LIVRE II. DTNÀMIQDE
des directions opposées, elles se font équilibre. Une force est double d'une autre lorsqu'elle l'ait équilibre à deux forces égales à celle-ci et agissant en sens contraire ; de même une force est triple d'une autre lorsqu'elle fait équilibre à trois forces égales à celle-ci, et ainsi de suite. On comprend par là que l'on puisse trouver le rapport de deux forces quelconques. Pour mesurer les forces, on prendra l'une d'elles pour unité et l'on cherchera le rapport dea autres forces à celle qui a été prise pour unité. De cette manière les intensités des forces seront représentées par des nombres. Soit M le point d'application d'une force, MX la direction de la force {fîg. 49) ; si sur 1S la droite MX on prend une lon-
> gueur MA proportionnelle à l'intensité de la force, c'est-à-dire qui soit mesurée par le même nombre au moyeu de l'unité de longueur, on voit que la quantité géométrique MA représentera complètement la force, son point d'application M, sa direction et son intensité. Nous sommes amenés ainsi à regarder les forces comme des quantités géométriques.
59. Les forces sont de diverses sortes. Nous avons d'abord le sentiment de notre propre force musculaire, par l'action que nous eserçous sur les corps qui nous environnent; par analogie, nous connaissons la force musculaire des animaux. L'observation nous apprend que tous les corps placés à 'a surface de la terre sont sollicités par une force particulière, que l'on nomme la pesanteur; quand nous tenons un corps dans la main, nous sentons très- bien la force qui sollicite le corps et que l'on appelle le poids du corps. Si l'on suspend un corps à un fil, la direction