DICTÉES SUPPLÉMENTAIRES NAISSANCE ET PREMIÈRE ÉDUCATION DE HENRI IV
1. Sitôt que Henri fut né, son rrand-père, Henri d’Albret, roi de Navarre, l’emporta dans sa cham re, ct donna son testament, qui était daus une boîte d’or, à sa fille, en lui disant : “ Ma fille, voilà qui est à vous, et ceci est à moi.” Quand il tint l'enfant, il Jrotta ses petites lèvres d’une gousse d'ail ct lui fit sucer une goutte de vin dans sa coupe d'or, afin de lui rendre le tempérament plus mâle et plus vigoureux.
2. Dans la suite, il ne voulut pas qu'on le nourrit avec la délicatesse qu'on & d'ordinaire pour les gens de cette qualité, sachant bien que dans un corps mou ct tendre n’habite ordinairement qu’une âme molle et faible. Il défendit aussi qu’on l’habillat richement, ni qu’on lui donnât des babioles, qu’on le Jlattät et qu'on le fraitât de prince, parce que toutes ces choses ne Jont que donner de la vanité, et élèvent le cœur des enfants plutôt dans l'orgueil que dans les sentiments de la générosité.
3. Mais il ordonna qu'on l'habillét et qu'on le nourrit comme les autres enfants du Pays, et même qu’on l'accoutumät à courir et à grimper sur les rochers, attendu que par ce moyen on l’habituait à la fatigue, et que, pour ainsi dire, on donnait une trempe à ce jeune corps pour le rendre plus dur et plus robuste, ce qui sans doute fait nccssaire à un prince qui avait à souffrir beaucoup pour reconquérir son Etat. PÉRÉFIXE,
Soulignez les verbes dans chacune do cos dictées.