IX. UN ACTE DE BIKNFAISANCE
Louis XVI et Marie-Antoinette, se promenant à Versailles, aperçoivent un enfant qui porte une écuelle de soupe pour son père et sa mère, À leurs questions, l'enfant répond que cette soupe est faite avec des racines, que rarement ils ont du pain et jamais de viande. Le roi donne deux louis à l'enfant pour son père. Reconnaissance de celui-ci. Bonheur du roi et de lu reine.
Le roi Louis XVI et Marie-Antoinette, peu de temps avant de monter sur le trône, se promenaient dans le parc de Versailles, libres du faste importun qui sans cesse assiège les grands ; ils aperçurent un jeune
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Exercices de style. 411
enfant qui portait une écuelle avec quelques cuillers d’étain. « Que Portes-tu 1à ? lui dit la reine, — Madame, c'est de la soupe pour mon père et ma mère qui travaillent là-bas aux champs. — Et avec quoi est-elle faite ? — Avec de l'eau, Madame, et des racines, — Quoi! sans viande ! — Oh! madame, bienheureux quand nous avons du pain, — Eh bien, dit le roi, porte ces deux louis à ton père, pour vous faire À tous de meilleure soupe...” Les deux angustes époux suivent de loin cet enfant, et aperçoivent le bonhomme courbé sous le poids de son travail, qui, dès que son fils lui a fait part de cette heureuse rencontre, tombe à genoux avec sa femme et ses enfants, et lève les mains vers le ciel, “Ah! vois-tu, mon
ami ! s'écrie la princesse, ils prient Pour nous.” Quel plaisir on goûte à faire le bien
X,. TRa1r px GÉNÉROSITÉ
Le prince Edouard, logé dans la maison d'un gentilhomme, voit cette maison entourée d'ennemis ; il 8 le bonheur de n'ôtr i
déconverte, il s'éloigne. À rès une longu hasarde à entrer dans la maison dont le maître n'était pas de son Le gentilhomme touc 6 le secourt et
Le prince Edouard était dans la maison d' cette maison est tont à Coup investie par les milices ennemies. Le prince ouvre lui-même la porte aux soldats : il ent ]
e bonheur de n'être pas FéConnu ; mais bientôt après on sut dans l’île qu’il était dans ce château, Alors il fallut se séparer de ses com agnons et s’abandonner seu] à ga
destinée, Il marcha dix milles, suivi d'un simple batelier ; enfin, pressé par la faim et prêt à succomber, il se hasarda d'entrer dans une maison dont il savait bien que le maître n’était pas de son parti, “ Le fils de votre roi, lui dit-il, vient vous demander du pain et un abit. Je sais que vous êtes mon ennemi ; mais je vous crois assez de vertu pour ne pas abuser de ma confiance et de mon malheur, Prenez les misérables vêtements qui me couvrent, gardez-les : vous pourrez me les apporter un jour dans le palais des rois de la Grande-Bretagne.” Le gentilhomme auquel il s’adressait fut touché, comme il devait l'être ; il s’empressa de le
secourir autant que la pauvreté de ce pays peut le permettre, et lui garda le secret,
un gentilhomme, lorsque