‹ Leçons de médecine légale (volume 2)Chapitre 44 sur 54 · VINGT-N'EIJ¥1ÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-N'EIJ¥1ÈME LEÇON

PutP^action. iSi putréfaction est assez avancée pour qu’il ne reste aucun cloute sur son existence, la moirt est certaine ; i\ y a. plus , l’étude , approfondie des chàngemens qu’éprouvent les,,Gadayr,es qui se pourissent, permet d’établir à peu près l’époque à laquelle la mort à eu lieu , problème qu’il importp^spuvent de résoudre cen médecine; légale, -Ee sujet, pour ,ptre^ traité d’une manière convenable , exige que.l’on s’occupe :

des cbangemens qu^éprouvent les cadavres dans, des milieMo: de dif^rente nature, qu’ils commencent

à s’altérer, jusqu’à leur décomposition totale 5 2® des divers états d’un individu vivant que l’on serait tenté de confondre avec la putréfaction.

: A. Chàngemens qu’éprouvent les cadavres dans dès

milieuos .de d^érente nature , depuis qu’ils, comTnenàent a s altérer jusqu’d leur décomposition totaje^, P oxrv: bien apprécier ces cliangemeas, nous avons, crii devoir faire pourir en même temps des parties des rçembres d’un meme cadavre placées dans l’air ; atm.osphéri que et dans d’autres gaz, dans reau;,sîagnante,-dans l’eau renouvelée, dans l’eau de. fosses d’aisance, dans du fumier,, et dans de la terre. . ‘ -,

Remarquons toutefois , avant de faire connaître les ^résultats de ce travail^ combien on serait induit en er- .'rdur si Ion croyait que les cbangemens qui vont être signalés doivent se manifester précisAmentnux jours indiqués dans les expériences dont nous allons rendre compte; car la putréfaction peut être accélérée, relar-

dée GU suspendue , suivant plusieurs circonstances dont il est souvent impossible de calculer l’influence, et qui sont indépendantes du milieu dans lequel la matière animale est placée; on sait en effet que la décomposition putride est d’autant plus rapide, quel que soit le* milieu environnant, que le cadavre appartient à un individu plus jeune et plus gras ^ que la maladie qui a déterminé la mort a duré plus ou moins long -temps; on n’ignore pas que le genre, de maladie aiguë ou chronique auquel ôn a succombé , influe également sur la marche de la 'putréfaction , sans qu’il soit possible, dans l’état actuel de nos connaissances , de préciser cette influence ; il est également avéré que les matières animales se décomposent beaucoup plus promptement à la température àeï^^ à aS® que lors que le thermomètre est à zérb et au dessous de zéro , et que la putréfaction est complètement arrêtée à 5o°-l-o®; d’ailleurs le tempérament àxi sujet n occupe-t-il pas un rang important parmi les causes qui accélèrent ou retardent la destruction des substances animales ? Pour ce qui concerne les différentes pax’ties du corps , on sait qu elles nesont pas toutes également putrescibles; ainsi la dé-- Gomposition putride marche plus rapidement, tout étant égal d’ailleurs, cj^ns les organes mous abreuvés^ d’une grande quantité de sang ou de sucs, dans ceux qui étaient ecchymosés , contus ou engorgés, que. dans ceux qui sont dans des conditions opposéesi Peut-on ne pas admettie aussi, que les progrès de la putréfaction seront plu^ marqués lorsque les insectes auront déposé leurs œufs à la surface du cadavre , ou que celui-ci se trouvera en contact avec des 'vers?.

Les résultats que nous allons indiquer ne doivent être considérés que commê propres à faire connaître : les phénomènes que présentent les matières qui se pourissent dans différens milieux j 2® l’ordre suivant lequel ces phénomènes se manifestent; 3° l’influence des milieux sur la marche plus ou moins rapide de la putréfaction ; en effet, comme nous avons agi sur des parties d un meme fœtus , et que toutes les expériences ont été faites én meme temps , il est aisé de sentir que nous avons annuîlé l’influence des autres' conditions. Voici les détails de ces expériences (i).

