Joies naïves du petit Canadien
Oh î qu'on glisserait bien sur tous ces beaux nuages. Qui, l'hiver sont si blancs! Je les crois dés rivages
De neige épaisse et dure, et de brillants glaçons
Que, chez jui, dans le ciel, le bon Dieu nous fait faire Pour y laisser jouer les bons petits garçons,
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Tu dis que por + marcher ie Seigneur nous éclaire, Et que nous ions là, si nous faisons le bien: Oh! qu'on g'ssera bien !
Moi, j'aime les sapins! Ils conservent leurs branches, L'hiver comme l'été ; jamais on ne les voit Comme ces arbres fous, qui, lors des neiges blanches, Se dépouillent tout nus, et pensent que le froid Est pour eux un graud bien, La forêt n’est plus belle, Et c'est Lien de leur faute si la neige nouvelle Ne les couronne pas comme mes arbres fins
Comme mes beaux sapins,
Les petits oiseaux blancs viendront-ils cette année, Sortant de la forêt, jouer dans la vallée 9 Is n’ont point peur de nous et ne sont point frileux ; Car si pour eux la neige est une couche molle, Elle est aussi bien froide, Oh! je serais heureux, Si, corume l’an dernier, notre maître d’école, Voulait laisser encore & utiller sur les bancs Les petits «‘seaux blancs! P, Crauveau.
29, L'écolier, l’aveugle et son chien.
Chargé d'une besace, un bâton à la main, Cheminait un vieillard appesanti par l’âge, Et qui des yeux encore avait perdu l'usage ; A allait mendiant son pain, Ua trésor lui restait au sein de lé misère, Le meilleur des amis.—Qui done? Etait-ce un frère ? Un cousin ?...—Non, c'était son chien, On l’appelait Fidèle, H le méritait bien ; Car cet animal débonnaire, Par un léger cordon seulement attaché, Conduisait en tous lieux le nouveau Bélisaire, Et flairait de cent pas un bienfaiteur caché, Comme Il passait près d’un collége, Un maudit écolier qu’inspire le démon, Saisissant un fer sacrilège, Du guide officieux a coupé le cordon.
‘ Plante-moi là, dit-il, cet homme à barbe grise; Sois Libre et va courir les champs :
La place d’un tel homme avec ses cheveux blancs Est à la porte d’une église.
—Quoi! répond le chien généreux, Trahir ainsi sa confiance!
Laisser à l'abandon un ami malheureux, Quand il m'a dit cent fois, dans sa iouguc souffranoe :
98 Dictées de récapitulation.
Son ouvrage ne comprend pas moins de trente-six volumes. Le célèbre écrivain se levait toujours avec le soleil.
raconte la manière dont il acquit cette habitud nesse, dit-il, j'aimais beaucoup à dormir, et ma paresse me dérobait la moitié de men temps. Mon pauvre Joseph (domestique qui l’a servi pendant soixante-cinq ans) faisait tout ce wi la vaincre, sans pouvoir réussir, Je lui promis un écu toutes les fois qu’il me forcerait de me lever à six heures.
jour suivant de venir me tourmenter à l’heu lui répondis fort brusquement ; le jour d’après fois-là, je lui fis de Joseph, lui dis-je dans après-midi, j'ai perdu mon temps et tu n’as rieit gagné ; tu n’entends pas bien ton affaire ;
“ Fidèle, sur la terre est mon dernier appui ‘ C’est ma dernière providence, ” : Et tu voudrais, méchant, me séparer de lui! Qui prendrait soin de le conduire ?
—Qus t’importe ? va, fuis.—Non, je n’en ferai rien. —C’est ton bien que je veux.—Maïs tu lo veux Jour rien, Dans le malheur ad peut-on trouver son bien ? ” À ces mots, il retourne au vieillard qui caresse, Et l'aveugle, en versant des larmes de tendresse, Au cou du chien joyeux rattache son lien, LE Barzzy.