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Les catacombes

Un jour, j'étais allé visiter la fontaine Egérie 1: la nuit me surprit. Pour regagner la voie Appienne, je me dirigeai vers le tombeau de Cécilia Métella 2; chef-d'œuvre de grandeur et d'élégance. En traversant des champs abandonnés, j'aperçus plusieurs personnes qui se glissaient dans l'ombre, et qui toutes, g'arrétant au même endroit, disparaissaient subitement Poussé par la curiosité, je m’avance, et j'entre hardiment dans la.caverne où s'étaient plongés les mystérieux fantômes. Je vis g'allonger devant moi des galeries soûterraines, qu'à peine éclairaient de loin quelques lampes suspendues. Les murs des corridors funèbres étaient bordés d'un triple rang de cercueils placés les uns sur les autres. La lumière lugubre des lampes, rampant sur les parois des voûtes, ct se mouvant avec lenteur le long des sépulcres, répandait une mobilité effrayante sur ces objets éternellement immobiles.

En vain, prétant une oreille attentive, je cherche à saisir quelques sons pour me diriger à travers un abime de silence; je n’entends que le battement de mon cœur dans le repos absolu de ces lieux. Je voulus retourner en arrière; mais il n’était plus temps : je pris une fausse route, et a lieu de sortir du dédale 3, je n'y enfonçai. De nouvelles avenues qui s'ouvrent et 8e croisent de toutes parts augmentent à chaque instant mes perplexités. Plus je nefforce de trouver un chemin, plus je m'égare ; tantôt je m'avance avec lenteur, tantôt je passe avec vitesse. Alors, par un effet des échos qui répétaient le cruit de mes pas, je croyais entendre marcher précipitamment derrière moi

Li y avait déjà lonztemps que j'errais; mes forces cenmencaient à s'épuiser ; je m'assis à un carrefour solitaire de la cité desr ‘is. Je regarliis avec inquiétude la lumière des lampes presque consumée qui menaçait de séteindre. Tout à coup une harmonie semblable au chœur lointain des esprits célestes sort du fond des demeures sépulcrales : ces divins accents expiraient et renaissaient tour à tour; iis semblaient s'adoucir encore en s'égarant dans l's routes tortueuses du souterrain. Je me lève, et je m'avance vers les lieux d’où s'échappent ces magiques concerts ; je découvre une salle illuminée. Sur un tombeau paré de fleurs, Murceilin célébrait le mystère des chrétiens : de jeunes filles, couvertes de voiles blancs chantäient ant pied de l'autel; une nombreuse assemblée assistait au sacrifice. Je reconnais les catacombes,.

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