‹ Leçons de géométrie analytique (volume 4)Chapitre 116 sur 371 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

De l’Hyperbole.

180— Construisons maintenant le lieu défini par l’équation Mx* -f-Nÿ‘ + F, = 0,

dans laquelle M et N ont des signes contraires. Nous supposerons M positif, N négatif et égal à — N'. Si F, est égal à zéro, l’équation

M®‘ — N'ÿ^O, résolue par rapport à y, donne

elle représente deux droites passant à l’origine. Le cas où F, est positif se ramène au cas où F, est négatif par la permutation des axes, ce qui revient à remplacer dans l’équation y par x et x par y ; nous poserons donc F, = — H; l’équation prend la forme

Mx* — N'y*=H

dans laquelle M, N' et H sont des nombres positifs.

A chaque valeur de x correspondent deux valeurs de y égales et de signes contraires; l’axe des x est donc un axe de symétrie de la courbe; il en est de même de l’axe des y. On

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en conclut que l’origine est centre de la courbe ; on peut démontrer cette dernière propriété en observant que si l’équation est vérifiée par les coordonnées a: et y d’un point, elle est vérifiée également par les coordonnées —x et — y du point symétrique

En résolvant l’équation par rapport à y on obtient

Ma:* — H N'

Pour que y soit réel il faut que la valeur numérique de x soit supérieure à

Portons donc sur l’axe X'X, à partir

de l’origine, deux longueursOA, OA' égales à

a|/§,et,

parles

points A et A', menons des parallèles à OY (fig. 97); la courbe n’a aucun point entre ces deux parallèles. Quand #=0A, l’ordonnée y est nulle, ce qui donne le point A ; si l’on fait croître# indéfiniment a partir de OA, la valeur numérique de y croit aussi indéfiniment à *‘8 97‘ partir de zéro ; on a ainsideux

branches de courbe infinies, AD' et AD’.

En faisant varier x depuis — OA' à — oo , on obtient les deux nouvelles branches A'E, A'E' symétriques des précédentes par rapport à OY. Ces quatre branches forment l’hyperbole qui a pour axes de symétrie les deux droites X'X, Y' Y; le premier de ces axes rencontre seul la courbe; on l’appelle axe transverse , le second est l’axe non traverse ou l'axe imaginaire; les points A et A' sont les deux sommets de

la courbe. Si l’on pose, pour abréger a = j/rj, 6 = |/ tt,

l’équation se met par la forme

Les dimensions de l’hyperbole dépendent uniquement des deux lignes a et b ; on dit que ces deux paramètres sont les longueurs des demi-axes de la courbe, le premier est le demiaxe réel, le second le demi-axe imaginaire.

181— le* carrés des ordonnées perpendiculaires à l'axe transverse sont entre eux comme les produits des segments correspondants formés sur cet axe.

En effet de l’équation (1) on déduit

xî — as a5’

ou

donc

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