Lortet^ Géographie physique du bassin du Rhône
anciens.
Lncrgie
avec laquelle le
grapd Rbôae
i.e i>«tit RhAae Sbos chercher à débrouiller le dédale d ancieDS ongepia..on^l^ Rhôoe aujourd'hui oblitérés que présente partie de la Camargue, on peut coinjecturer parmi les bras encore distincts de ce fleuve, le* f^bra.«rimui aucicu cst le Rhône mort, que le petit Rhôde J e.i au'joBni'hui le succédé , ct quc celui-ci a cédé plus tard la p pnncipai. neucc au bras oriental , qui est aujourd'hui le p; cipal.
Ce dernier a éprouvé, dans les siècles qui vie de s'écouler, un changement analogue à celui allonge .on lit. ^ rcmplacé jadis l'embouchure du Rhône mort celle du petit Rhône; mais il allonge aujou son lit avec une énergie que le pélit Rhône a perdi depuis longtemps.
Aslruc , dans son Histoire naturelle du Lan; doc, a fait beaucoup de recherches sur la manii dont l'embouchure du Rhône a avancé. Re tant jusqu'à l'ère chrétienne, il a cru pouvoir culer, qu'en 1800 ans, les bras du Rhône se soi allongés de trois lieues. Il y a toutefois, ainsi nous l'avons vu tout à l'heure, des traditions qui sont pas favorables à ce résultat. Les calculs d'Astr à cet égard paraissent fort exagérés d'après les à cuments même cités par lui, et d'après ceux que citent aussi Gensanne, l'abbé Soulavie et Darluc.
Les témoins les plus irrécusables de l'allongemeiii^ du lit du Rhône sont les tours qu'on avait éleyéei sur ses rives soit comme moyen de défense contre les Sarrasins, soit pour servir de guides aux navigateurs. «Il semble en effet que l'accroissement successif de ces côtes soit marqué à Toeili par Tordre des tours bâties le long du Rhône. Strabon nous
'l'ourt bâûet «i ton eitiboucbare.
apprend que les Marseillais, devenus maîtres de l'embouchure de cette rivière par la concession de Marins, y construisirent des tours pour servir de signaux, et pour en faciliter l'entrée et la sortie. Si MuuipUérf le Rhône avait toujours eu la même embouchure , "/;;;i;2^3 on n'aurait eu besoin d y construire qu'une seule ^» *'»• tour, ou du moins n'aurait-il fallu en construire que deux, une de chaque côté de cette embouchure. Cependant on en compte aujourd'hui quatre ou cinq de chaque côté, rangées de distance en distance le long du fleuve : du côté gauche la tour de Maulegetj la tour de Saint-Arciery la tour de Parade , la tour de Belvare; et du côté droit la tour de Mandonî, la tour de V^assale^ la tour du Grau y la tour du Timpariy bâtie en 16149 ^t la tour de Saint-Génies, bâtie en i656'. Cest donc une preuve que le lit du Rhône s'est prolongé peu à peu dans la mer par des alterrissements successifs; que les anciennes tours se sont trouvées par-là trop éloignées de l'embouchure pour pouvoir servir à l'usage pour lequel on les avait bâties; et qu'on a été obligé d'en construire de nouvelles de temps en temps et de distance en distance. ^'^
Ces tours, dont plusieurs n'ont sans doute été bâties que pour former sur les bords du fleuve une seconde ou une troisième ligne de défense, com- Hiencent un peu au-dessous d'Arles et s'étendent jusqu'aux embouchures de l'ancien et du nouveau lit du fleuve : elles s'élèvent à peu de distance de ses rives, an milieu de campagnes qui sont les plus fertiles de
1. Bouche ; Chorographie et histoire de Provence; lom, l.*% p. 23. ■ 2. Astruc^ loc, cit,, page 314.
tout le Delta, parce quelles sont engraissées par le limon du fleuve, et que ce limon les ayant exhaussées , elles sont moins marécageuses que le* terrain situé à une certaine distance. A cause des tours qui sy élèvent, ces campagnes elles-mêmes sont appelées les tours.
