‹ Leçons de mécanique animaleChapitre 10 sur 23 · C-t9 Vj'K · texte numérisé non relu

C-t9 Vj'K

Dans le décubitus dorsal, les conditions les meilleures de stabilité du corps de l’homme sont réunies, car, d’une part, le polygone de sustentation présente sa surface maxima, et la hauteur du centre de gravité au-dessus du plan horizontal est minima. C’est la position de repos par excellence, c’est dans cette attitude que la production d’acide carbonique est la plus petite, et que les contractions musculaires par conséquent, sont les plus faibles, pouvant meme être nul le s.

C’est donc cette posi-

tion du décubitus dorsal ou to\ite autre s’en rapprochant autant que possible, que l’on devra prescrire au malade dont on veut oconomâser les forces, diminuer les combustions, par la diminution de travail musculaire, et procurer le repos le plus complet.

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Dans cette position cependant, si 1’ homme est en contact aveec un plan résistant, la fatigue peut survenir, causée par une pression exagérée en des points bien limités du corps» Ces points bien limités, par lesquels le corps de l’homme couché est en contact avec le plan horizontal qui le soutient, sont au nombre de 8 principaux, dont la trace peut être relevée facilement par une ex périence simple- On trouve que le corps porte sur les talons, les fesses, le sacrum, les épaule-s et la bosse occipitale. C’est sur ces sept ou huit points que se répartit la pression totale du poids du corps» détendue des points de contact est relativement faible au niveau des talons, du sacrum et des fesses; elle est relativement beaucoup plus grande au niveau des épaules. „ Ceci permet d’expliquer pourquoi dans les maladies nécessitant la permanence de cette attitude, coincidant avec un mauvais état général, on voit se former des eschares au niveau des points indiqués plus haut. La pression provenant de la pesanteur empêche une nutrition déjà insuf fisante des points comprimés, d’ou sphacèle de ces parties et eschares consécutives » Le moyen de les éviter est donné encore par des considérations d’ordre mécanique; il sera nécessaire dans la plupart des cas, d’augmenter autant que possible l’étendue des points de contact du corps avec le plan de soutien, de façon à répartir la pression sur une aussi grande surface que possible, pour en diminuer l’intensité par unité de surface» On y arrivera en se servant de matelas élastiques formés par exemple d’un tissu de caoutchouc rempli d’eau ou d’air, et épousant aussi exactement que possible la forme du corps»

9me Leçon

DSS AT TI TÜDIS AN 0 R ï A I I S D ® I’ HOïIg

Courbures normales de la colonne vertébrale*- Mécanisme des attitudes anomales»- Adjonction .d’une masse pesante. - Influence de sa distance à l’axe.- Béfo mations de la colonne vertébrale*- Déplacement de compensât ion. -

• -Quelle que soit l’attitude de l’homme normal, qu’il soit debout, assis, couché, etc, chacune de ces attitudes donne à son corps une forme correspondante dont l’homme bien conformé ne s’écarte jamais beaucoup. Si la structure du corps est vicieuse au contraire, il y a des modifications dans le mécanisme de ces attitudes qui deviennent alors anormales. L’action de la pesanteur dans les attitudes anormales du corps de l’homme, est la cause prépondérante; à cette action s’oppose constamment la rigidité du squelette, et c’est gaace à cette rigidité que la pesanteur ne produit pas dans le corps de l’homme un affaissement complet sur le sol.

Mais, parmi les pièces du squelette, la partie la plus importante au point de vue de la lutte contre 3 5 action de la pesanteur., c’est la colonne vertébrale ou rachis.

La colonne vertébrale, bien que parfaitement rigide chez

1* homme* normal, dans le sens vertical, présente une certaine élasticité due non-seulement aux disques inter-vertébraux, mais encore aux courbures normales qu’elle présente# Si l’on considère en effet la colonne vertébrale et la ligne de gravité, c’est-à-dire la

Fig o 54

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verticale -menée par le centre de gravité du corps (au niveau du promontoire ), on constate des courbures de la colonne vertébrale, situées de part et d’autre de cette ligne de gravité.

Ainsi (Fig. 54), du coté antérieur,. on trouve au niveau de la colonne cervicale, une convexité; au niveau de la colonne dnrsale , on trouve une concavité; au niveau de la colonne lombaire, encore une convexité, et enfin, au niveau du sacrum, une deuxième concavité .

Ces courbures ont certainement une grande utilité, car dans le choc qui se produit au contact du sol, lorsque le co^ps est animé d’une certaine vitesse, elles empêchent la réaction de se transmettre avec trop d! intensité

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à l’organe très-ssnsible qui les surmonte, c’est-à-dire le cerveau.

Mécanisme de production des attitudes anormales.- Quelles que soient les attitudes anormales que l’on considère, elles sont toutes produites par un meme mécanisme, c’est le déplacement du centre de peut être

autour de du corps;

gravité «

tée au corps peut être d’origine organique, pathologique ou physiologique (tpmeur, grosses se); dans ce cas, l’attitude anormale qui en résulte peut être de longue durée et produire des déformations osseusesj permanentes ou temporaires.

Si la masse pesante ajoutée est un fardeau, l’attitude anormale prise par l’homme ne dure que pendant le porc de ce fardeau, mais, dans les deux cas, la condition d’équilibre doit toujours être remplie, c’est-à-dire la ligne de gravité doit tomber dans 1.’ Intérieur du polygone de sustentation.

Comment agit la masse pesante, quelle qu’elle soit, pour modifier l’attitude normale de l’homme? Son action peut être divisée en deux parties:

gravité du corps. Or, le centre de gravité du corps ne déplacé que de deux manières:

1°.- Par l’adjonction d’une masse pesante;

2°.~ Par la distribution anormale des parties pesantes la ligne de gravité que l*on peut considérer comme l’axe

étudions chacune de ces' causes du déplacement du centre de

Adjonction d’une masse pesante,- La masse pesante, ajou-

1°»- 3511e agit par sa masse

2°c- Par sa situation

Plus la masse pesante sera grande, plus l’attitude sera anormale» Cette loi peut être démontrée soit expérimentalement, soit pap des exemples; ainsi l’homme qui porte à l’extrémité de l?un

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de ses bras, un seau vide , prend une atti-

tu

ide de plus en plus

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