Les temps sont composés quand ils se conjuguent avec
QC 4 , q p. Q un auxiliaire, — Ex.: J'AI ÉCRIT, nous AURONS ÉCRIT ; ils SONT PARTIS,
238. À chaque temps simple correspond nn temps composé, Ainsi au présent correspond le passé indéfini; à lPimparfait, le plus-que-parfait; au passé défini, le passé antérieur; au futur simple, le futur antérieur ; au conditionnel présent, le conditionnel passé ; au présent et à l’imparfait du subjonetif, le passé et le plus-que-parfait, — Ex. : J'ai, j'ai eu ; j'avais, j'avais eu ; j'eus, J'eus eu ; j'aurai, j'aurai eu ; j'aurais, j'aurais eu ; que j'aie, que j'aie eu ; que j'eusse, que j'eusse eu,
239. Les temps simples marquent une action non encore achevée à l'époque passée, présente ou future qu'ils désignent, — Ex. : J’ÉCRIS; J'ÉCRIVAIS quand vous êles venu ; J'ÉCRIRAI quand vous serez sorti. Les temps composés marquent l’action comme déjà accomplie à l’époque dont on parle. — Ex.: J'Ar ÉCRIT; J'AVAIS ÉCRIT quand vous éles venu ; J'AURAI ÉCRIT quand vous serez sorti.
Dans plusieurs langues, et surtout dans les langues anciennes, les temps qui, en français, sont formés d’un auxiliaire et du participe passé, sont exprimés comme les autres temps à l’aide d’une désinence particulière. Ainsi, en latin, au lieu de habebam scriptum (j'avais écrit), on dit scripseram. :
Cette dernière remarque s’applique aussi aux verbes passifs; ainsi le latin dit amor (je suis aimé), au lieu de amatus sum.
En français, pas plus que dans les autres langues, il n’y a point une forme spéciale pour chacun des degrés d’antériorité ou de postériorité que l'esprit peut envisager dans
la durée. Chaque langue supplée aux formes qui lui manquent par une forme dejà existante ou par un tour de phrase particulier,
210. Le inode est la forme que prend le verbe pour exprimer de quelle manière ont lieu l’action ou l'état,
Le mode exprime l’état de l’esprit de celui qui parle. Or il y a trois états principaux dans notre esprit : le doute, l'affirmation, la volonté ; il y aura donc trois modes principaux correspondant à chacun de ces états: le subjonctif, l'indicatif, l'impératif. Les autres modes se rattachent à ceux-là. A proprement parler, l’infinitif n’est pas un mode, parce qu'il n’exprime pas un état de l'esprit.
241, On compte ciny modes : l'infinitif, l'indicatif, le conditionnel, l'impératif et le subjonctif,
Con)!
du vi
n a eu lieu dans passée, — Ex. :
il entra.
ans un temps à
ur antérieur,
ne l’action aura nain.
aura lieu avant 1 vous arriverez.
gent Sans auxi-
onjuguent avec CRIT ; ils SONT
emps composé, , Pimparfait, le rieur; au futur , le conditionnel le passé et le vais eu; j'eus, j que j'aie, que
encore achevée signent, — Ex. :
RAI quand vous.
on comine déjà ÉCRIT ; Ÿ’AVAIS Land vous serez
8, les temps qui, en exprimés comme les , au lieu de habebam
nsi le latin dit amor tune forme spéciale
peut envisager dans , par une forme dejà
pour exprimer
rois états principaux nc trois modes prinicatif, l'impératif.
nfinitif n’est pas un
atif, le condi-
Conjugaison des verbes.
242. L’infinitif exprime l’action ou l’état en nombre ni personne. — Ex.: LIRE, AVOIR Lu.
L’infinitif est en quelque sorte un nom abstrait, en ce sens qu’il exprime l’attribut 2nvisagé indépendamment de l’être auquel il appartient. On peut souvent le remplacer par le nôm qui en dérive. — Ex. : Obéir est honorable ; obéissance est honorable. Comme nom, l’infinitif peut étre sujet, complément, attribut; comme verbe, il admet les modifications de la voix et du temps.
243, L'indicatif exprime l'action d’une manière positive ct absolue. — Ex.: Je 118, tu AS LU, tu 11na8.
244, Le conditionnel exprime que l’action serait ou se ferait moyennant une condition. — Ex. : Je L1RAïS, si j'avais le temps.
245. L'impératif exprime le commandement, la prière, — Ex, : Lisez.
2146. Le subjonctif exprime Ja dépendance, le doute, — Ex. ::
Il faut que vous r1s1Ez.
247. I'infinitif est appelé mode impersonnel, parce qu’il n’admet pas la distinction des personnes ; les autres modes sont dits personnels,
.248. On peut encore ajouter à la signification principale du verbe une multitude de significations accessoires, au moyen de quelques changements, additions ou suppressions, dans la forme du verbe, Ainsi, suivant les langues, un même verbe peut avoir une forme affirmative ou une forme négative; une forme fréquentative, une forme intensitive, une forme diminutive, etc. Dans les langues qui n’ont point de forms pour joindre ces idées accessoires à la signification principale, on exprime ces idées
par d°* circonlocutions. — Ex.: Je chante, je ne chante pas; je chante souvent, je chanse avec force ; je chante doucement, etc.
$ 3. Conjugaison des verbes.
249. Conjuguer un verbe. west le réciter on l'écrire dans tous ses modes, ses-temps, ses nombres et ses personnes,