‹ Leçons de langue française [microforme] (volume 3)Chapitre 207 sur 369 · L’aveugle et le paralytique · texte numérisé non relu

L’aveugle et le paralytique

Aiïdons-nous mutuellement,

La charge des malheurs en sera plus légère ; - Le bien que l’on fait à son frère,

Pour le mal que l’on souffre est un soulagement : Confucius l’a dit: suivons tous sa doctrine.

Pour la persuader aux peuples de la Chine,

Il eur contait le trait suivant :

Dans une ville de l’Asie

Il existait deux malheureux, L'un perclus, l’autre aveugle, et pauvres tous les deux, Ils demandaient au Cicl de terminer leur vie;

l'horizo:

destiné à uombret recherc} l'épaisse de cuir 1

Confia quiétude richesses

Au pr épais ma tapis de son géni Ja brebis en paix l' leuse, se

FONTAINE

lat.

idre, un soldat t reçu plusieurs ctucuses qui lui id qu'il saurait ème officier gédans son régie main dont il compense. Le lu régiment, se arades dont on ssion, qui était ur incroyables, oup loué, lui fit Le soldat surqu'il ne servait ’action qu'il vee, on le fit offier général, qui s maltraitâtes si que je vous en tion et attendri le nomma offisir à rapporter | eût jamais oui

jue.

it :

es deux,

Dictées de récapitulation.

Mais leurs vœux étaient superflus ?

Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique, Couché sur un grabat dans la place rublique, Souffrait sans être plaint silen souttralt bien plus. L’aveugle, à qui tout pouvait nuire, Etait sans guide, sans soutien, Sans avoir même un pauvre chien Pour l'aimer et pour le conduire. - Un certain jour il arriva Que l’aveugle à tâtons, au détour d’une rue, Près du malade se trouva ; Il entendit ses cris, son âme en fut émue, Il n’est tel que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres.

“ J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres ÿ Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux. — Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère, Que je ne puis faire un seul pas ; A quoi nous servirait d’unir notre misère ?

= À quoi? répond l’aveugle ; écoutez : à nous deux Nous possédons le bien à chacun nécessaire ; J’ai des jambes, et vous des yeux ; Moi, je - ais vous porter ; VOUS, vous serez mon guide ; Vos yeux dirigeront mes pas mal assurés ; Mes jambes à leur tour iront où vous voudrez, Ainsi, sans que jamais notre amitié décide Qui de nous deux remplit le plus utile emploi, Je marcherai pour vous, vous Y verrez pour moi.” FLoRtAN.

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