CL. BERNARD. — Physiol. opér
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cheval. Vers le milieu du bracelet ainsi formé, et à sà face externe, est fixé un anneau. A l’un de ces anneaux, et de préférence à celui du bracelet (ou entravon) d’un membre antérieur, on fixe une corde, dont le bout est ensuite passé dans l’anneau du pied postérieur du même côté, puis dans l’autre pied postérieur, puis enfin dans le pied antérieur resté libre. Les quatre pieds se trouvent ainsi pris, et en tirant sur la corde on les rapproche à volonté, de manière à faire tomber l’animal. On produit cette traction avec certains ménagements de façon à ne pas dérober trop brusquement les pieds du cheval, et afin que la chute se fasse sans une trop brusque secousse.
Ce que nous venons de dire des grands animaux s’applique en général au cheval ; mais les moyens de contention applicables aux grands ruminants ne diffèrent que peu des précédents. Ainsi le tord-nez du cheval a ici comme équivalent les boucles et les -pinces des bouviers italiens , sortes d’anneaux qui passent dans les narines des taureaux et des vaches. Quant aux moyens de contention plus solides, on les applique d’ordinaire sur ranimai resté debout; les vétérinaires eux-mêmes n’abattent que rarement les animaux de l’espèce bovine. On a recours de préférence à un appareil auquel on donne le nom de travail , et dont la figure 31 représente l’une des formes les plus simples.
On voit que ce travail (fig. 31) a pour parties principales quatre poteaux (a, b, c, d) droits à leurs parties inférieure et supérieure, mais concaves en dedans à leur partie moyenne, de manière à comprendre, entre
les deux poteaux en regard l’un de l’autre, un intervalle suffisant pour que le corps d’un bœuf puisse s’y placer. De plus, les poteaux d’un côté sont immobiles, d’une seule pièce, tandis que ceux du côté opposé peuvent se mouvoir autour d’une charnière qui leur permet de se rabattre sur le sol afin de laisser entrer l’animal et de
Fig. 31. — Travail pour contenir le boeuf.
l’enfermer ensuite étroitement. La tète est maintenue à un poteau (< e ) par des cordes qui vont des cornes aux chevilles de ce poteau. Quant aux autres poteaux, ils sont maintenus fermés par des cordes, ou mieux encore par des chevilles, comme le représente la figure 31 (en b, d, et a, c).
Comme détail particulier de la contention du cheval, nous donnons ici une figure d’un appareil qui permet de maintenir ouverte la bouche de cet animal; cet appareil (fig. 32) est pour le cheval l’analogue du double mors que nous avons décrit précédemment pour le chien (vov. ci-dessus fig. 24).
PRÉHENSION ET CONTENTION
Nous n’insisterons pas davantage sur les moyens de contention des grands animaux; ce que nous avons dit suffira pour donner une idée des difficultés à surmonter
et des procédés mis en œuvre pour s’en rendre maître. Les détails dans lesquels nous sommes entré relativement à la contention des chiens et des animaux d’un usage expérimental plus journalier, montrent assez l’importance que nous attachons à ce sujet : c’est là, en effet, un des moyens indispensables pour arriver à constituer la physiologie expérimentale scientifique. Quant à l’influence, très-minime d’ordinaire, que l’état de contention exerce sur l’organisme animal, nous l’examinerons et en préciserons la valeur après avoir fait l’étude d’un nouveau système de moyens de contention, nous vouions parler de la contention physiologique , ainsi nommée par opposition à la contention mécanique que nous venons d’étudier.