‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 629 sur 684 · VII. ÉLÉAZAR · texte numérisé non relu

VII. ÉLÉAZAR

Preasé de manger de la chair de poureenn, Eléazar préféra nne mort gloriense à une vie cou atle, Ses amis, l'engaygeant à Le nide 4 an sie par un mensonge, le vieillard se refuse à souiller ser cheveux blancs et à donner un exemple funeste, par cette complaisance coupable, À vant de mourir, il prit Dien à témoin que, s'il souffrait dans son corps, il épret vais une grande joie dans son âme.

Éléazar, l’un des premiers entre les docteurs de la loi, vieillard d’un visage vénérable, fut pressé de manger de la chair de pourceuu, et on voulait l'y contraindre en lui ouvrant la bouche par force ; mais il préféra une mort pleine de gloire à une vie criminelle, et alla volontairement au supplice. Comme ceux qui lui étaient unis par les liens de l'amitié l’engageaient à feindre d’avoir mangé des viandes défendues, ce saint vieillard répondit : ‘ À Dieu ne plaise que je souille mes cheveux blanes par une complaisance aussi coupable, car cette dissimulation serait cause que plusieurs jeunes gens #’imagineraient qu'Eléazar, à l’âge de quatre-vingtdix ans, a abandonné la loi de ses pères. Ils seraient e11x-mêmes trompes par un si funeste exemple : la honte en retomberait sur ma vieillesse, qui serait en exécration aux hommes. C’est pourquoi je mourral courageusement, et je laisserai à la postérité un témoignage de ma fidélité à

nos saintes lois. ” Aussitôt qu'il ent achevé ces paroles, il s’avança tête levée vers le lieu du supplice ; et, lorsqu'il était près de mourir sous les coups dont on l’accablait, il jeta un profond soupir et dit: ‘‘O Seigneur, vous savez qu'ayant pu me délivrer de la mort, je ressens dans mon corps de très sensibles douleurs; mais, au fond de mon âme, j'éprouve une grande joie de les souffrir par le motif de votre crainte et de votre

amour, ?”

494 Exercices de style.

VIITL. Le PHARISIEN ET LE PUBLICAIN

Un pharisien priait avec orgueil dans le tempie, tandis qu'un publicain faisait ane prière pleine d'humnilité, Celui-ci fur eXAlICé, ec non pas l'autre,

Jésus dit cette parabole Pour quelques-uns qui présumaient de leur propre justice, et qui méprisaient Le autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier : l’un était pharisien et l’autre publicain, Le pha. risien, se tenant debout, priait ainsi en lui-même : ‘ j rends grâces-de ce que je ne suis point comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni même comme ce publicain, Je jeûne deux fois 1n semaine, je donne la dîme de tout ce

Le publicuin, au contraire, se tenant éloigné, les yeux au ciel; mais il se frappait Ja poitrine, en disant : “ Mon Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur.” Celui-ci, je vous

‘en sa maison justifié, et non pas l’itre : car Quiconque s'élève sera

é, et quiconque s'abaisse sera élevé, EVANGIrx:,

TX. L'exranr PRODIGUK

Un père donna à son plus bientôt dissipé en débauches: Une famine survenant dans le pays où il se trou vait, le prodigue, ubligé de se mettre au service d'un habitant de ce Pays, ne pus même avoir pour Nourriture ce qui était donné aux pourceaux qu'il gurdair, on père, qui le reçut à bras ouverts, Les réjouissances faites à Cette occasion fu

} rent même si grandes, que le fière né en conçut de la jalousie,

père, donnez-moi la part de l'héritage qui doit me reve sd fit le partage de son bien, P

ce qu'il avait, s’en alln en voyage dns un pays fort éloigné, où il dissipa Ù qu’ » il survint une grande famine en ce pays-là, et il CcommeiiÇça à tomber dans l’indigence, Alors il s'en alla et se mit au service d’un habitant du Pays, qui l’envoya à sa maison des champs pour y garder les pourceaux, Ét là i se rassusier de ce que les Pourceuux mangenient ; mais personne ne lui er donnait. Enfin, étant rentré en lui-même, il dit : « Combien y a-t-il de serviteurs à gages dans

la maison de mon père qui ont du Pain en abondance; et moi, ici, je meurs de faim! Je Partirai, et j'irai

on père, j'ai péché contre le ciel et contre vous ; d'être appelé votre fils; traitez-moi comme l’ Vous avez À votre service, ”

Il partit donc et s'en vint trouver son père. Lorsqu'il était encore bien loin, son père l’aperçut.et en fut touché de Compassion, et, courant à lui, il «0 jeta N sou Cou et le baisa, Et son fils lui dit: ‘ Mon père, j'ai péché

; je ne suis plus digne d'être appelé votre

tez-lui un anneau nn oigt et des

veau gras, et le tuez, que nous le munrere8 QUS Mon fis que voici était

Môrt, ef ii ent revenu à la vie ; il était p

commencèrent donc le festin,

Cependant le fils aîné, qui était aux champs, revint ; et lorsqu'il fut gun de la maison, il entendit le concert et le bruit de la fête. I

appela © un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était, Le serviteur jui

répondit gras, pu voulait

répondit ne vous cependa avec me tué pou:

jours uv festin et ressusci!

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Terrassé et devier il 84 fort

Les J ge vie pou nom de faux zè Dieu et

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aient de leur es montèrent ain, Le pha- Dieu, je vous hommes, qui Je jeñne sède, Même lever ‘€ Mon Dieu, ssure, 10vint s'élève sera VANGILKE,

; celui-ci l'eut où il se trou. B PAYS, ne pur qu'il gurdaic, bras ouverts, que le fière

ère : ‘€ Mon .

? Et le père eune de ces voyage dns hes, Après ays-Jà, et il mit au sermp8 pour y > ce que les Enfin, étant gages dans moi, ici, je Jui dirai:

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encore bien trant à lui, ; j'ai péché ppelé votre tement la oigt et des 8 le mun- Voici était ivé,” Ile requ'il fut

Il appela viteur jui

Exercices de style. 4925

répondit : ‘ C’est que votre frère est revenu, et votre père a tué un veau gras, parce qu’il l’a recouvré en bonne santé. ” Ce récit le fâcha, et il ne voulait point entrer, Son père sortit dune pour l'en prier: mais il répondit à son père : ‘* Voilà déjà tant d'années que je vous sers, et je ne vous ai jamais désobéi en rien de ce que vous m'avez commandé ; cependant jamais vous ne m'avez donné un chevrean pour me divertir avec mes amis. Mais, aussitôt que votre autre fils est revenu, vous avez tué pour lui un veau gras.” Le père lui dit : ‘ Mon fils, vous êtes toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à vous. Mais il fallait bien faire un festin et nous réjouir, parce que votre frère que voici était mort, et il est ressuscité ; il étuit perdu, et il est retrouvé. ? Ip.

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