‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 496 sur 579 · La moisson (suite · texte numérisé non relu

La moisson (suite

F. Les faux toujours marchent, allongeant derrière elles Les rangs d'épis en réseaux parallèles tombés, Et qui, de loin, semblent tissu doré et fauve,

M. Des toiles de lin neuf que sur le pré on blanchit,

F, Dans l'air lourd, hors le brut des cigales, plus de voix Frappant de leurs notes égales le ciel cuivré,

M. Plus de propos joyeux entre les moissonneurs ; 11 st temps que midi enfin sonne le repos.

F. L'œuvre languit ; en essuyant la tempe, la main, Avec l’eau qui la trempe, retombe mollement,

4, — La moisson (suite).

Les yeux cherchent ; travailleurs aux aboës, voici M. Que par ke sentier du bois vous voyez venir F. Les tabliers rouges, les corbeilles couvertes D'un linge blanc qui, entre les teuilles vertes, luit, Des cris ont salué l'espoir d’un repas gai.

M. Chacun marche à grand pas, au bout du champ, vers l’ombre, F, On s’assied. Sur l'herbe sont étalés les grands pains, Le maître, trônant sur une gerbe, fait les parts. M. La fermière a servi les apprêts rustiques Et rempli les écuelles de grès d'un vin clair, F. Mais déjà, sous le chêne où l'invite la mousse, Le sommeil, pressant comme la soif, descend vite. M. Les marmots en éveil, près de l’homme endormi, Font leur moisson de pavot vermeil et d'ivraie.

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