‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 617 sur 684 · XVII. L'ENFANT COMPATISSANT · texte numérisé non relu

XVII. L'ENFANT COMPATISSANT

Le vieux Pierre porte avec peine un fagot de bois. Albert, enfant de treize ADS, rencontre le pauvre vieillard, et, touché de conpassion, lui propose de lui aider. Pierre, après avoir fait difficulté, accepte et suit l'enfant, qui, ne pouvant porter le re ot, le traine. Arrivés à la chaunière du vieillard, celui-ci remercie Albert et le bénit.

Le pauvre vieux Pierre, les épaules chargées d'un lourd fagot de bois mort cueilli dans la forêt, gravissait avec grande fatigue la côte qui condvisait au village. Son front ridé ruisselait de sueur ; ses jambes pouvaient à peine le porter ; il était obligé de s’arrêter à chaque instant, eë il cruignuit de n’avoir pas la force d'arriver jusqu’à sa cabane, En ce moment, Albert, jeune enfant de treize ans, passa sur le chemin; il allait, au bois voisin, cueillir un bouquet de fleurs pour sa mère. A Îa vue du pauvre vieillurd, son cœur est ému ; il va au-devant de lui et lui propose de lui aider à porter le fagot. Pierre refuse d’abord ; mais, «r les instances de l’enfant, il finit par accepter. La joie de secourir.le bon vieïllard double les forces d'Albert. Le fardeau étant trop pesant pour ses jeunes épaules, il le traîne, suivi du pauvre Pierre, qui le bénit les yeux remplis de larmes. On arrive enfin à la chaumière, Je vous remercie, mon enfant, dit alors le vieillard ; Dieu vous récompenser. Heureux les pères et les mères qui ont des enfants tels que vous. *?

Page 1