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CHAPITRE ï

NOTIONS GÉNÉBALE5 SUH LES MACHINES.

223. Les machines ont pour but de vaincre certaines résistances, par exemple d'élever des Fardeaux, de scier des billes de bois pour en faire des planches, de broyer des grains de blé pour en l'aire de la farine, elc. La résistance à vaincre est, dans le premier cas, la pesanteur ; dans les autres cas, la cohésion moléculaire.

Pour vaincre une résistance, une Force motrice est nécessaire. Si l'on considère d'une manière générale toutes les forces qui agissent sur une machine en mouvement, on les distinguera en forces motrices et en forces résistantes. Comme nous l'avons expliqué (n 08 119 et 120), on appelle Force motrice une force qui se projette sur le déplacement du point d'application dans le sens même de oe déplacement; force résistante, une force qui se projette an sens inverse. Le travail des premières est positif, celui des secondes est négatif. Si l'on désigne par T m la somme des travaux des forces motrices, ou le travail moteur, et par T, la somme des valeurs absolues des travaux des forces résistantes, ou le travail résistant, la somme des travaux de toutes les forces qui agissent sur la machine sera représentée par T m — TV, et l'on aura, en vertu du théorème

général des puissances vives, démontré dans le chapitre précédent (n° 211),

La variation de la somme des puissances vives de. toutes les parties de la machine, pendant un temps quelconque, est égale à Fexcès du travail moteur sur le travail résistant.

224. Lorsque la machine marche d'un mouvement uniforme, la variation de la puissance vive est nulle el, par conséquent, le travail moteur est égal au travail résistant.

Dans un grand nombre de machines, par exemple dans les machines à vapeur, lo mouvement n'est pas précisément uniforme , mais périodique, c'est-à-dire, qu'après certains temps égaux, la vitesse redevient la même ; il est clair que, pendant un nombre entier de périodes, le travail moteur est égal au travail résistant.

Si, pendant uu certain temps, le travail moteur est plus grand que le travail résistant, la puissance vive augmente et la vitesse s'accroît; on peut dire que l'excès du travail moteur sur le travail résistant s'est transformé en puissance vive.

Si, au contraire, le travail moteur est moindre que le travail résistant, il y a diminution de puissance vive et, par suite, de vitesse. Le travail résistant est égal au travail moteur, plus la puissance vive perdue par la machine; on peut dire, dans ce cas, qu'une partie de la puissance vive que possédait la machine s'est transformée en travail moteur. C'est ce qui a lieu dans le mouvement périodique ; dans la première moitié de la période, jesuppose, le travail

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