INTRODUCTION
i. Les corps sont formés de particules très-petites, que J'on appelle molécules. Si l'on réduit par la pensée ces molécules à de simples points, on leur donne le nom de points matériels. Dans un grand nombre de questions, quand les dimensions des corps sont très-petites par rapport aux distances qui les séparent, on peut aussi faire abstraction des dimensions des corps, et réduire par la pensée ces corps à de simples points matériels. C'est ce que Ton fait, par exemple, en astronomie, quand on étudie les résolutions des planètes autour du soleil; on fait abstraction des dimensions du soleil et des planètes, et l'on considère chacun de ces astres comme un point matériel.
2. Lorsque les points matériels qui forment un système sont à des distances invariables les uns des autres, on dit que ces points sont en repos les uns par rapport aux autres, ou que chacun d'eux est en repos dans le sy- . : . stème dont il fait partie. Mais, lorsque les distances des
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points eatre eux varient, on dit que ces points sont en mouvement les uns par rapport aux autres.
Considérons un système de points matériels : si les distances de ces points deux à deux sont invariables, on dit que ces points sont en repos les uns par rapport aux autres. Supposons maintenant que les distances d'un point m aux autres points du système varient, on dira que ce point m est emnouvement dans le système.
Le point matériel m, dont on considère le mouvement, s'appelle le mobile. La ligne qu'il décrit, ou la suite des positions successives qu'il occupe dans le système dont il fait partie, s'appelle la trajectoire du mobile. On aura une idée très-nette du mouvement du point m en considérant la ligne décrite par le mobile, et disant en quel point de cette ligne le mobile se trouve à chaque instant.
3. Le mouvement d'un point matériel est un phéno^ mène relatif; il dépend des points que l'on choisit comme points de repère, et auxquels on rapporte la position du point. Le point mobile m fait partie d'un premier système de points dont nous désignerons l'ensemble par Â^ et il a dans ce système un certain mouvement. A son tour, le système k fait partie d'un système plus vaste B^ dans lequel il est en mouvement. Si l'on rapporte la position du mobile m aux points du système B, on aura le mouvement de ce mobile dans le système B. Ce mouvement n'est pas le même que le mouvement du mobile dans le système A; il dépend des deux précédents, c'est-à-dire du mouvement du point m dans le système A et du mouvement du système A dans le système B. On Tappelle pour ' cette raison mouvement résultant des deux premiers.
Concevons de la même manière que le système B fasse