‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 613 sur 684 · XIV. LE PKTIT JAN · texte numérisé non relu

XIV. LE PKTIT JAN

Le père de Jean avait vendu à son voisin Pierre des poules qui vont, le lendeoain, prier dans leur ancien poulailler. Le petit Jean qui aime les œufs, entenint glousser les poules, visite le poulailler et trouve quatre œufs. Quoique June, Jean est instruit et honnête ; il sait, que les poules ne Ini appartiennent plus, il va porter les œufs à Pierre, qui le félicite de son honnêteté.

Il faut rendre à chacun ce qui lui appartient.

Le père de Jean avait vendu des poules à son voisin Pierre ; mais, dès le rte comme les poules n'étaient point renfermées, elles rev'1rent pondre dans leur ancien poulailler,

Le petit Jean, qui, à ce moment, était seul à la maison, les ente:dit glousser, et tout de suite se douta de ce qui arrivait, Petit-Jean n'avait que sept ans, e6 il aimait beaucoup les œufs. Il courut aussitôt dans le poulailler, fouilla dans les niches et y découvrit quatre beaux œufs: ‘Ha! ha! se dit-il à lui-même, voilà de bons œufs frais, que j'aime tant ! Ma mère sera bien aise de les trouver à son retour ; elle les fera cuire et nous les mangevons., ”

Oui, mais Petit-Jeun était honnête, et de plus il était bien instruit pour son âge. Ses parents, son maître d'école, iui avaient appris qu’il ne faut pas prendre le bien d'autrui, Tout à coup il se rappela que les poules n’appartennient plus à son père, maître Nicolas, et que, par conséquent, les œufs n'étaient plus à lui non plus,

“ Allons, allons, dit-il, si je gardais ces œufs, on dirait que je suis un voleur, et mes parents seraient bien fâchés contre moi!” Là-dessus il

rend les œufs ec court tout d’un trait chez le voisin Pierre : ‘ Tenez, ui dit-il en entrant, voilà les œufs que vos poules ont pondus chez nous.

— Comment petit, dit Pierre, c’est toi qui a eu cette idée-là tout seul ! — Oui, répondit Jean ; j'aurais bien voulu les garder, mais je sais qu'il faut rendre à chacun ce qui lui appartient, — Voilà qui est bien, mon enfant, dit le voisin, et je vois que tu seras un honnête homme. ”

Jean s’en alla tout heureux d’avoir bien agi, 2”

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