‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 430 sur 684 · VITALIS · texte numérisé non relu

VITALIS

Le moineau.

Dans quelques contrées ue le moineau habite, on ne le trouve jamais dans les endroits éserts, ni même dans ceux qui sont éloignés du séjour des hommes ; les moineanx sont, comme les rats, attachés à nos habitations : ils ne ge plaisent ni dans les forêts, ni. dans les vastes Campagnes : on a même remarqué qu'il ÿ en à plus dans Jes villes que dans les villages, et qu’on n’en voit pas dans les hameauxet dans les fermes qui sontau milieu des forêts,

Ts suivent la société Pour vivre à ses dépens ; comme ils sont paresseux et gourmands, c’est sur des provisions toutes faites, Cest-à-dire sur les biens d'autrui, qu'ils prennent leurs subsis. tances, Nos granges C6 nos greniers, nos basses-cours, nos colomiers, tous les lieux, en un mot, où nous rassenblons où distribuons 68 grains, sont les endroits qu'ils fréquentent de préférence. Comme ils sont aussi VOraces que nombreux, ils ne laissent pas de faire plus de dommages que leur espèce ne vaut.

Leurs plumes ne servent à rien, leur chair n’est pas bonne à manger, leurs cris blessent les oreilles, et leurs familiarités sont incommodes : ce sont de ces êtres que lon irouve partout, et dont où n'a que faire, si P'opres à donner de l’hnmeur que dans certains eudroits on à mis à prix leur vie. Quoiqu'ils nourrissent leurs petits ‘insectes dans les premiers jours après leur éclosion, et ils en Mangent eux-mêmes en assez grande quantité, leurs principaux âlments sont no: meilleurs grains.

PC

298 Dictées de récapitulation

Ils suivent les laboureurs dans le temps des semailles, les

moissonneurs pendant celui des récoltes, les batteurs dans les ranges, les fermières lorsqu'elles jettent les grains à leurs volailles ans la basse-cour.

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