‹ Leçons de langue française [microforme]Chapitre 86 sur 579 · FONCTION DES PROPOSITIONS · texte numérisé non relu

FONCTION DES PROPOSITIONS

Compil. déterminative, Les ouvrages Que FÉNELON À COMPOSÉS sont pleins d'êé

gance.

Compl. explicative, L'homme, Qur Es L'IMAGE De DrEu, est le roi de la nature, Compil. directe. Je désire QUE vous soyez HEUREUX. Compl. indirecte. Je suis convaincu QUE L’AME sr IMMORTELLE,

Compl. circonstancielle. Les hirondelles reviennent QUAND ARRIVE LE PRINTEMPS.

478. Les complétives déterminatives sont celles qui remplis sent à l'égard du nom ou du pronom le rôle de complément déterminatif. Elles ne peuvent se retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase, — Ex. : La r08e QUI EST EXPOSÉE AU SOLEII, ARDENT ne /arde nas à se dessécher. La complétive qui est exvosée &u soleil ardent, ne pouvant se retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase, est déterminative,

479. Les complétives explicatives sont celles qui rempiissent à l'égard du nom ou du pronom le rôle de complément explicatif. Elles peuvent se retrancher sans nuire essentiellement au sens de la phrase. Ex,: La 1086; QUI EST LA REINE DES FLEURS, noug Charme par son éclat. La complétive qui est la reine des Jleurs, pouvant se retrancher sans nuire au sens de la phrase, est expli- Cative, .

Les complétives délerminatives et etplicatives commencent ordinairement par un pronom conjonctif, et par conséquent se rattachent toujours AU NOM où au pronom qui est l’antécédent de ce pronom conjonctif,

480. Les complétives directes sont Celles qui remplicsent à l'égard du verbe le rôle de complément diroct, — Ex. : J'espère QUE JE RÉUSSIRAI. J'espère quoi Ÿ que je réussirai.

481. Les complétives qui suivent les verbes unipersonnels sont dépendantes de ces verbes et paraissent être des complétives di. rectes; mais elles sont en réalité le sujet de ces verbes, — Ex. : Il importe Que vousérunirxz (Que vous étudiiez importe). Il est certain QUE Diku Exisre (Que Dieu existe est certain).

482, Les complétives indirectes sont celles qui remplissent à l'égard du verbe le rôle de complément indirect. — Ex.: Je me doute point QUE LA NATION FRANCO-CANADIENNE N’AIT DE HAUTES DESTINÉES, Je ne doute point de quoi? de cela, que la nation franco-canadienne n'ait de hautes destinées.

Un adjectif peut aussi être suivi d’une complétive indirecte. — Ex. : L'égoïste est idigne qu’on s'ocourx DE LUI. L’égoiste est indigne de quoi? de Cela, qu’on s'occupe de lui.

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Analyse logique. 97

483. Les complétives circonstancielles sont celles qui remplissent à l'égard du verbe le rôle de complément circonstanciel. — Ex.: On est heureux QUAND ON SAIT SE CONTENTER DK PEU. On est heureux quand ? quand on sait se contenter de peu.

Circ. de temps. Je voyagerai quand viendra le printemys. — de condition. —— si mes occupations me le permettent, — de motif. — afin que je complète mon instruction. — de manière. — comme il me plaira.

— de cause. parce qu’on me l’a ordonné.

— de quantité. — autant que mes affaires l’exigeront. — d'opposition. — quoique le temps soit mauvais,

de comparaison. plus que ne l’a fait mon ami.

484. Les complétives aÿrectes et indirectes commencent ordinairement par la conjonction que; les complétives circonstancielles, par les conjonctions si, quand, lorsque, quoique, comme, ou par l’une des locutions conjonctives terminées par le mot que : afin que, parce que, de peur que, ctc.

Quelquefois les complétives directes ou indirectes ne commencent pas par la con

jonction que.— J'ignore | A QUEL moment je mourrai, | COMMENT je mourrai. — Je doute 81je vivrai longtemps.

485. On appelle souvent incises certaines propositions insérées dans une phrase pour marquer qu’on rapporte les paroles de quelqu'un, ou pour exprimer une pensée jetée dans la phrase comme entre parenthèses. — Ex. : Qui ne pèche point par la langue, pit S. JACQUES, est un homme parfait. Vous conviendrez, N’EST-I1, PAS VRAI, que le temps est précieux. Oe fut, IL MEN SOUVIENT, une excellente affaire.

Ces propositions sont principales de leur natures mais elles ne sont en réalité qu’une pensée explicative, accessoire, dans la phrase où elles sont intercalées,

486. Après une phrase citative, la proposition qui est complément direct n’est considérée comme dépendante que lorsqu’elle est amenée pur une conjonction de subordination ; elle est considérée comme principale si la citation est textuelle, — Ex.: François Zer : écrivit à sa mère QUE TOUT ÉTAIT PERDU FORS L'HONNEUR (e. dir.). — François Ier écrivit à sa mère : TOUT EST PERDU FORS L'HONNEUR (prince.).

487. Les complétives peuvent avoir elles-mêmes d’autres propositions sons leur dépendance. — Ex. : Je doute fort que l’on soit jamais un bon ouvrier St L’ON N’A PAS UN BON PATRON. On voit bien des gens qui affir ‘ent ce QU’11.8 N'ONT JAMAIS cru. — La proposition que l’on soit jamais un bon ouvrier est une complétive indirecte qui à elle-même sous sa dépendance la complétive circonstancielle si l’on n’a pas un bon patron. La complétive déteriminative qui affirment ce a sous sa dépendance la complétive déterminative qu'ils n’ont jamais cru,

98 Anaiyse logique.

488. On appelle proposition directe une proposition où chaque mot est Dés dans l’ordre naturel, et inverse celle où l’ordre naturel des mots’est renversé. On appelle pleine une proposition où il n'y à aucun mot sous-entendu; elliptique, celle où quelques mots sont sous-entendus; explétive, celle qui renferme des mots superflus. — Dans la pratique, ces distinctions sont de peu d'usage.

489. Plusieurs grammairiens appellent simples, absolues ou isolées des propositions qui sont seules dans la phrase, ou qui ont un sens complet par elles-mêmes, comme : Dieu est bon. L'homme est mortel. — Ils appellent juxtaposées des principales qui sont placées l’une à côté de l’autre sans être liées ensemble par une conjonction, | comme: Dieu est bon, il est miséricordieux, il aime à pardonner. — Ils appellent coordonnées plusieurs principales unies entre elles par une conjonction : et, ou, ni, mais, car, or, donc, etc., comme : Dieu est bon, mais il est juste.

490. De même, les complétives directes, indirectes et circonstancielles sont appelées des subordonnées par un grand nombre de grammairiens, et les complétives determinatives ou explicatives, des incidentes. Quelques-uns enfin, se fondaut sur ce que cs dernières propositions remplissent la fonction d’un adjecif, les désignent sous le nom d'adjectives. — Les noms de subordonnées et d’incidentes, à raison de leur fréquent emploi par les grammairiens, ont été maintenus, entre parenthèses, dans le corrigé de chaque Leçon.

Le tableau suivant indique ces diverses dénominations. On a imprinié en caractère gras celles qui sont adoptées dans cet ouvrage.

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