CHARLES-QUINT ÉT LE BÜCHERON
Un jour que Charles était parti de bon matin pour la chasse, il s’égara dans la forêt de Soignies, et, poussé par uue faim de chasseur, il entra dans la cabane d’un pauvre bûcheron.
Le déjeuner était si frugal que l’empereur (on le prenait pour un simple prisme) ER rs s’il ne restait pas un peu de venaison, Le bonhomme, après s'être consulté avec sa femme, que rasxurait la mine loyale de leur hôte, lui apporta une Ph tranche de chevreuil salé, en exigeant la promesse d'une grande discrétion. ::
À quelques jours de là, Charles fit venir le bâcheron à la cour de Bruxelles; en reconnaissant l’empereur, le pauvre homme se crut perdu, Mais le prince le rassura et lui demanda quel prix il exigcait de son déjeuner. Le paysan ne sollicita que la permission de couper librement des balais dans le bois. :
Surpris de sa modération, Charles lui accorda le petit privilège :
qu’il souhaitait; mais, voulant lui faire immédiatement un peu de bien, il lui commanda de venir le lendemain à la cour, luiet sa femme, apportant chacun leur charge de balais ; en même temps il déclara que ce joûr-là il ne recevrait personne qui n’eût en main un balai acheté à ces bonnes gens. Les courtisans étaient nombreux ; le bûcheron et sa femme vendirent leurs balais une pistole la pièce, ct s’en retournèrent à leur cabane la bourse merveilleu-
sement garnie, Dr Séqur.
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Étude analytique.
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