CHAPITRE I
COMPOSITION DES FORCES PARÀI.LÈr.ES.
135. Nous avons dit que les corps sont formés de particules très- petit es, que l'on appelle molécules; ces molécules, que l'on peut réduùe par la pim^c à de simples points matériels, sont séparées les unes des autres, et l'on se représente l'ensemble des phénomènes physiques en imaginant qu'elles agissent les unes sur les autres par attraction ou répulsion. L'action mutuelle de deux molécules consiste eu deux forces égales et contraires, appliquées, l'une à !a première molécule, l'autre à la seconde ; cette double force est dirigée suivant la droite qui .joint les deux molécules, cl son énergie varie avec la distance.
On dit qu'un corps est wU.dc, lorsque les distances des molécules deux à deux ne varient pas d'une manière sensible sous l'influence des forces extérieures appliquées au corps, pourvu que ces forces ne dépassent pas certaines limites de grandeur. Négligeant ces variation s extrêmement petites, on arrive à l'idée d'uu corps parfaitement solide, c'cst-à^dîie d'un système de molécules formant une. figure géométrique invariable. Il est clair que, dans la nature, il n'existe pas de corps parfaitement solide; si petites que soient les forces extérieures qui agis-
livkb m, ÉouiT.iEni' rr Mocvr.urM nns systèmes.
ur un corps pour le comprimer ou le dilater, elles lent les distances des molécules, jusqu'à ce qu'un il état d'équilibre s'établisse. Mais, dans la construcdes machines, on Remploie des matériaux tels que" me dos pièces de la machine n'éprouve pas dedéfor- ■n sensible et puisse être regardée, par conséquent.
Nous nous occuperons d'abord de la composition des Ibrces appliquées à un corps solide.
loti. Nous commencerons par établir un principe dont nous nous servirons l'ivipiunuiient par la suite : c'est qu'on peut déplacer le point d'u/i/d/inli'iii d'une force sur la droite suivant fai/wOi- rllr ni/if, /x/it.mi t/uan suppose les deuj: points d'iipjJiaiii'in i i'uiiis pur une droite rigide et i/iejleimil/le, i:'i!sl-à-dire pai'liu lumen L solide. Il est évident d'abord que deux forces égales et opposées F et — F, appliquées aux deux extrémités d'une barre rigide et fig. N : inextensible AI) {fît/. 98), se
b * font équilibré ; car il n'y a pas
de raison pour que la droite se meuve dans un sens plutôt que dans l'autre. Cela posé, soit A (fît/. 99) le point d'application d'une force Fagis- Fig.su. sanl suivant la droite indé-
, ,,? > i-... F -> , finie BA. Nous voulons transporterie point d'application de À en B sur cette droite. Appliquons au point B deux forces F et — F égales et opposées. Ces deux forces, se