‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 603 sur 684 · IV. LE ROSSIGNOL KT LK VER LUISANT · texte numérisé non relu

IV. LE ROSSIGNOL KT LK VER LUISANT

Un ver luisant contemple le feu de ses couleurs. Il s'enorguneillit et méprise les autres insectes, Un rossignol se jette alors sur lui, et lui apprend que sa beauté est cuuse de su perte.

Une certaine nuit, un ver luisant, fier et orgueilleux, s’écria en contemplant le feu de ses couleurs : ‘Oh! certainement il n'y eut jamais de créature aussi belle et aussi élégante que moi. Tous les autres insectes, comme la sobre fourmi, l'industrieuse abeïlle ou le ver à suie, n’obtiennent que mes mépris, quand je daigne jeter mes regards sur eux ; troupe servile, ennemie de la joie, qui passe sa vie dans un odieux travail ; oui, bêtes chétives er vulgaires, je vous méprise, entendez-vous ? Je suis seul né pour la grandeur : il faut sûrement que j'aie une origine céleste, et que je sois placé ici-bas pour vivre et briller. Ces lumières, ces étincelles qui éclatent là-haut, ne sont que des vers luisants du ciel, et, sur la terre, les rois n’admirent leurs diamants que parce qu'ils imitent mon feu, ?

Il parlair encore lorsqu'un rossignol, qui l’observait sur sa branche, fondit sur lui, prêt à en faire sa proie. Ile considéra quelque temps d’un air tranquille, puis parla ainsi à sa victime tremblante : ‘° Insense, bouffi d'orgueil, apprends que c’est la beanté qui cause ta perte. Moins Soivuissalt, iu atträis pu vivre dans l'obscurité, cnseveli sous l'hérve : l’orgueil est réduit tôt ou tard à déplorer sa chute, et la beauté perd ce qu’elle embellit, ”

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