‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 634 sur 684 · XV. Mont DE JEANNK D’ARC · texte numérisé non relu

XV. Mont DE JEANNK D’ARC

Furieux de ce que la prise de Jeanne d'Arc n'arrôtait pas les victoires de la France, les Anglais se vengèrent d'une manière lâche et atroce. Conduite à Rouen, l'hérofne fut condamnée par des juges iniques à la peine du feu. D abord tout en larmes, elle reprit ensuite courage ; au milieu des flammes, elle priait tout haut, les derniers mots qu'on lui enten‘ic prononcer furens les noms de dJésüs ot Go Maric.

Le due de Bedford voulant, pour ranimer son parti, tenter un dernier effort, mit le siège devant Compiègne. Il ne put vd À de cette ville ; inais la France y fit la plus | sr perte qu'elle semblât pouvoir essuyer. Jeanne d'Arc, s’étaut jetée dans la place, fut prise ce jour-là même dans

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une sortie. Si quelque chose pouvait ajouter à sa gloire, ce serait la joie immodérée que les Anglais et les Bourguignons firent éclater à l'aspect de cette héroïne devenue leur prisonuière, Tout le camp retentit de cris d’allégresse, Les soldats accouraient en foule pour considérer celle dont le nom seul, depuis plus d’un an, les faisait trembler, La plupart la Chargeuient de malédictions comme leur ennemie mortelle, D’autres la truitaient de magicienne, qui n'avait remporté sur eux tant d'avantages que par la vertu de ses enchantements, Tous croyaient tenir enchainée avec elle la fortune de la France, et s’attendaient à reprendre leur ancien ascendant sur un peuple tant de fois vaincu. Ils se trompèrent, e& la rage

qu'ils en conçurent les portèrent à la vengeance la plus Tâche et la plus atroce,

où le procès devait d’avance. Cauchon, évêque de Beauvais, et les juges iniques qe siégeaient avec lui, con:

dinnnérent Jeanne, ponr cause de magie, à une prison erpétuelle au pain et à l’eau. On lui défendit en outre de porter des habits d'homme ! Mais, comme dans son cachot, et pendant qu’elle dormait, les gardiens lui

d'émotions cruelles, et pendant tout le trajet el des larmes, Arrivée au lieu de supplice elle sentence, se mit à genoux Pour recommander son âme à Dieu, contemplant avec amour, et serrant sur s0n cœur ul

apportée, Du haut é

souffrir de ma mort, ? Au milie tinuu de prier tout haut, et les derniers mots

furent les noms de Jésus et de Marie, Lu vi année,

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