Forfait, loc, cil., page
jasqn an monts
Êillu 25oo ans pour produire les 26,000 mètres d'alluvions qui séparent maintenant Adria de la mer, il doit en avoir fallu 3ooo pour combler la distance de 3o,ooo mètres en arrière d' Adria. Je crois ce calcul Un peu hasardé, parce que le phénomène est soumis À beaucoup de causes qui tendent à en modifier la marche. Les changements de direction, survenus naturellement, ou produits artificiellement dans la direction du Pô, de l'Adige, dé la Brenta et des autres rivières de ces contrées, ont pu en modifier considérablement la rapidité dans un point déterminé. Cette rapidité a été à peu près en raison directe àe la puissance des fleuves dont les alluvions arrivaient dans telle ou telle partie des lagunes. Elle a été la plus grande là où le Pô et l'Adige portaient leurs dépôts. La Brenta a produit, après ces deux fleuves, les effets les plus considérables. Ceux des autres rivières ont été moindres : aussi voit-on qua ïïiesure qu'on avance vers le nord, les traces de changement dans les contours intérieurs des lagunes deviennent de moins en moins considérables. « La partie des lagunes comprise entre Altino ^t Aquilée semble avoir eu, dans la plus haute antiquité, des limites peu différentes de celles qu'on ï^i voit encore aujourd'hui : elle s'appelait Laguna ^^prulensis. Les Romains ont soutenu beaucoup de S^erres contre les Carniens et les Istriens, et, dans *^ relations qui nous en restent, rien ne donne lieu ^© croire que les villes assez voisines de la mer, qui ^Ot aujourd'hui méditerranées , fussent alors maritimes. '' '