem.ment ; mais

échouage n'est point dangereux, parce que le id n'est qu'une vase compressible et que la mer irne peu : on les relève à la marée suivante. [1 n'y a rien peut-être de plus hideux, dit M. For- A,pect dégoAtaai t, que le spectacle des lagunes à basse mer. Le kumn^'hlle, ^seau, flottant sur une eau sale, dans un boyau oit, dont, à cause de ses sinuosités, on ne voit înt l'issue, n'est entouré que d'une plaine de boue; leur qui s'en exhale dans le temps des chaleurs

infecte. ^

.Forfait, loc. cit., p. 236. — "2, Idem, ibid., page 236.

batcaa.

Ln narécs •ont trà-tenMblet

o«jpèciieMa. Ifans les intervalles de ces canaux il y a si peu d'eau, que même à la mer haute on peut y èkt pécher en n'ayant de l'eau que jusquà la ceinture; J'y ai vu moi-même des pécheurs, les pieds dans la vase, armés de crochets, remuant ce qui pouYait se trouver sur le fond, et recueillant difTérents pcHSsons, des crustacés, des coquillages, etc.

Les marées sont plus sensibles dans le fond du

dan* ic« iHuet. golic dc V cuisc quc dans aucun autre point de b Méditerranée : aussi le flux et le reflux produiçent dans les lagunes des eflets assez marqués. «La mer j monte et baisse, aux nouvelles et pleines lunes do équinoxes , de 1 2 décimètres, et de 8 dans les solstices. Dans les forts coups de vent du sud-est la mer se gonfle beaucoup plus ; elle s'élève quelquefois dé i4 à 16 décimètres au-dessus des quais de Venise, quoiqu'ils soient nivelés de 32 centimètres au-dessus de la laisse des vives eaux des équinoxes * * j on a vu l'eau se répandre à Venise sur la place Saint-Marc et y porter bateau.

La mer, par les cinq ouvertures de Guésolo,

Tre-Portî, Lidoy Malamocco, et Chîoggia^ entre

pendant six heures dans les lagunes, et en sort pen^

Effeu dant six heures. « Ce mouvement alternatif conti-

de rentrée et de 1. ^ucl , cn influaut, dit M. Forfait, sur la disposition

•ortie des eanx ' ' ' L -

pour que les courants divers ont -prise spontanément et

façonner le fond iil 11* )*1 1' ' f f

dtt lagunes, sur ceilc dcs aliuvions qu ils ont déposes, a ete cause que la lagune entière se trouve depuis longtemps partagée en cinq lagunes presque distinctes, dont chacune communique avec la mer par un des ports dont on vient de parler ; qu'il n'y a de communi-

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