‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 353 sur 579 · Louange à Dieu · texte numérisé non relu

Louange à Dieu

Sur le rocher le p'us sauvage, Dans les forêts, dans les déserts, Le cri des oiseaux, leur ramuge, Bénit le Dieu 4e l'univers.

Sur les montagnes solitaires,

Il répand les eaux salutaires

Des torrents cachés dans les cieux ; Et dans les plaines arrosées,

Il fait, par d'utiles rosées,

Germer des fruits délicieux.

Le souverain de la nature

A prévenu tous nos besoins ; Mb ln mlsse Pailils nsfadss

15ù 1R PIUS IRIDIE CTORTUTC

Est l'objet de ses tendres soins, 11 verse également la sève

Et dans le chône qui s'éiève,

Morceaux choisis,

Et dans les humbles arbrisseaux ; Du cèdre voisin de la nue

La cime orgueilleuse et touffue Protège le nid des oiseaux.

Que le jour commence à paraître Ou qu’il s’éteigne dans les mers, Mon Créateur, mon divin maitre, Sera l’objet de mes coucerts :

Trop heureux si, dans sa clémence, Il écoute avec complaisance

Les chants que je forme pour lui.

Fidèle à marcher dans sa voie,

En lui seul je mettrai ma jie, Mon espérance et mon appui.

Le FRANC DE PoMPiGNAN (1709-1784). | 6. L’envers du ciel.

“ Pourquoi, dit un enfant, ne vois-je pas reluire

Au ciel les ailes d’or des anges radieux ? ”

Sa mère répondit avec un doux sourire :

“ Mon fils, ce que tu vois n’est que l'envers des cieux. ” Et l’enfant s’écria, levant son œil candide

Vers les lambris divins du palais éternel :

“ Puisque l'envers des cieux, à mère, est si limpide, Comme il doit être beau l’autre côté du ciel!”

Sur le vaste horizon, quand la nuit fut venue,

À l'heure où tout chagrin dans un rêve s'endort, Le regard de l'enfant s'élanca vers la nue,

Il contempla l'azur semé de perles d’or ;

Les étoiles au ciel formaient une couronne,

Et l'enfant murmurait près du sein maternel :

“ Puisque l'envers du ciel si doucement rayonne, Oh! que je voudrais voir l'autre côté du ciel!”

L’angélique désir de cette {me enfantine Monta comme un encens au céleste séjour, Et lorsque le soleil vint dorer la colline, L'enfüs#t n'était plus là pour admirer le jour. Près d’un berceau pleurait une femme en prière, Car son fils avait fui vers le monde immortel, Et de l'envers des cieux franchissant la barrière, Il est allé voir l’autre côté du ciel, ALFRED Bessr,

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