Le mécanisme par lequel le Rhône a exhausse ces
terrains, est celui par lequel tous les fleuves près de
leurs embouchures élèvent leur fond et leurs berges,
au point d être forcés à la longue de changer de lit
Formation récente Le grdud Rhônc, au-dcssous d^ Arles, a éprouvé le
de l'emboncbure . t». • 1'. IJIT
•ctueiie ^^^^ commun : son ht ancien, appelé canal du Jado grand Rhône. poQ , sctaut trouvé trop élevé, le courant s'est jeté vers Test et a produit l'embouchure actuelle, qui est séparée de l'ancienne par l'île du Plan du Bourg. Dans ce nouveau lit il donne lieu aux mêmes phénomènes que dans l'ancien , et il en a graduellement allongé les berges. On y a construit des tours comme on avait fait le long du vieux Rhône; la tour de Tigneauoc ou de Saint- Louis , qui signale encore aux navires l'entrée actuelle du Rhône, a été bâtie en 1737.
Près de son embouchure dans la mer, le grand Rhône actuel se divise en plusieurs branches , dont l'une finira sans doute par prédominer. Elles sont séparées par des îles basses formées de sable, cour vertes en partie de végétation, et auxquelles on donne le nom de teys. On distingue le tejr de Bericïe^ le tey de la Bigue^ le tey de Gloria. Par la formation de ces tejrsy le Rhône s'est avancé d'une lieue dans l'espace de loo ansj car la tour de Saint -Louis se trouvait en 1757 à 2 kilomètres de la mer, et elle
progrès rapides»
en est aujourd'hui à 7 kil. Ainsi , la barre du Rhône ses a reculé en un siècle de 5 kil., ce qui ferait, en moyenne, 5o mètres par an, si la marche des atterrissements pouvait avoir été uniforme depuis un siècle près de Tembouchure actuelle, qui, d origine artificielle comme celle du Pô, ne remonte qu'au commencement du siècle dernier.
En 1706, dans le but de dessaler les étangs, on creusa le canal des Lônes, qui fut, en 1711, envahi par le fleuve. En 1 722 , à la suite de quelques autres travaux, le courant s'y établit définitivement, et les barques de mer sur lest commencèrent à y passer. Elles y passèrent à pleine charge en 1724, et dès 1725 la ville d'Arles se plaignit du mauvais état de la nouvelle embouchure, où s'étaient formés des tefrs d'une très -vaste étendue*. L'ingénieur Fabre écrivait en 1796 : «Il y a environ 85 ans (c'est-à-dire vers 1 7 1 1), le fleuve abandonna son ancien lit appelé Bras de fer (le canal du Japon), pour se jeter dans le canal des Lônes, où il s'est maintenu jusqùà aujourd'hui. A cette époque, on construisit à son embouchure même la tour de Saint-Louis. Or, depuis lors, cette embouchure s est avancée dans la mer jusqu'à environ 5ooo toises (5847 Piètres) au delà de cette tour, qui peut constamment servir de terme de comparaison pour connaître les progrès des atterrissements sur cette plage^. ^^ Un allongement de 5847 men 85 ans, donne une moyenne annuelle de 68,'"78, qui surpasse en effet celle de 5o m., trouvée pour un
1. A. Peyret-Lallier, Étude sur le port d'Arles, p. 19 : tey ou tay, en vieux français , signifie boue, fange {Bullet,, Dictionn, ceii,).
2. Fabre, Essai sur la théorie des torrents et des rivières, p. 8.
siècle entier, compté à partir de 1767 , et qui se rapproche singulièrement de celle de 70 m. que M. de Prony a calculée pour le P6' pendant les deux der-^ niers siècles. Si on avait des données exactes poui une époque plus courte encore, comptée à parti de 1711, on trouverait probablement un allonge ment encore plus rapide.
