RAPIDITÉ DE LA VIE
Marche, marche. Un poids invincible, une force irrésistible nous entraîne ; il faut sans cesse avancer vers le précipice, Mille traverses, mille peines nous fatiguent et nous inquiètent dans la route. Encore si je pouvais éviter ce précipice affreux! Non, non, il faut marcher, il faut courir : telle est la rapidité des années. On se console pourtant. tempe “n temps on rencontre des objets qui nous diverti courantes, des fleuves qui passent, On voudrait s'arré che, Et cependant on voit tomber derrière soi tout ce
du matin au soir, quelques fruits qu'on perd en les gnûtant. Ench tement! toujours entraîné, tu approches «lu gouffre affreux.
; les jardins sont moins fleuris, les fleurs moins brillantes, leurs couleurs moins vives, les les eaux moins claires ; tout se ternit, tout s'efface ;
an-
‘a; endore un pas. Déjà l'horreur trouble les sens, la
s’égarent ; il faut marcher, On voudrait retourner en arrière ; plus de moyen : tout est tombé, tout es échappé.
Je n'ai pas besoin de vous dire que ce cheinin c'est la vie, P g 0
et que ce gouffre, c’est la mort.
Compte rendu oral... — Résumé, Étude analytique.
Îdées principales... — Idées secondaires, ,
nas
1. À quel genre appartient ce morceau et pourquoi ? %. Montrez le procédé que suit Bo