‹ Leçons de littérature françaiseChapitre 174 sur 187 · ET MORCEAUX ORATOIRES · texte numérisé non relu

ET MORCEAUX ORATOIRES

Tu n'as crédit ni rang, qu'autant qu'elle t'en donne; Et, pour te faire choir, je n'aurais aujourd'hui Qu'à retirer la main qui seule est ton appui. J'amais mieux, toutefois, céder à ton envie ; Règne, si tu le peux, aux dépens de ma vie. Mais oses-tu penser que les Serviliens , Les Cosses, les Métels, les Pauls, les Fabiens , Et tant d'autres enfin , de qui les grands courages Des héros de leur sang sont les vives images [ Quittent le noble orgueil d'un sang si généreux, Jusqu'à pouvoir souffrir que tu règnes sur eux? Parle, parle, il est tems.

Corneille. Cinna, act. v. se. i.re

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