L'allongement de l'ancien lit du Rhône a été tr^ rapide aussi dans les années qui ont précédé ce) où le fleuve l'a délaissé; car la tour de Saint-Greni^ bâtie en 1 656 sur les bords du vieux Rhône , à 1 :) 1( jj à l'ouest de l'emplacement de la tour de Saint-Louis, se trouve elle-même à 5 kil. de la plage. Mais uo pai*eil accroissement n'a lieu généralement qu'en un point à la fois; ce point se déplace, et aussitôt que Je cours du Rhône se fixe dans une nouvelle passe, k mer commence à ronger l'embouchure abandonnée. M. Peyret-Lallier évalue les atterrissements annuels du fleuve, déduction faite des terrains dévorés par la mer, à 20 hect. Si ce taux n'avait jamais varié, k Delta du Rhône, dont la surface est de 1 5o,ooo hect aurait été formé, ajouteM.Peyret-Lallier, en 65ooar Mais il est probable que le taux de l'allongeaif du lit du Rhône a subi de nombreuses variatio d'autant plus qu'il n'a pas toujours versé directeur aestion. SCS caux ct SCS sédiments dans la mer. Il y a mém* Quelle deux questions bien distinctes à résoudre. 1 .° Qi 'rZtZnu ^^ rétendue de la surface formée par les atter Rhône? ments du Rhône? 3.° Quelle est la partie de cet e
le étendue . • ^ 1 >> f -
1. ronquUc qui, auparavant, appartenait a la Crau ou était !«nIiiT"ite? pée par les eaux des étangs, et quelle est celle qu rf^uwtîon" réellement conquise sur la mer? Pour résoudr
a ce snjet*
dernière question, il faudrait pouvoir restaurer le a faudrait cordon littoral y la ligne des plages (les lidi du Lan- le coM^n'Ztor guedoc) dans son état originaire. originaire.
Les plages qui séparent de la mer les étangs de conjecture» Maguelone, de Pérols et de Mauguio, paraissent se trouver de nos jours daas leur position originaire : elles sont fort étroites^ elles ne pourraient guère letre plus quelles ne le sont; par conséquent la mer ne s'est pas retirée sensiblement depuis qu'elles existent. On pourrait supposer que la mer, envahissant la côte, les pousse graduellement devant elle; mais rien n'indique dans ces parages un changement du niveau, relatif entre la terre et la mer.
Ces plages forment une ligne si régulière depuis Cette jusqu'à l'extrémité orientale de l'étang de Mauguio, que rien ne paraît plus naturel que de prolonger cette ligne des plages jusqu'à Foz à travers le Delta du Rhône, et de regarder comme conquise sur la mer toute la partie de la Camargue jqui se trouve en dehors de ce tracé. Cela semblerait d'autant plus naturel , qu'on remarque sur la ligne idéale dont je viens de parler certaines apparences qu'on pourrait regarder comme des traces du cordon littoral originaire.
La partie de la Camargue comprise entre l'étang de Mauguio et l'embouchure du petit Rhône, se distingue par la prédominance des sables. A partir de la Motte Pontalès, à l'extrémité orientale de l'étang de Mauguio, une large zone sablonneuse s'étend vers les marais de Larmitane, en passant au nord d'Aiguës - Mortes. Ces sables, çà et là couverts de dunes, forment au nord -est d'Aiguës -Mortes le sol
T»rrt probables Ju boîs dcs pios, appelé Pinède de labbé. La plage
du rordoD littoral ■ i • r \^ * . i ■»«■ • i i
origiMire sablonneuse qui sépare 1 étang de Mauguio de la d'A- ^Mort« ™^r» s^ recourbe aujourd'hui avec ses dunes vers le rtd«uivtaiigdesud-est, et s étend jusqua Tembouchure du Rhône mort Tout le terrain du territoire d'Aigues-Mortes ne consiste qu'en marais et en sables mouvants, qui enterrent souvent le peu de récoltes qui s'y trouvent Entre le Rhône mort et le petit Rhône s'étend la forêt de pins dite forêt de Pinède, qui croît sur des sables. Il est probable que ces sables ont été rejetés successivement par la mer.
