GÉNÉROSITÉ DE SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE
Un jeune arien, aussi fanatique que brave, jura de tuer saint Grégoire, alors patriarche de Constantinople, qu'il regardait come l'ennemi le plus dangereux qu’eût sa secte ; de le tuer en plein jour, dans son propre palais, et au milieu de ses amis, Il ne lui fut pas difficile de pénétrer jusqu’à saint Grégoire, qui était au lit et malade, La séide de l’hérésie s’avança len‘ement, la main sur son épée; mais à la vue de cette chambre, pauvre comme une cellule d’anachorète, de ces vêtements de bure, de cette couche indigente, où languissait un homme qui joignait au regard de feu du poète le sourire résigné du saint, le jeune homme, ému malgré lui, laissa échapper le fer de sa main tremblante, et fut trahi par son trouble et par ses sanglots,
‘ Qu'y a-t-il? demanda doucement saint Grégoire ; pourquoi ces pleurs et pour qui cette épée?” Le jeune homme garda le silence. ‘ Ne le voyez-vous pas ? dit vivement un seigneur de la cour, le malheureux venait pour vous ôter la vie. Qu'on s'empare de assassin ! — Arrêtez! cria saint Grégoire ; je tiens pour mon ennemi le premier qui met la main sur ce jeune homme, Viens, mon pauvre enfant, ajouta-t-il en lui faisant signe d'approcher, viens, et que Dieu té garde du mal, comme il m'a gardé de toi. Je te pardonne de tout mon cœur, et tu quitteras mon palais aussi librement que tu y es entré. — Mon père, s'écria l’arien en posant solennellement la main sur son cœur, dès ce moment je suis catholique ! ” Abbé Onsini.
Compte rendu oral... — Résumé.
Étude analytique.