DansTair atmo^iérique. L’avant-bras et la main d’un fœtus mort la veille ont été mis en contact avec l’air atmosphérique le 6* mai , à 10 heures du matin : la température a vané dans la journée de 14° à 17® thermomètre centigrade(2). Le7 mai, les ongles et le pouce sont livides; point d odeur. 8 7?iai, teinte violacée générale;

'(ï7 -]Yous saisissons Tcette occasion pour -adresser tous nos remercîinens à M. le docteur Gerdy et à M. Hennelle, du zèle avec lequel ils. ont bien voulu nous aider dans ce travail pénible. ,

Température depuis le 7 mai jusqu’au .i3 juin incluside 16° à 21°; le 8, de i4® à i5®; léq, de i3°; le 10, de i3® à 14°; le n , de à ï5«; le’12 de i3® à 14®; le i3, de 14® à xS»; 1014, 'de rx® à x2® ; le i5-,^dexx®à.i2®; le 16, x5®; le 17, de .x5®'âc x6®q le x8, de 14® à lex9,de 12® à x3®; le 20 , 17®; le 21 , de 14® ^ 23, de 12® à i3®; le 24,. 14®;

le 2.5, 14“;^ 28, iq® à. 12®; le 29, x4° à x6°; le 3i, de

i5® à xg®; le i®*’ juin; 20® ; 2 , idem; 3 , i5® à 18®; 5, x5®; i4®> 7 J i3° ; 9, i5®; XI, de x3 à 14®^ x3, 12® à x4®, ’

odeur à peine sensible. 9 mai, couleur verte livide, notamment aux articulations ; l’épiderme commence à se détacher et à être soulevé par une petite quantité de sérosité; l’odeur n’est bien manifeste que dans la plaie faite à la partie supérieure de l’avant-bras pour détacher celui-ci du bras. 10 mai, la teinte verte est plus prononcée ; l’épiderme s’enlève en ^ totalité ; le membre exhale une odeur fétide ; la plaie est sèche, 1 1 mai , les ongles sont presque noirs ; la peau est tachetée de plaques brunes , violettes, vertes, roses ; on remarque déjà des larves assez grosses : odeur toujours forte. 12 mai, le ramollissement est^lement sensible, que la surface palmaire contiguë à la table est aplatie , elle est assez humide; sa couleur est verte jaunâtre ; la surface dorsale qui est en contact avec l’air est sèche ^ d un rouge foncé : odeur fétide, surtout dans les parties ramollies ; larves plus grosses. i3 mai teintes verte et rouge sont plus prononcées; cette àiefnière; annonce que la dessiccation de, la portion dorsale ne tardera pas à être complète. i4 mai, la teinte verte domine. i5 mai, la portion palmaire commence à se dessécher; les muscles conservent leur couleur rouge ; l’odeur est forte et différente de celle qui s’était manifestée dans les premiers jours. 16 mai , de remarquable. Deux ou trois joprs après, la dessiccation a fait de tels progrès, que I on n’observe plus aucun phénomène de putréfaction.

Si, au lieu d agir ainsi , on placé la même partie du foè tus au-dessus d un baquet contenant de l’eau , à quelques pouces de ce liquide, la décomposition putiide marche avec beaucoup plus de rapidité , parce

( 38;iO

que la matière animale est plongée dans une atmosphère plus humide. {^F'ojez page 485.)

L’avant-bras et la main de l’autre côté du même fœtus ont été exposés à l’air , avoir été projondément

incisés, dans trois endroits : la putréfaction. a marché beaucoup plus rapidement, comme le prouvent les détails suivans. Le 7 mai, odeur légère. 8 mai , plaies de la face dorsale , légèrement desséchées, répandant une odeur déjà fétide ; leurs bords^sonl d’un rouge violacé ; plaie de la face palmaire .cou tiguë à la table, humide, beaucoup plus fétide ; ses bords sont verdâtres. 9 mai, l’odeur de cette dernière; plaie est très-désagréable; bords livides; les plaies de la: face dorsale commencent à se dessécher et ne répandent presque plus d’odeur. ,10 mai, l’épiderme qui avoisine la plaie de la face palmaire se détache en totalité; on voit des larves nombreuses et, déjà très-grosses; les autres plaies sont desséchées, ii mai, le fond de la plaie de la face palmaire esl brun: l’odeur très-fétide, xo. mai , la plaie de la face palmaire est d’un gris verdâtre; les muscles sont en partie rongés, les' os sont dénudés, les larvés très- volumineuses; la peau rouge et sèche; l’odeur trèsfétidCi i3 mai, les larves sont arrivées jusqu’aux plaies de la face dorsale. i4 mai, les muscles sont détruits; la peau enveloppe le radius et le cubitus à la manière d’uné écorce sèche. xQ mai, on ne voit plus qu’un étui de peau desséchée rempli de larves.

