‹ Leçons de mécanique animaleChapitre 16 sur 23 · DSS TROUBLES DS LA MARCHE ? 0 S) N T DS VUE MSCANIQU E · texte numérisé non relu

DSS TROUBLES DS LA MARCHE ? 0 S) N T DS VUE MSCANIQU E

La marche, comme nous l’avons vu, est un acte très complexe, qui nécessite le fonctionnement régulier de plusieurs centres corticaux et de centres médullaires de coordinat ion0 De plus, l’intégrité des leviers osseux des articulations des muscles moteurs de ces leviers doit être absolue; enfin, tous les conducteurs nerveux de centre à centre et des centres à la périphérie, doivent ne présenter aucune lésion». Il faut ajouter de plus à toutes ces conditions l’intégrité des organes qui n’interviennent que secondairement dans la marche, tels que artères, veines, ligaments, synoviale, bourse séreuse, etc, des membres inférieurs*

Tous ces organes que nous venons d’énumérer doivent non seulement présenter une intégrité absolue au point de vue organique, mais aussi au point de vue dynamique, ils doivent être dans des conditions normales » On comprend qu’ après toutes ces conditions énumérées, les troubles de la marche ©prissent être nombreux, variés et complexes» Ils varieront en effet, suivant 1; organe lese3 la gravité de la lésion et aussi avec telle ou telle combinaison de lésions sur le même sujet» Ainsi, la marche dans l’hemiplegie hystérique ne sera pas la meme que dans l’ hémiplégie organique et meme dans l’hémiplégie organique, les troubles différeront suivant que l’on aura affaire à l’hémiplégie flasque ou à l’hcmiplcgie avec

contracture*

Nous d 3 avons pas à examiner dans ce cours les causes pathologiques si complexes de tous ces troubles de la marche chez 1* homme 9 nous essaierons seulement de les classer au point de vue mécanique et de vous indiquer les moyens simples qui peuvent être utilisés en clinique pour les rechercher»

I»a marche peut etre troublée par les causes pathologiques citées plus haut, soit dans ses éléments cinémat loues s soit dans ses éléments dynamiques, et dans chacune de ces catégories les troubles observés peuvent être b 1- latéraux ou -unilatéraux»

Or, si nous nous rappelons l’étude de la marche normale faite dans la dernière leçon2 nous trouvons que les principaux éléments cinémat iques de la marche sont les suivants:

1°»- La trajectoire générale du déplacement;

La durée du double appui et de l’appui unilatéral;

3°»~ La trajectoire et la vitesse de 1* oscillât ion

du membre inférieur;

4°.- JSnfin, les oscillations verticales et latérales

du tronc.

Les éléments dynamiques de la marche que nous avons passés en revue sont:

1° o— La force motrice musculaire;

2°c- La pression des pieds sur le sol*.

Rarement l’étude d 5 une marche pathologique ou anormale a

été faite en paa&ani^-ern- ;revue les différents éléments dynamiques cités plus haut, et en en recherchant les modifications»

On peut citer cependant comme exemple à ce point de vue, l’étude de Quenu et Démeny faite sur la marche dans l’ataxie tabétique, par les procédés chrono -photographiques .

Ces auteurs ont déterminé dans l’ataxie locomotrice de Duchenne, les trajectoires des genoux, des articulations tibio-tarsiennes, de ü’épaule et de la tête» Ils ont déterminé les mouvements des serments du membre inférieur ainsi que la durée de l’appui et du lever des pieds.

Ils ont trouvé que c’est surtout ce dernier élément cinér matique, le lever du pied, qiii diffère complètement dans l’ataxie, de ce qu’il est dans l’état normal. C’est au moment du lever que les troubles cairsés par l’action désordonnée des muscles se manifestent surtout.

