L’âne et le chien
1 se faut entr'aider, c'est la loi de nature. L’âne un jour pourtant s’en moqua :
Et ne sais comme il y manqua, Car il est bonne créature, allait par pays, accompagné du chien, Gravement, sans songer À rien, Tous deux suivis d'un comnun maître, Ce maître s'endormit, L'âne se mit À paitre : L! était alors dans un pré Dont l'herbe était fort à son gré.
Morceaux choisis.
Point de chardons pourtant ; il s’en passa pour l’heure : Il ne faut pas toujours étre si délicat 1 Et, faute de servir ce plat, Rarement un festin demgure 1, Notre baudet s'en sut enfin Passer pour cette fois. Le chien, mourant de faimz « TA Lui dit: “ Cher Compagnon, baisse-toi, je te prie : Je prendrai mon diner dans le panier au pain. ” Point de réponse; mot: le roussin d’Arcadie 2 Craignit qu'en perdant un moment k Il ne perdit un coup de dent.
4 4°A Il fit longtemps la sourde oreille :
- Enfin il répondit: 4“ Ami, je te conseille D'attendre que ton maître ait fini son sommeil ; Car il te donnera sans faute, à son réveil, Ta portion accoutumée :
Il ne saurait tarder beaucoup.” Sur ces entrefaites, un loup | Sort du bois et s’en vient : autre bête affamée, L'âne appelle aussitôt le chien à son secours, Le chien ne bouge, et dit : « Ami, je te conseille De fuir en attendant que ton maître s’éveille ; Il ne saurait tarder: détale vite, et cours.
Que si ce loup t'atteint, casse-lui la mâchoire ; On t'a ferré de neuf ; et, si tu me veux croire, Tu l’étendras tout plat.” Pendant ce beru discours, Seigneur loup étrangla le baudet sans remède,
Je conclus qu'il faut qu’on s'entr'aide.
La Fonramm,