Le 6 mai, otï a exposé à l’air deux fœtus à terme morts la veille ; 1 un d’eux avait le thorax et l’abdomen ouverts; mais les viscères de ces cavités étaient couverts en gi'ande partie par la peau. Fœtus ouvert l

7 mai, depuis l’ombilic jusqu’au pubis , le laml^eau ci&^ peau est tacheté* de vert ; les viscères offrent l’odeur qui leur est propre. 8 mai , le lambeau est uniformément vert J cette couleur s’étend jusqu’aux clavi-: cilles ; la portion de viscères non recouverte se deS-^ sèche; les portions couvertés sont humides et commencent à exhaler une odeur putride, g mai^ le lambeau est d’un vert plus foncé ; son épiderme se détache-; dessication complète de 4a portion des. viscères^ qui est en contact avec l’air; odeur plus forte de ceux qui sont recouverts ; on voit un nombre prodigieux de ' larves. lo maiy le lambeau se dessèche; les larves' sont encore plus nombreuses; l’odeur est très-prononcée. n mai, lambeau rongé jusqu’à la peau : celle-ci ' est sèche et raccornie ; les poumons , le cœur et le canal digestif sont presque entièrement dévorés par les larves, odeur ammoniacale très-pénétrante ; toutes ' les parties exposées à l’air sont noires, in mai, la péâü'' du ventre était détachée , les muscles abdominaux détruits et les viscères réduits à quelques lambéaux noirâtres d’une odeur excessivement fétide.

Fœtus non-ouvert. 7 mai, à partir de l’ombilic jus- ’ qu’au pubis, là couleur de la peau est verte; l’abdomen estbaîlonné ; le thorax paraît dans l’état naturel, ^mai, abdomen plus ballonné et vert dans une plus grande' etendtte;on voit sur chaque côté du thorax une plaque verte; la région dù sternum est incolore; odeur ca- ' davérêuse légèrement fétide. '9 mai , là teinte verte est plus fonceé et s étenA' uu peu sur le sternum et sur lés " mamnieloris; l’abdomen est plus ballonné; l’èpiderme'’ ne se détache pas encore, xomài, odeur un peu plus

fétide ; couleur d’un vert brunâtre ; la région du sternum n’est guère plus colorée 5 l’épiderme ne se détache que difficilement et par. petits lambeaux, ii mai, on fait l’ouverture du cadavre ; les intestins , l’estomac et tous les, autres viscères offrent la couleur et i’odeur qu’ils auraient présentées si l’ouverture eût été faite le 5 mai. .

Voici comment Fourcrpy décrit les phénomènes de la putréfaction à l’air libre : « La substance animale se ramollit,: dit-il, si elle était solide ; devient plus ténue, si c’est un liquide; sa couleur change et tire plus ou^, moins vers le rouge-brun ou le vert foncé ; son odeur s’altère, et, après^voir été d’abord fade et désagréable, elle devient fétide et insupportable. Une odeur ammoniacale se rnêle; bientôt à la première, et lui ôte une partie de aa f^idité : çelîe-ci n’est que temporaire tanavant elle, reste encore pendant toutes les" phases de la putrétroublent et se remplissent de floçop s,; les parties molles se fondent en une espèce ' de gelée ou de putrilage;.nn observe un mouvement lent , un bpursoufflement léger qui soulève la masse , et qui est dû à des bulles.de fluides élastiques , -dégagées lentement et en petite quantité à la fois. Outre le ra- , mollissement général, de la partie animale solide , il s eii écoule une sérosité de diverse couleur qui va en augmentant. Peu à peu toute la matièrefond ; ce léger boursoufflement cesse; la niatière s’affaissq^|a . couleur * se fonce ; à la fin l’edeur devient souvei^^mnie aro- ■ matique, et se rapproche même de celle que l’on nomme . (^inbrosia^ue } enfin la substance aninia.le diminue do

masse, ses élëinens s’évaporent et se dissolvent, et il ne reste qu’une sorte de terre grasse , visqueuse , en-core fétide.» (Système des connaissances cliimiquesy tome 9, page loi.) ‘ : • -