Peut-être pourrait-on croire que les amas de sable qui , de la plage de l'étang de M auguio , s'étendent vers Aigues-Mortes, marquent l'ancien prolongement de cette plage. Peut-^tre aussi les terrains moins bas qui bordent au midi les marais de Larmitane, et certaines langues de terre ou certains cordons d'ilôts qui traversent de l'est à l'ouest l'étang de Valcarès, en indiquent-ils lancienne extension. Cela est d'autaOït plus probable que les directions prolongées de ces lignes passent à peu près, d'une part, à la bifurcation du Petit Rhône et du Rhône mort, et de l'autre à celle du gi*and Rhône et du canal du Japon. Or, ces bifurcations rappellent naturellement celles que les divers bras du Pô éprouvent en traversant Tancienne ligne des UdL L'inflexion prononcée que k canal du Japon présente immédiatement après k point de diramation du grand Rhône, ne saurait être mieux expliquée qu'en admettant qu'elle a été déterminée par le cordon littoral originaire. Il «boutisMit De là la ligne primitive des plages se serait ratta* For*"* chée au monticule calcaire du moulin de la Roq^^
néccsiai rement
avoir
à €elui de Foz. Le village de Foz, bâti, suivant
elques traditions, par les Phocéens, est «itué sur
i monticule de mollasse tertiaire qui s'ëlèveaubord
s terrains bas, d oii il résulte que le rivage ne peut
tre déplacé dans cette partie que d une petite quan-
é. Ou a donc là un point fixe et bien déterminé de incertitudes
position du cordon littoral originaire , elle ne pré- "J^édulrl.'
ite d'incertitude que dans la partie intermédiaire
tre les plages de l'étang de JVEaugio et celle de Foz.
L'incertitude provient surtout de ce qu'il n'est
s évident que dans cet intervalle le cordon littoral pu^MTocheux
: dû présenta: dans lorieine un contour aussi ^^' p«"^*
1 ^ 1 • 1 1 !• • 1- compliqué
aple que celui de la ligne que nous avons mai- u torme
' ni 1 TT» /Y» . '1 ) . ' 1 du cordon lîttora
lee d abord, tn effet, il nest pas prouve que le originaire.
olongement de la Crau, qui forme, suivant toute
parence, le substratum de la Camargiue, ne fut
s interrompu par quelques proéminences qui au-
tent fait naître dès lorigine des cordons littoraux
alogues à ceux qui ont relié le mont Circéoa la
nre lerme.
Nous avons déjà cité le monticule caioaire de la
Dque et la rodbe mentionnée par Pouget à l'entrée Présomption
I Grau de la Crousette (p. 587 ). D'autres pitoais ';,^"';.'^nj' cbeux pourraient se trouver ensevelitsauîourd'hm ''^•^
Il ll/»Ai fi» ^ 1 dislocation do sol.
US les sables de la foret de riaede.
II existe des eaux minérales à Balaruc, près ' CetJbe. Il y en a aussi à Aix. La Camargue se c>uve entre ces deux points , et il ify aurait rîen Btonnant à ce qu'il s'y trouvai des sources salées û expliqueraient la grande salure de son solât^s Courir à l'inâuence de la mer. Or Jes sources lées, comme toutes les sources minérales, se luon-
4oO BOUCHES
trent surtout dans les endroits où le sol est accideni si leur présence était ici bien constatée, elle ne poi:i rait que rendre plus probable l'existence de pîtd rocbeux plus ou moins multipliés , et de pareils j tons aiu*aient occasionné des complications dans forme du cordon littoral originaire, dont la ligE simple que nous avons tracée ne peut être considéra que comme une forme approximative et comme 1 position limite du côté de la terre.
Excepté vers Tembouchure actuelle du grani
En somme, Rhôue, ccttc liguc Hmitc est toujours à moins d
l^ot^eJ^é!é 10,000 mètres de la plage actuelle; c'est seulemen
i 10,000 mètre, jç ]a largcur de cette zone que le Delta du Rh^
peut avoir réellement empiété sur la Méditerranée
après avoir comblé les étangs dans lesquels il a di
se jeter originairement.
