‹ Leçons de langue française [microforme] (volume 3)Chapitre 201 sur 369 · La patrie · texte numérisé non relu

La patrie

Salut, ô ma belle patrie !

Salut, 6 bords du Saint-Laurent !

Terre que l'étranger envie,

Et qu’il regrette en la quittant.

Heureux qui peut passer su vie, duos Adèle à te servir ;

Et duus tes bras, mère chérie Peut rendre son dernier soupir |

J'ai vu le ciel de l'Italie,

Rome et ses palais enchantés, J'ai vu notre mèrc-patrie,

La noble France et ses beautés ; En saluant chaque contrée

Je me disais au fond du cœur :

Chez nous la vie est moins dorée, Mais on y trouve le bonheur.

O Canada! quand sur ta rive Ton heureux fils est de retour, Rempli d’une ivresse plus vive, Son cœur répète avec amour :

Ilcureux qui peut passer sa vie, Toujours fidèle à to servir ;

Et dans tes bras, mère chérie, Peut rendre son dernier soupir.

Al. Généreux dévoñment.

Jean-Baptiste Masson, père de dix enfants, n’a pas craint, pour sauver trois personnes qui lui étaient absolument étrangères, d’exp'ser sa vie, dont tant d'intérêt lui demandait la conservation. À Montiéramey (département de l'Aube), commune distante de deux licues de Vandœuvre, où il demeure, Masson voit qu’une voiture qui a dévié de sa route et dans laquelle se trouvent quatre personnes, deux dames et deux jeunes gens, cst emportée par un cheval fougueux dans la Baise, qu’un orage avait gonflée. Il court au cheval pour l'arrêter ; mais, quelque diligence qu’il fasse, il ne peut arNver assez tôt pour empêcher que la voiture et les voyageurs ne soient entraînés dans une eau profonde et bourbeuse. ‘Un des oi gons, poussé par lu violence même des flots, avait regagné e rivage, mais l’autre et ses deux compagnes périssaient, Couvert de sueur et sans se donner le temps de reprendre haleine, Masson se jette tout habillé dans la rivière, ramène d’abord les deux dames,

O. CRÉMAZIR,

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