Toutefois si la matière animale est parfaitement sèche, elle ne:<se pourrit pas ; sa décomposition est au contraire accélérée, si elle est humide, L’air sec, abstraction faite dè toute autre influence, retarde la putréfaction parce qu’il s’eqipare de l’eau de la matière ani-" male; cette action est encore plus manifeste de la, part ale l’air sec quise renouvellesouvent; les momies égyptiennes ne sont autre chose que des cadavres (durs , inflexibles, imputrescibles, cassans , de couleur jaunâtre ou brunâtre, ayant perdu une grande partie de leur poids , pour avoir été exposés à des courans d’air sec et chaud dans les déserts de l’Aû'ique. L’air h-umide et stagnant favorise la putréfaction. ‘ :

Il résulte de ce qui précède que , lorsqu’on voudra j uger, d’après l’état plus ou moins avancé de la putréfaction , l’époque de la mort de l’individu dont on examine le cadavre, il faudra pour apprécier: à sa juste valeur, l’influence que l’air a dû. exercer,' avoir égard à l’état lhermométrique et hygrométrique de ce fluide pendant lesjours qui ont précédé celui où l’on examine le corps. . : /

- Dans, oxygéné , hydrogéné,^ acide carboni-

que, etc. Suivant Hildebrant de la viande mise en con- '«tact avec, du^az oxygène dans un . appareil pueuniatOrchimiqu^pSetalt entièrement ponrie .au, onzième jour, tandis qu elle ne donnait aucun signe d’altération, lorsqu’au lieu de gaz oxygène on employait du

gaz hydrogètté , du Tgaz acide carbonique ou du gaz nitreux. En répétant cette expérience sur le mercure , on vit que da viande qui était plongée dàns le gaz oxygène ou dans l’air atmosphérique , était encore fraîche te dix-neuvième jour, et quelle n’était entièrement pourie qu’au cinquante et unième jour , tandis que dans le - gaz hydrogène ou dans ,1e gaz acide^ carbonique.y ■elle n était pas pourie le cinquante et unième jour, et que, dans le gaz hitreux:^ elle était encore intaete le soixante-septième jour. ( Annales de Chimie , année 18x0. ) Ces expériences portent naturellement à conclure que la putréÊïction marche plus lentement dans les, gaz qudue contiennent point d’oxygène , pu qui ne le cèdent point facilement, que dans l’air atmosphérique et dans le gaz oxygène, parce que cekïi-ci se comhine avec rhydrogèae; et le carbone de la matière animale , -dont il favorise nécessairement la décomposition. ,

Le gaz J'osses. d’aisance, jyésïrant coxapscver Isi.

marche que stiit la putréfaction dans l’afr atmosphérique et dans le gaz des fosses, d’aisance., nous avons fait plonger,, dans le gaz d’une fosse,, le membre inférieur d’un enfant à terme, mort la veille jcè membre était attaché à un cordon, à l’aide duquel on pouvait le retirer facilement pour réxaminer; la cuisse et la jambe du oôté opposé ont été laissées^ hair atmosphé- ^qup et placées deux pouces enviton au-dessus d’un baquet rempli d’eau, afin de prévenir leur dessiccation

et de rendre l’atmosphère qui les entourait à peu prèJ

aussi humide que celle du gaz de la fosse. L’expérience

a ete commencée le a4 Ïnïliet. Air atmosphérique

a5 juillet, peau d’une couleur verte sale, pair parties; odeur fade; la plaie est brune, sèche et couverte d’œufs de mouches ( température , th. centig. ). 27 juillet, tendance à la dessiccation ; couleur plus verte;. plaie couverte de larves; épiderme du pied soulevé par ces animaux ; partout ailleurs il se détache fa- ^cilement ; ongles d’une couleur livide , légère odeur de putréfaction (temp. 13°). 28 juillet , les parties dépouillées d’épiderme sont brunes et sèches; les larves ont gagné l’intérieur du membre; l’odeur putride est beaucoup plus sensible ( temp. idem ). 3o juillet, la peau est brune et sèche ; l’épiderme entièrement boursoufflé ressemble à des mucosités desséchées, et se réduit presque en poussière; les larves sont encore dans la peau, qui leur sert pour ainsi dire d’étui (temp. i5°). 2 août, dessiccation complète ; il ne reste plus que les os dans la peau; les larves sont mortes ou tombées dans l’eau ( temp. 16° ). l^aoüt, idem. , Gaz des Josses d’aisance, 20 juillet, peau d’un blanc sale excepté dans quelques points, où elle offre une teinte verdâtre ; plaie couverte d’œufs ; point d’odeur. 26, couleur verte très-prononcée ; larves peu volumineuses et nombreuses ; répiderme qui recouvre les parties vertes se détache facilement; les ongles du pied sont légèrement livides ; le membre est à peine odorant. 27, les portions dépourvues d’épiderme sont brunes : partout où il existe, il est altéré par les larvés. 20^, râmôlïi^^^^^^ considérable; odeur putride très-^rnaniféste ; chair en partie détruite par les larves. 29', larves grosses, chairs presque entièrement détruites; odeur plus forte. 3o , il n’y a plus d’épi-

