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CL. bernard. — Physiol. opér

226 APPAREILS d’üN USAGE GÉNÉRAL.

on continue à rapprocher les branches du soufflet, la soupape s’ouvre et l’élasticité des poumons déplace l’air, qui s’échappe ; l’expiration se produit.

Pour que les mouvements du soufflet se produisent d’une manière rhythmique, il y a tout avantage à remplacer la main d’un aide par une machine représentant une source régulière et suffisante de force et par suite de travail mécanique. On peut utiliser à cet effet la force d’un poids qui par sa chute met en mouvement un mécanisme analogue à celui d’une horloge ou d’un tourne-broche : telle est la machine de Schwann (fig. 64).

L’appareil de Schwann (fig. 64) est formé par un appareil d’horlogerie mis en mouvement par un ressort, La figure 64 (nos 1 et 2) donne tous les détails de sa construction ; quoique un peu compliqué, cet appareil peut être décrit comme type.

1° L’appareil moteur se compose d’une caisse A (fig. 64, n° 1) renfermant le mécanisme d’horlogerie; cette caisse est en laiton ; elle a un diamètre de 26,2 centimètres sur 17,5 de profondeur. La coupe horizontale (fig. 64, n° 2) donne les détails de son contenu (voyez l’explication de la figure).

2° Le soufflet B est fixé sur la planche qui supporte tout F appareil et communique, par un excentrique, avec l’axe g ; mais on peut le placer aussi sur l’axe f , si l’on veut avoir un mouvement trois fois plus lent. Il suffit, du reste, en général, de régler la vitesse par le volant n — (voyez l’explication de la figure). On règle la profondeur de la respiration par l’excentrique de l’axe %g.

228 APPAREILS ü’UN USAGE GÉNÉRAL.

Ud tube en T (C, fig. 64, n° 1) renferme les deux soupapes d’entrée et de sortie. L’air entre par le robinet F. Celui-ci a trois ouvertures : une antérieure qui s’ouvre librement à l’extérieur, une postérieure garnie d’un flacon tubulé pour recevoir du chloroforme sur de l’étoupe, et une troisième traversant l’axe du cône du robinet, ouverture qui conduit l’air, par un tuyau en gomme élastique, dans le tube C. Le cône du robinet est traversé d’avant en arrière, de manière qu’on peut aspirer l’air libre ou l’air chloroformé.

D est un tube en argent destiné à être lié, par son bout antérieur ou droit, dans la trachée de l’animal ; il en faut donc de divers calibres ; les deux extrémités postérieures ou gauches (dans la ligure) communiquent par de longs tubes en caoutchouc, entre lesquels se trouve la tête de l’animal, avec le tube C et le robinet E ; la quatrième ouverture (la verticale) du tube multiple D sert à permettre la respiration naturelle de l’animal avant le jeu du soufflet. Le robinet E sert pour la sortie de l’air expiré. On l’ouvre assez pour que l’air vicié soit sorti des poumons quand le nouvel air arrive.

Cet appareil fonctionne avec régularité pendant environ un quart, d’heure.

Nous nous sommes servis, pendant quelque temps, au laboratoire du Collège de France, d’un appareil analogue : le ressort était remplacé (par un poids; la chaîne et la fusée étaient donc superflues, mais il fallait une table-support toute particulière et une installation gênante pour donner une course suffisante au poids moteur.

L’insuffisance de sa force motrice et le peu de durée de son mouvement nous l’ont fait bientôt abandonner. Nous préférons faire usage de la pression très -considérable de l’eau fournie par le robinet du laboratoire ; cette pression vient agir, comme la force d’expansion de la vapeur d’eau, sur une petite machine qui fonctionne exactement comme une machine à vapeur. Nous avons ainsi un mouvement de force suffisante et d’une durée indéfinie, de telle sorte que nous ne sommes plus interrompus dans une expérience par la nécessité de remonter l’appareil.

Les laboratoires d’Allemagne ont en général à leur disposition une machine à vapeur qui leur fournit la force motrice nécessaire pour une foule de travaux, et entre autres pour opérer une ou plusieurs respirations artificielles à la fois.

Appareils divers . — Nous terminerons en citant seulement quelques appareils et quelques réactifs qui sont d’un usage trop général pour que le physiologiste ne les ait pas toujours tout prêts sous la main.

Telle est la balance qui servira à peser les animaux mis en expérience. A une époque où les recherches tendent à. se faire avec tant de précision, où l’on expérimente avec des doses exactes de poisons ou de médicaments, où l’on rapporte même nombre de données, par exemple le résidu solide de certaines excrétions, à l’unité de poids de l’animal, il est important de trouver immédiatement dans l’exposé d’une expérience des renseignements précis sur la force, la taille, les conditions particulières de l’animal ; de tous ces rensei-

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