‹ Leçons de mécanique animaleChapitre 15 sur 23 · A U T R 5 S ALLURES DR L’HOMME- MARCHES PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

A U T R 5 S ALLURES DR L’HOMME- MARCHES PATHOLOGIQUES

CC Course.- 3aut . - Marche ascendante - La cure de terrain.- Dynamo -thérapie . - Marche descendante.- Troubles mécaniques de la marche.- Eléments qui peuvent varier.- Etude des troubles par les empreintes on traces.- Empreintes dans divers cas pathologiques.- Action de stepper,- Empreintes dans la marche du pied bot talus paralytique,- Marche hélicopode.- Marche helcopode.- Empreintes dans 1’ ataxie. -

Course.- L’allure de la course chez l’homme est caractérisée par une phase particulière du mouvement, pendant laquelle le corps flotte librement sans aucun contact avec le sol. Donc, au point de vue cinématique, la course non seulement ne comprend pas le temps de double appui qui caractérise la marche, mais comprend en plus un temps dit temps de suspension.

La notation de cette allure chez l’homme peut se faire de la façon suivante, qui n’est que la traduction de l’expression donnée par la chaussure dynamographique de Marey (Fig. 75). La durée du temps de suspension varie d’ailleurs avec la rapidité du mouvë-

me nt .

Mais, ce temps de suspension ne tient pas, comme on pourrait le croire, à ce que le corps est projeté par une "brusque détente de la jambe, comme dans le saut. Il résulte des études de Harey, Fig. 75.- que le temps de sus-

pension est dû à la

tinumummu» i njT.rmrnnmn .... ..

; œmzmzi- flexl0E de la 3amba

fl

sur la cuisse et que c’est pour ainsi dire le pied qui est retire du sol et non le corps projeté en haut , ce lui

le prouve, c’est l’inscription de l’oscillation verticale ânes & ducorps dans la course, cette inscription indique un minimum de hauteur précisément pendant le temps de suspension.

Fig. 76.-

^oVWiW de ^ CùuaA-c.

iniiimimituiHu

Saut.- Dans le saut, les deux pieds étant joints, la détente musculaire projette le corps en haut et en avant; le temps de suspension -existe, et le temps d’appui pour les deux pieds s’effectue au meme instant; la notation du saut est la suivante (Fig. 76): Ici, les oscillations verticales du tronc ont une grande amplitude, et le maximum de hauteur coincide avec le milieu du temps de suspension.

i)HnnnrrmirnTîT

'ÿsêsEsessM&?>% y vzzzzzz&zæ& ^lWvv^vO àjL A Wvj-XMvO \'(rV\

{X^AcxajJ[~ <*T

Marche ascendante et Marche descendante.- La marche, pendant la montée d’un escalier, présente à considérer, certaines particularités importantes. Tout d* abord, la notation de cette marche

indique une durée du double appui beaucoup plus longue que la marche en terrain horizontal. Voici cette nota-

oJï\ÿo 'Vs «d*. tion: (Fig. 77).

Fig. 77.-

gmmrotMtn

wz/zysyyz/j&AW

àjL * cW AouWt

JL /ww

t wl jZ*q

Soit CFig 7B), le schéma de G-iraud-Teuloy. et soit en a la

première silhouette de l’homme montant un escalier; l’une des jam-

Fig. 78.-

Ç> lr

-A^O gXWC/îtX- 'I'UaA^oX tfWvL- 'VmJ wio—

CjûJLjlX.

bes est à l’appui, et tout le poids du corps repose sur elle; l’autre jambe ne porte pour ainsi dire que son poids propre . Dans cette position, si nous essayons d’élever le corps par une contraction du triceps sural, le mécanisme du soulèvement du corps sur la pointe des pieds qui a été décrit (voir p. 68), intervient; une composante horizontale se develop-

pe qui tend à faire tomber le corps en arrière, et rend l’élévation

impossible* Mais, si la position changeant, le corps prend celle de la silhouette A , le centré de gravité est porté fortement en avant et la contraction du -triceps élevant le corps sur la pointe du pied peut se produire sans risque de chute* le corps se soulève sur la pointe du pied, la jambe portante abandonne le sol lorsque' le centre de gravité a été reporté assez en avant pour que la ligne de gravité tombe dans l’intérieur du pied à l’appui. .A ce moment, l’extension de la cuisse se produit et une marche est montée. Le même mécanisme se reproduit pour les marches suivantes.

Le travail dépensé. dans la marche ascendante est beaucoup plus grand que dans la marche normale, il dépend, bien entendu, du poids du corps et de la hauteur à laquelle il s’élève* Il est plus facile à mesurer que le travail produit dans la marche en pallier ou horizontale .

On s‘est servi de la facilité de cette mesure, dans laquelle il n’est besoin de connaître que le poids du corps et la hauteur verticale à laquelle il s’est élevé pour évaluer au moins approximativement le travail effectué, on s’est servi dis-je, de la marche ascendante dans' certaines applications thérapeutiques dites applications dynamo -thérapi ques ou cure de terrain. Dans ce procédé, on choisit en pleine campagne des chemins dont l’inclinaison est connue, et l’on prescrit la marche ascendante sur ces chemins, en faisant varier et la distance parcourue et l’inclinaison du chemin.

On arrive ainsi à obtenir du malade en traitement, un travail mécanique- progressivement croissant d’une quantité parfaitement connue»

Mais, au lieu d 3 un chemin en pleine campagne, on peut se servir d’un chemin artificiel dont l’appareil ci-dessus représente la construction; c’est pour Qinsi dire un chemin sans fin et mobile lui-même autour de deux cylindres tournant ‘dans le sens des flèches. Le malade est placé sur ce chemin et tend à être entraîné en bas par la rotation des cylindres-; il est donc obligé, pour se maintenir

Pige 79

se, la hauteur verticale à laquelle il s’est élevé, et par conséquent le travail dépensé. Des bâtons indiqués sur la Pie» 79, peuvent lui servir d’appui, mais il n’a pas à lever ces bâtons à chaque pas; ils se relèvent d’eux-memes au moyen de ressorts convenablement placés. Cet appareil est surtout employé dans certaines maladies organiques du coeur dans lesquelles le travail à produire par le malade doit être exactement gradué si l’on veu't éviter des accidents.

Dans la marche en descente, nos muscles ont à lutter contre l’action de la pesanteur et à soutenir le corps lorsque dans la descente d’un escalier il passe d’une marche sur l’autre. Dans la Pig.80 ,1a silhouette A pour éviter la chute brusque du corps sur Pig . 80.- le pied en suspension fléchit

graduellement la jambe au niveau de l1 articulation du genou et c’est surtout le triceps fémoral qui entre en jeu pour résister à l’action de la pesanteur; puis le pied vient toucher la marche inférieure par sa pointe (Silhouette B), la jambe étant dans l’extension et portant alors tout le ( Çf* IvkvuL ItJiovÿ poids du corps, c’est le triceps

sural qui lutte contre l’action de la pesanteur jusqu’à ce que le talon ait pris contact avec la marche. Ce sont surtout ces deux groupes musculaires qui travaillent dans la marche en descente.

Page 1