De Proii;y, loc. cit., page
donc à l'esprit, dune part, des fleuves et torrents tombant dans le golfe antique que couvraient les iles.de Circé, Zanone, Ponza, etc., entre le cap d'Astura et la pointe de Terracine, et y jetant la chair des montagnes (M. de Prony désignait ainsi les parties molles superficielles), dont ils déchiraient les flancs } d'un autre côté la mer, formant sur la limite de ce nouvel appendice du continent deux bandes de dunes : Tune, qui est la plus ancienne, composée d'un double rang; l'autre, beaucoup plus récente, qui a fini par fermer la dernière communication de la mer au large, avec le golfe intérieur, entre Iç cap Circeo et Terracine. ^* *
On pourrait peut-être soulever, relativement à la formation successive de ces dunes, quelques questions auxquelles M. de Prony n'a pas songé. Nous y reviendrons plus tard; il nous suffît, pour le moment, de reconnaître avec cet illustre ingénieur, que les marais Pontins résultent du comblement d'une lagune que la mer avait circonscrite ellemême, comme les hujffs de la Baltique et les lagunes de Venise, par un cordon littoral.
Le littoral des maremmes de la Toscane, XÀlbu- Jera de Valence nous présenteraient des faits du même genre; mais nous passerons de suite à ceux que nous offre lemboucbure du Rhône.