Idem, ibid, , page
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Détail. «Saint -Erasme et les Tit)is-Ports sont comblés
•ur les ports de 1 il*! .1 •! >*J
san-Nicoio dei p^i' ^^s saoles : ils ne peuvent donner asile qua des , ,V^° barques de pêcheurs. Saint -Nicolas pendant long-
et de Malamocco. •■• ^ -l- ^ * *-'
temps captiva toute l'attention du Gouvernement de Venise. Il avait autant de profondeur €jue les autres; son entrée était facile : il est plus voisin de la ville dominante. Dun autre côté, Malamocco a des bancs changeants : il faut que les pilotes aon<dent tous les jours les passes , qui sont eu assez » grand nombre , et parmi lesquelles quatre princi*
pales , et les seules praticables pour de grands vais» seaux, changent fréquemment de direction. Ajoutez à ces considérations que , lors de la guerre des Gé^ nois, la peur avait aussi déterminé à couler dam les meilleures passes de gros bâtiments de chai^. Ces motifs firent naître l'idée de boucher le port de Malamocco, et de faire par ce moyen refluer ses eaux dans celui de Saint-Nicolas, qui, par leur action , aurait pu s approfondir. Il s'éleva de grands débats à cette occasion : ils durèrent depuis 1468 jusqu'en 1682.*^*
Le port unique de Venise pour la marine militaire, a été jusqu'à la fin celui de Malamocco : il existe depuis longtemps; car on rapporte qu'il a été ruiné par un tremblement de terre en 1110. «Le canal par lequel il conduit à Venise a été bouché, en 1377, P^^ quatre gros navires, que les Vénitiens y coulèrent eux-mêmes pour arrêter les Génois. En 1783, le vaisseau de 74 canons, la Fénice, y périt Il en a coûté des sommes énormes et trois ans de tra-* vail pour le relever. Sans d'aussi grands sacrifices, le