ADOLESCENCE
L’adolescence comprend l’espace qui sépare la douzième année de la vingt-unième chez les femmes , et la quinzième de la vingt-cinquièmê chez les hommes. Elle s annonce chez ces derniers parle développement des organes génitaux , la , sécrétion du sperme, l’agrandissenient du thorax, la force de la voix , -qui jusqu alors avait été grêle et qui devient grave et sonore ; le pubis, les aines et les aisselles se recouvrent de poils, la barbe paraît quelque' temps après. Chez la fem.me on observe que les mamelles se développent , que la menstruation s’établit, que le pubis et les aisselles se recouvrent également de poils; les changemensdela voix sont moins sensibles que chez l’homme. Cette époque a été subdivisée par Zacchias en trois périodes , qu il a désignées sous les noms de commençante, à& puberté entière et puberté aehevtée.
La cinquième molaire (dent de sagesse) paraît ordinairement à dix -huit, vingt ou vingt - cinq ans,, toutefois il y a des exemples d’éruption beaucoup plus tardive , puisqu’Hamilton rapporte qu’un homme mourut a l’âge de quatre-vingts ans, par suite- de ce ti’avail. Le système osseux éprouve des changemens notables pendant cette époque. A. quînr,e ans , l’apophyse coracoïde de 1 omoplate s’unit à cet os au-dessus de la cavité glénoïde, et l’on aperçoit déjà à son
sommet plusieurs points osseux itréguliers. Entre la quinzième et la seizième année, l’épiphyse de l’apophyse olécrane se soude au reste de l’os. A seize ans, on voit des épiphyses dans le cartilage qui forme le pour^ tour de 1 os coxal : l’épicondyle de l’humérus offre un point osseux. Entre la seizième et la dix-septième année, les cinq épiphyses des phalangettes des orteils se réunissent à l’os : il en est de même à dix-sept ans pour les épiphyses postérieures des phalangines des orteils. A dix huit ans, l épitrochlée, les trois épiphyses de l’extrémité supérieure du fémur, les épiphyses des extrémités postérieures des phalanges des orteils et des extrémités supérieures des phalangines des doigts se réunissent au corps des os. De dix-huit à dix-neuf ans, les épiphyses des extrémités antérieures des quatre derniers os métatarsiens se confondent avec le corps de l’os ; il en est de même ^dix-neuj" ans, pour l’épiphyse supérieuré du premier os métacarpien , et pour les épiphyses des extrémités supérieures des phalanges des doigts. De dix-neuf à vingt ans, les épiphyses des extrémités inférieures des quatre derniers os métacarpiens se réunissent aux os. A 'vingt ans , il y a une épiphyse mince à l’extrémité sternale de la clavicule ; les deux épiphyses supérieure et inférieure du péroné se réunissent à l’os ; il en est de même après vingt ans pour l’épiphyse inférieure du fémur. A vingt-cinq ans, l’épiphyse de l’extrémité sternale de la clavicule et la crête de 1 ilium se confondent avec le corps de ces os.
On objectera saris doute que les caractères fournis par 1 osteogenie offrent 1 inconvénient de ne pouvoir être constatés qu’après la mort; mais nous obser-
verons que dans la plupart des cas où le médecin est obligé de résoudre une question relative à lage , l'individu n’est plus vivant. Peut-être demandera-t-on aussi si nous prétendons que les changemens éprouvés par les os arrivent constamment aux époques indiquées dans cet article? Assurément non ; il est impossible que la nature ne présente pas des variétés à cet égards mais il suffit que, dans le plus grand nombre de cas, ces changemens soient tels que nous les avons décrits d après M. Béclard, pour devoir attirer 1 attention des médecins.