A l'embouchure actuelle du grand Rhône c empiétement s'opère de nos jours avec une grao rapidité, et il est possible qu'à une époque ancie? et antérieure aux temps historiques il ait été ^ rapide aussi vers l'embouchure du petit Rhône Rhône mort et des bras plus occidentaux er qui, ainsi que je l'ai indiqué précédemment, st le plus ancien thalweg de la vallée et par marquer la direction originaire du fleuve. C même remarquer sur la carte qu'à l'ouest < Rhône, de même qu'à l'ouest du grand R) côte forme une saillie suivie d'une anse p' ces deux saillies sont d'autant plus distincte sont séparées l'une de l'autre par le vaste Valcarès, dont les deux rives ne sont lié des langues de terre et des cordons (
étroits, et qui aest réellement qu'une portion d'anciens étangs plus étendus et de la mer elle-même, que les deux bras du Rhône et leurs diramations successives ont entourée de leurs atterrissements. 0 me parait bien probable que ces deux saillies ont , la même origine, et que l'une a été l'ouvrage du Ahône occidental , comme l'autre est celui du Rhône oriental ou grand Rhône qui, de nos jours, l'accroît presque à vue d'oeil. Chacun des deux bras du saiiiie. Rhône tombe aujourd'hui dans la toer à l'extrémité * *„ rlp^l"* orientale de la saillie qui lui correspond , après en '''^j^Vb*"'''^ avoir parcouru le front de l'ouest à l'est dans les déplacements successifs de son embouchure. Cette disposition est très - remarquable , et la manière simple dont elle s'explique, confirme l'origine que nous attribuons à chacune de%deux saillies de la cote*
La position de l'une et de l'autre de ces saillies. Leur position par rapport au bras correspondant du Rhône, et"* ^r^p^oT * le mouvement progressif de chacun de ceux-ci vers l'est, tiennent, en principe, à une cause qui agit sur toutes les côtes du Languedoc d'une manière trèsgénérale, et qui j transporte, dans la direction de Test à l'ouest, les sédiments que les rivières y amènent, et particulièrement ceux du Rhône.
En effet, les sables que la mer agite à l'embouchure du Rhône et dont elle lui forme une barre changeante, n'y restent pas en permanence; la mer les entraîne et les dépose ailleurs. Us jouent un grand rôle dans les atterrissements que la mer tend sans cesse à former sur les côtes du Languedoc et du Roussillon.
avec les deux br du Rbône>
d« llitstoire ért
• tUrrÏMeaicBU
dn Rb6ar>
lutuitf Sur sia: ports dans le golfe de Ljron^ les sables^
charriés par les rivières en ont mis cinq à peu prè^ hors de service depuis l'époque romaine :: Sainte Gilles, Aigues-Mortes, Maguelone, Cette, Agde» Nac\« bonne ^ Le port d'Agde a été comblé à deux reprise^celui de Cette tend chaque jour à l'être, et on ne le maintient qu'avec peine. La question- de savoir queb seraient les ouvrages les plus propres à le défendre^ est encore un problème.
Lrt Et ce n'est pas des atterrissements que le Rhône
proanûent tomie cu Lauguedoc qu on doit être surpris , dit ''^"•'J^^"^'* Astruc, mais de ce qu'il n'en forme que dans le uognrdoc. Ijaugucdoc , et que la Provence, qui en est à la ^ même distance, en soit entièrement exempte. Mai^ en Mot esempL. sciUc a été foudéc environ 600 ans avant J. G, et le port de Marseille qfl, aujourd'hui tel qu'il était il y a plus de 2000 ans, quand les Phocéens s'y établi-» rent : on reconnaît encore l'étang de Berre dans la description que Strabon en fait sous le nom de Stagnum astromela; enfin le village de Fbzj bâti à lembouchure de la/bsse marianej c'est-à-dire, du canal que Marins avait fait creuser, est encore sur le bord de la mer, ou n'en est éloigné que d'un quart de lieue, quoique fort près du Rhône.
Une différence si marquée entre deux provinces,
également contiguà au Rhône, ne peut venir que
du courant qui règne sur les côtes de Provence et
de Languedoc, et qui va du levant au couchant'
Mais l'étude complète des effets de ce courant sor-
1 . L*abbé Soulayie , Histoire naturelle de la France méridionale; tome V, page 120.