‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 425 sur 579 · Dangers de la mollesse et de la paresse · texte numérisé non relu

Dangers de la mollesse et de la paresse

Ce que nous avons le plus à craindre, c’est la mollesse et 1 8 deux défauts sont capables de jeter dans le plus affreux Personnes même les plus résolues à pratiquer la ver Piies d'horreur pour le vice, La mollesse est une lai l'engourdit et qui lui ôte toute vie ponr Je bien, Il mile et vigourcuse, qui gourmande cette moilesse Ün homme mou et amusé nu peut jamais être qu'un pauvre honime : i] ne saurait cultiver ses talents, ni acquérir les connaissances nécessaires, ni s'appliquer Cotrageusemient à $e corriger. C'est le Paresseux de l’'Ecriture qui veut et ne veut pas ; qui Vent de loin ce qu'il faut vouloir, Mais à qui les mains tombent de langueur dès qu’il regarde le travail de près. Que faire d’un tel houme? Ii n'est bon à rien. Les affaires l'en. nuient, la lecture séricuse le fatigue, [1 faudrait Lui faire passer sa vie Sur un lit de repos, Travaille-t-il, ies Moments jui paraissent des heures, S'amuxc-t-il, les heures ne lui paraissent plus que des moments. Tout son temps lui échappe ; il ne sat ce qu'il en fait, il le laisse couler Corame l’eau sous les Ponts Demandez-jui ce qui] a fait de sa matinée : il ren sait rien, car il a vécu sans songer sl vivait; ila dormi je plus tard qu'il & pu, s’est habillé fort lentement, a parlé au premier venu, à tait plusicurs tours dans ga Chambre, Le diner est venu; l’après-diner se passera comme le matin, et toute la vie comme cette journée. Encore FÊNELON (1651-1715).

’amusement, désordre leg tu et les plus rem-

Ce

un fois, un tel homme n’est bon à rien,

Page 1