L’ANE
1. L’âne est de son naturel aussi humble, aussi patient, aussi tranquille, que le cheval est fier, ardent, impétueux ; il souffre avec constance, et peut-être avec courage, les châtiments et !s coups ; il est sobre, et sur la quantité et sur la qualité de la nourriture; il se contente des herbes les plus dures, les plus désagréables que le cheval et les autres animaux lui laissent et dédaignent ; il ext fort délicat sur l’eau ; il ne veut boire que de la plus claire, aUX ruisseaux qui lui sont connus ; il boit aussi sobrement qu'il mange, et n’enfonce point du tout son nez dans l'eau, par la peur que ui fait, dit-on, l'ombre de ses oreilles.
2. Comme l'on ne prend pas la peine de l’étriller, il se roule sautent sur Je gazon, sur les chardons, sur la fougère : et, sans se soucier beaucoup de ce qn'on lui Jait porter, il 8e couche pour se ronler toutes les fois qu'il le peut, et semble par là reprocher à son maitre le peu de soin qu'on prend de lui ; car il ne se vautre pas, comme le cheval, dans la fange, ct dans l’eau, il craint même de se Moniller les pieds, et se détourne pour éviter la bone ; aussi a-t-il la jambe plus sèche et plus nette que le cheval ; il est susceptible d'éducation, et l'on en a vu d'assez bien dressés pour faire curiosité de spectacle. Bürron.
Tndiqnez, dans la 1ro dictée, les adjectifs qui sont attributs ; dans la °e, les verbes qui sont au présent do l'indicatif,
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81 61: Leçon. -- Exercic:s de conjugaison.