‹ Leçons de lexicologie et de style [microforme]Chapitre 186 sur 243 · VITALIS · texte numérisé non relu

VITALIS

Le moineau,

Dans quelques contrées que le moineau habite,

rals, attachés à nos habitations : ils ne se pl forêts ni dans les vastes Campagnes : on a même remarqué qu’il y en à plus dans les villes que dans les villages, et qu'on n'en

voit pas dans les hameaux et dans les fermes qui sont au milieu des forêts,

Ils suivent la société Pour vivre à ses dé paresseux el gourmands, c’est sur des pr c’est-à-dire sur les biens d'autrui, qu’ils tances, Nos granges el nos greniers, nos lombiers, tous les lieux, en un mot, où distribuons des grains, sont les endroits

pens; comme ils sont ovisions toutes faites, prennent leurs subsisbasses-cours, nos co-

Leurs plumes ne servent à rien manger, leurs cris blessent les oreilles , et leur incommodes : ce sont de ces êtres que l'on t dont on n’a que faire, si propres à donner de l certains endroifs on à mis à prix leur vie, Quoi leurs petits d'insectes dans les premi mangent eux-mêmes en assez grande aliments sont nos meilleurs grains.

COURS ÉLÉM, — ÉL.

rouve partout, et humeur que dans qu'ils nourrissent ières années, et qu'ils en quantité, leurs principaux

146 Dictées de récapitulation.

Ils suivent les laboureurs dans le temps des scmailles, les moisscnneurs pendant celui des récoltes, les batteurs dans les granges, les fermières lorsqu'elles jettent les grains à leurs volailles dans la basse-cour.

BuFron.

Le chêne et l’arbrisseau.

Après avoir appris sa leçon de grammaire, Un jeune enfant avec son père Se promenait dans un jardin, Lorsqu'ils trouvèrent en chemin Un arbrisseau dont la tempête Avait courbé la tige et fait plier la tête.

A l'aspect de cet accident, Le père, qui voulait, à son fils, en passant, onner un avis salutaire :

« Voyez-vous, lui dit-il, mon fils, cet arbrisseau ? Il était droit, il fait à présent le berceau : Allez le rétablir dans sa forme première,

— Volontiers, papa, » dit l'enfant.

Aussitôt il le prend, et sans beaucoup de peine, Il le redresse au même instant. 12 « Fort bien, dit le mentor; mais regardez ce chêne, grin Que son poids vers le sol entraîne; Le Quoique déjà fort avancé, elle Il aurait bien besoin d’être un peu redressé : fois Allez, allez aussi lui rendre ce service. prit

— Oh! oh! dit l'enfant en riant, Papa, pour moi quel exercice!

Je le tenterais vainement : passe L'arbre est trop vieux pour qu’il fléchisse, ; {it en Je me serais chargé de la commission, résis!

Lorsqu'il était encore en son enfance ; à flatte Mais de Je redresser ce n’est plus Ja saison ;

- à : ; d'un Et quand même j'aurais la force de Samson. Ma

— Oui, mon fils, vous avez raison, : homn Reprit alors le père; et cette expérience ï ennu Pour vous doit être une leçon. 6 qui fa Ces deux arbres sont notre image : qui ü plus & Mer

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Nos penchants vicieux Pendant le premier âge Sont faciles à corriger ; « Oh.

ais on ne peut plus les changer perroq Lorsqu'ils sont affermis par le temps el l'usage, » parole Abbé Reyr”. loi, »

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mailles, les urs dans les à leurs vo-

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