Le sol a gémi sous son poids
I] a de sa ruine étonné les campagnes ; Et le bruit de sa chute en traversant les bois, A frappé l’écho des montagnes.
9. Dans ses rameaux l’aigle arrêté N'assoira pius son nid eur sa cime hautaine ;. De loin, au voyageur, le vieux pâtre attristé Ne montrera plus le grand chène.
13. Souvent, de sa fraiche épaisseur, Il couvrit le troupeau rassemblé sous ses ombres : Souvent il A Ch la halte du chasseur, Abrité jar ses rameaux sombres.
17. Majestueux sur le vallon, Il déployait au loin son opulent ombrage ; Des autans, de la foudre et du noir aquilon, Trois cents ans il brava l’outrage.
21. La cognée eut craint de toucher À ses pompeux rameaux, à ses fortes racines ; Le fer du bûcheron, n’osant en approcher, rs S'éloignait du roi des collines, 25. Mais l'ouragan s’est élancé : - Vaincu par les assauts de l'horrible tempête, 1 Le chêne sur la terre à grand br'it renversé 1 À vu tomber sa noble tête.