‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 612 sur 684 · XIII. LA FAUVETTR · texte numérisé non relu

XIII. LA FAUVETTR

Le petit Lonis reçoit une fanvette que lui apporte nn fermier de son père. I.'oiseau crie, L'enfant en demande la cause à sa mère. Celui-ci lui dit que l'aisenn pleure ses petits. Louis réfléchit un instant et donne la liberté à la fauvette, puis il embrasse sa mère,

Un fermier, rendant visite à la famille de son patron, imagina d’ap-

orter une fauvette enlevée à l'instant même de dessus su nichée, ji en

t présent au petit Louis, cher petit enfant de cinq uns, le bonheur et l'espérance de ses parents.

Louis, bondisennt de joie, curesse le petit oiseau, le flatte, le baise : il court triomphant le montrer à sa mère, ‘“ Maman, maman, dit-il, vois la « .

le len pond Le glous que 8 poula ‘Ha tant !

cuire Oui pour | faut p app:

les œt “ 7.

voleur pres ui dit — { seul !

qu'il J

etits-fils qui deur et leur eintre cette ces vers qui

CHMiD.

olline, s'égra.

son père s’

e caché où :l # épines qui s oiseaux qui

re son troul’une colline intes aroma-

passa trop e son per, el8 il s'était et passant,

érience, dit tu te con-

tte barrière ais, sans ce

comme harne partis de

eant auprès , pour aller

l'accès d'un IX qui ont à Jour un mal

on père. L'oiù que l'oiseau la fauvette,

agina d'upichée, ji ei bonheur et

| le baise : il dit-il, vois la

Exercices de style. 418

olie fauvette que notre fermier m'a donnée: entends comme elle crie. — lle pleure, répond ia mère, — Elle pleure ? Elle est donc méchante ? Mais pourquoi pleure-t-elle ? —- Sais-tu pourquoi ? Elle était dans son nid à réchauffer et à nourrir ses petits : on l'en a arrachée. — Et ses petits, que deviendront-ils ? — Les petits pleureront et ils l’appelleront ; peut-être mourront-ils de faim et. de froid. ”

Louis semble pensif, et ses deux grands yeux bleus regardent tour à tour la fauvette et sa mère, puis il ajoute : ‘* Alors, c’est comme si on m'avait Ôté ma chère maman ? …

S'il en était ainsi, que souhaiterais-tu ? — Qu'on me la rendit tout de suite, tout de suite, — Eh bien ? reprit la mère, — Eh bien [7 ajouta l'enfant. Et les petits doigts qui retenaient la fauvette se desserrent,

Le petit oiseau prend son vol avec l'indicible ravissement que donne la liberté recouvrée ; il va rendre à ses petits le bonheur et la vie, Louis le suit une seconde des yeux, puis il saute au cou de sa mère et couvre son visage de baisers.

Oh! le petit Louis sera certainement, un jour, un bon, un aimable, un charitable jeune homme. CaNTu.

Page 1