‹ Leçons de géologie pratiqueChapitre 85 sur 153 · Astruc ^ ioc, cit. y page · texte numérisé non relu

Astruc ^ ioc, cit. y page

chure, à moins de 600 mètres de la plage actuelle. L'existence seule de cette tradition montre clairement que, dans le pays, on nest pas imbu de l'idée que l'embouchure du petit Rhône ait éprouvé depuis l'époque romaine un déplacement considérable. D'autres circonstances sembleraient d'ailleurs concourir à prouver que ce lieu était déjà habité à l'époque de la domination romaine.

Ou cite aux Saintes -Maries un lion antique qui regarde la mer \ On s'est même servi de ce fait comme d'un argument pour prouver que la grande saillie de la Méditerranée qui borde les côtes du Languedoc doit êt^ appelée le golfe du lion, et non le goy^e de Lyon, Si l'argument est fondé, le village des Saintes -Maries doit avoir existé dans son emplacement actuel dès le temps des Romains.

n ne serait pas impossible que le bourg des Saintes-Mariés occupât en avant d'Aiguës -Mortes une position aussi invariable que celles de Zi4o et de Malamocco en avant de Venise; cependant il ceue me parait plus probable que cette partie des rivages ^êur^we «« de la Camargue n'a acquis la fixité dont elle paraît •^•p""

, une longue suil

jouir actuellement, que depuis que le bras oriental de «èdes. du Rhône est devenu le principal.

Tout annonce que le Rhône coulait originaire- l*. ment près du pied des collines qui bordent la Ca- ^"â" Rh^*" marque à l'ouest. La pente naturelle de la Crau, «ît«enti«pi€ dont la surface a reçu tous ses dépôts, le rejetait naturellement de ce côté: il devait tomber dans la partie actuellement comblée* de l'étang de Mauguio, qui est représentée par le terf itoire d'Aigues-Mortes.

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