‹ Leçons de littérature françaiseChapitre 91 sur 106 · Honoré de Ba)z«c · texte numérisé non relu

Honoré de Ba)z«c

LES ROMANCIEnS. 255

que celle du roman dit réaliste. Un autre romancier dont la réputation est plus grande aujourd'hui que de son vivant, Henri Beyle, dit Stendhal (1783-1842), affecta le premier, dans ses romans, écrits entre 1830 et 1840, d'appliquer à l'étude des passions humaines les procédés de l'analyse physiologique. Aussi plus d'un de nos contemporains le salue comme un précurseur.

Les ouvrages d'imagination surtout ne vivent guère que par le style. Aussi la postérité mettra peut-être au-dessus des romans ambitieux, qui ont si fort ému nos pères par leurs prétentions sociales et littéraires, les courtes nouvelles de Mérimée*, petits chefs-d'œuvre d'observation, de fmesse, de langue et d'espriL

Les orateurs, les philosophes, les écrivains politiques. — Royer- GoUard. — Benjamin Constant. — De Serre. — Foy. — Berryer. — Montalembert. — Lacordaire. — Victor Cousin. — Courier. — La Mennais.

SOS. La liberté rendue à la tribune enfanta de nouveau de grands orateurs sous la Restauration. Le premier règne du gouvernement parlementaire avait été si court en France, que cette forme politique y parut toute nouvelle en 1815, et les orateurs eurent le grand avantage de pouvoir, sans banalité, exposer d'abord au pays les principes généraux du régime, et reprendre éloquemment tous les lieux communs de la politique. Ils excellèrent dans ce rôle, et les discours de Royer-CoUardS de Benjamin Constant^, du comte de Serre*, du général Foy*^, forment dans leur ensemble un admirable cours de politique con-

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