Les mêmes auteurs ont également déterminé la variation des éléments dynamiques de la marche qui pourraient servir à caractériser ce même état pathologique» Au moyen du dynamographe de Marey, dont nous avons vu plus haut la description et le fonctionnement , ils ont déterminé la pression du pied sur le sol pendant la marche de l’ataxique. Ils ont trouvé que chaque mouvement du pied sur le sol, au poser, provoque une brusque élévation de la pression dynamographique, mais cette pression ne dépasse jamais beaucoup le niveau de la ligne du poids.

Il serait à désirer que ce qu^ont fait’ MK. Quenu et

Bémeny fat également entrepris pour les troubles si nombreux de la marche -ou au moins pour les principaux*

& clinique* X’ssmen des troubles ci Hématiques de la marche se fait simplement par la vue, et la description de ces troubles est donnée dans les ouvrages de pathologie à propos des symptômes de chaque maladif et bien que ces description soient parfois assez vagues et qu* il soit assez difficile par elles de se rendre compte du trouble décrit s les cliniciens s* en contentent, car il est fort difficile en clinique $ de recourir à des moyens meilleurs 9. tout en restant aussi simples Q

G@ppn.dant 9 il -est un procédé d’étude graphique de la marche que l’on pourrait fl me semble* employer plus souvent en clinique , et qui est de nature à donner une série de renseignements impor-

tants» H» Gilles de la Tourette a montré combien ce procédé pouvait devenir fertile en données nouvelles* dans sa thèse sur les études cliniques et pathologiques de la marche {Paris 1886 ) * le veux parler du procédé des empreintes ou des traces» Pour prendre des traces de p as 5 nous nous sommas servis ici d’une -longue bande de papier enfumé, et voici quelques-uns des tracés que nous avons pu -obtenir, vous pouvez voir combien ils sont instructifs®

Le premier (l?ig0 1) est le tracé- de la. marche normale dont

je vous ai déjà, parlé dans une précédente leçon;.' la symétrie absolue est- la règle dans cette marche »

Le tracé (2?ig, §5 est celui pris: sur un malade présentant de la paralysie des extenseurs du pied sur la jambè d’un seul coté.

ce graphique montre l’action très nette du Stepper.

Le troisième graphique provient d.’un malade ayant au con? traire de la paralysie du triceps sural et présentant la déforma-? tion du pied connue sous le nom de pied-bot paralytique talus* On tm remarque que le talon frotte sur le sol avant de s’y poser, contrairement à ce qui avait lieu sur le graphique précédent, oit la pointe du pied frottait sur le sol avant de se lever*

Le quatrième graphique montre le tracé de la marche hélicopode de Charcot (marche en tournant); c’est le tracé de la marche en fauchant des hémiplégiques d’origine organique» Ce trouble est encore unilatéral, et l’on voit que le pied porté par la jambe malade a tracé un arc de cercle autour de la jambe saine comme axe.

Le cinquième graphique qui semble un peu confus, est celui de la marche helcopode de Charcot (marche traînante); il représente le tracé de la marche dans l’hémiplégie hystérique* Le membre sain a laissé un grand nombre d> empreintes placées presque

bout à bout les unes des autres, le membre malade au contraire, por-

„ . , ime. , .

tant sur le sol par la face dorsale des orteils, a laisse mKR I ligné# mmatmmmm continue», traîné qu’ il était par le malade que l’on soutenait légèrement pendant ses efforts pour marcher». Le tracé du pied paralysé n*est autre que celui d’un objet sans vie traîné sur le sol.

Ces quelques exemples peuvent vous montrer combien sont

proQ$9T2£E les renseignements donnés par cette méthode d’étude des troubles de la marche.

Fig. i.

Traces dans la marche normale.

1 races dans la paralysie des extenseurs du pied. En A les orteils Iraincnl sur le sol au lever.

Fig. 3.

1 races dans la paralysie du triceps sural (pied bot talus paralytique). En A le talon frotte sur le sol au poser.

Fig. 4-

Traces dans l’hémiplégie organique. Marche hélicopode de Charcot.

Fig. G.

Traces de la marche chez un ataxique.

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