‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 71 sur 153 · Forfait, loc. cil · texte numérisé non relu

Forfait, loc. cil

des Trois-Porls il y a des dunes de sable d'une certaine étendue. Lorsqu'on monte à Venise sur latonr^ de Saint-Marc, on voit ces dunes se dessiner comme une masse blanchâtre allongée, et on peut les suivre de l'œil jusqu'à une grande distance. A Malamoooo les dunes sont moins considérables, on entre davantage dans la région des dépôts terreux. Il B*aT«nce pa» Cct appareil littoral est très -étroit; il y ape»; le Ddu da PA; d'cudroits où il ait 800 mètres de largeur; et làtt n tendrait pintAt Joiq d'avoir aucunc tendance à prendre part tt

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mouvement de progression du delta du Pc, u m aujourd'hui à céder aux efforts de l'Adriatique. On a été obligé de faire des constructions en pierre d0. taille, très - coûteuses , pour empêcher la merde, ronger la digue naturelle qui préserve les lagooeSi'^ «Ce n'est pas seulement la lagune, dit M. For&iti^ qui, par l'exhaussement progressif de son fondai donnait au Gouvernement vénitien de justes ah^^ quiétudes; les lidos qui les protègent éprouvaiérf aussi de temps à autre des révolutions alarmantes- Travaux esécutét Ou Ics garantit particulièi^ement aux musoirsqiu empéJb^'ia mer formaicut Ics passcs , avec des files multipliées de '• pieux , avec des fascinages et des enrochements. I* mer se joua de ces frêles obstacles : elle détrui»* tout en 1661. Lies habitants des lagunes ne sofr saient pas pour réparer ces désastres avant le retool de la mauvaise saison. Ceux de terre ferme, dassl^ Padouan et le Trévisan, furent appelés à combatte avec eux la nature. Les magistrats de chaque coi^ mune furent obligés de fournir un homme de cO vée. Les digues et estacades furent relevées avec lopins grande solidité; on les arma d'épis obliqt^

de le détruire.

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prolongés dans la mer, pour rompre les laines. On n'épargna ni le travail ni la dépense, et cependant dès l'année suivante une tempête n'en laissa rien subsister. On construisit des talus en brique et en pierre pour empêcber la mer de les prendre à revers en s élevant par-dessus. On fonda des digues de 4 mètres d'élévation au-dessus du soi : vains efforts^ en 1708 tout fut enlevé. L'état des lidi empira tellement qu'on craignit de voir toutes les lagunes bouleversées, et qu'on se détermina aux plus grands sacrifices. La partie la plus faible, et qui était la plus exposée à l'action de la mer dans les tempêtes, fut enveloppée , sur une longueur de 1 400 mètres , par une muraille faite en grosses bittes de marbre distrie, liées avec du ciment de pouzzolane. Cette muraille, qui était fondée au-dessQus des basses eaux sur une forêt de pilotis, s'élève à 3 mètres au-dessus des hautes mers : c'est un ouvrage digne d^s Romains. Les autres littoraux furent consolidés à moins de frais, mais avec une force proportionnée à celle qui les attaque, et, depuis, un médiocre entretien peu dispendieux a suffi pour garantir cette précieuse enceinte de tout événement. '* ^

Cette tendance des lidi à se démolir tient proba- cause probabi. blement à ce que la saillie qu'a prise le delta du Pô ^Jll'^tlicL détermine dans les flots de l'Adriatique un nouveau mode de balancement qui les porte à arrondir leur Imssin suivant une courbe nouvelle , en entamant la ligne presque droite suivant laquelle s'étend le rempart littoral des lagunes. Quoi qu'il en soit, au reste, de la cause de ce phénomène, il est évident

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