‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 305 sur 579 · LES PLAISIRS DE RONSARD · texte numérisé non relu

LES PLAISIRS DE RONSARD

Lorsque l'après disnée est ploisante et sereine,

e 1’en vais Pourmener tantost Parmy la plaine, Tantost en un village, et tantost en un bois, Et tantost par les lieux solitaires et cois.

J'aime fort les jardins qui sentent le sauvage, J'aime le flot de l'eau qui &azouille au r'iVA, e,

à, devisant sur l'herbe avec un mien amy,

€ me suis par les fleurs bien souvent endormy. Mais quand le ciel est triste et tout noir d'espesseur, Et qu'il ne fait aux champs ni ploisant ni bien seur,

e cherche Compaignie ou je joue à la prime ;

saute, ou je lutte, ou j'escrime ; ire, et, à la vérité, u ne loge chez Moy trop de sevérité, : Puis, quand la nuict brunette a rangé les estoilles, ‘ncourtinant le ciel et la terre de voiles, Sans soucy je me Couche, et là, levant les yeux, Et la bouche, et le cœur vers la voûte des cieux, € fais mon oraisOn, priant la bonté haute De vouloir Pardonner doucement à Ina faute,

Piseee px Ronsann (1524-1585),

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