‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 288 sur 579 · LA VIEILLESSE ET L'ENFANCE · texte numérisé non relu

LA VIEILLESSE ET L'ENFANCE

De tous les contrastes, le plus grave et le plus gracieux, c’est celui que présente l’enfance à côté de la vieillesse : l’une porte la vue en avant, l’autre ne regarde plus quen arrière ; l'enfance rappelle à la vieillesse ce qu’elle fut, la vicillesse montre à l'enfance ce qu'elle deviendra peut-être. De ce rapport naît une sorte de sympathie qui rapproche la vieillesse et l'enfance. Il est rare qu'elles ne se plaisent pas l'une avec l’autre, Presque toujours les enfants recherchent les vieillards, et les vieillards trouvent toujours du plaisir à attirer à eux les enfants. Il y a, dans cet attrait réciproque, quelque chose qui atteste la prévoyante sagesse de la Providence; car la vieillesse languissante a besoin de se réchaufïer au doux foyer de l’enfance, et l'enfance, simple et novice, a besoin d’être éclairée et guidée par l'expérience de la vieillesse. Lorsque le temps à exercé sur l'homme ses ravages, lorsque tout lui échappe : force, activité, santé, que lui resterait-il pour charmer les derniers jours de son existence et pour y répandre encore quelque douceur, si Dieu n'avait mis dans nos cœurs un sentiment de respect et de déférence pour les cheveux blancs ?

De Jussunv.

Compte rendu oral... — Résumé.

Étude analytique.

Page 1