derme; le genou et le pied ne tiennent plus que par les ligamens et les tendons ; l’odeur est insupportable. 2 août, il ne reste plus que les os, les tendons et une petite quantité de peau; presque toutes les larves sont mortes. 4 août, on ne retire de la fosse qu’un fragment de peau.

Il résulte de ce qui précède que la putréfaction des fœtus, marclie avec beaucoup de rapidité dans le gaz des fosses d’aisance ; . 2° que néanmoins dans les premiers temps , ses progrès paraissent plus lents que lorsque les fœtus sont dans l’air atmosphérique humide; 3° -que la rapidité de sa marche dans, les derniers temps, comparée à celle du membre qui était exposé à l’air, tient probablement à la dessiccation que celui-ci avait éprouvée malgré les précautions qui avaient été prises, tandis que 1 autre était constamment resté humide.

Dans Veau stagnante. La jambe.et le pied du fœtus mort le 5 page 47,9) , ont été mis dans l’eau

de puits, le 6 mai K lo heures du matin. Le 7 mai, le membre qui jusqu’alors avait été incolore , présentait une teinte rougeâtre, 8 mai, la couleur est légèrement 9 mai, idem. 10 mai, odeur a peine sensible; l’épiderme se détache par petits lambeaux sous pinces ; couleur toujours violacée. 1 1 rna^, on éprouve plus de facilité à détacher ^ lépiderme ; 1 odeur est déjà manifeste, mais différente de celll qu’exbalent les matières qui se pourissent à Pair. 12 wârf, ces deux caractères sont plus, sensibles, x^mai, couleur rouge marbrée. xJ^ mai , l’eau , est .trouble , rougeâtre, et répand une odeur forte, désagréable ) épiderme se détache plus facilement. i5 mai, la

peau résiste à la pointe des pinces; les propriétés physiques des muscles ne paraissent point altérées. i6 mai, couleur du membre, blanchâtre , excepté à la malléole interne qui est verdâtre ; on enlève la totalité de l’épiderme delà jambe, tandis que celui du pied l’ésiste; l’odeur est moins sensible. 17 mai, la malléole n’est plus verte, l’épiderme du pied se détache en totalité, i^mai, couleur grise brune sans aucune trace de lividité; point de changement dans l’odeur ni dans la consistance ; on voit sept ou huit mouches dans l’eau qui , est trouble, légèrement fétide et colorée en rouge brun. 19 mai, supernatation du pied ; dégagement assez considérable de gaz , aux environs des vaisseaux tibiaux postérieurs ; odeur un peu plus prononcée : l’eau présente à sa surface une pellicule , qui n’offre point l’aspect huileux. 20 mai, point de changement appréciable, •XX idem. 22 mai , couleur de café au lait tirant sur le vert; le derrne est corrodé; on y voit des ulcérations assez larges, semblables aux chancres vénériens, et dont les bords sont fort mous ; le ramollissement du membre est très-marqué ; l’odeur est forte et siii generis ; la graisse et les muscles présentent leur couleur naturelle. 28 mai, les corrosions sont plus larges ; la couleur est verte. 24 mai, la peau se déchire facilement, et on voit alors qu’elle est rose et que la couleur verte n’est que superficielle; les corrosions sont un peu plus larges. 25 mai , ramollissement toujours croissant; la graisse paraît complètement saponnifiée (i).

(i) On désigne sous le nom &.e. graisse saponnifiée , ou de gras de cadavres , une matière grasse composée de beaucoup

aS mai^ peau d’un vert olive très-ramoîlie aù pied et à la partie interne de la jambe. 39 mai, les muscles sont tellement ramollis qu’ils sortent sous forme de putrilage par les trous de la peau, lorsqu’on presse celle-ci^ 3i mai^ le membre conserve encore sa forme. 3 juin^ le membre encore entier, semble réduit à une écorce de graisse sous-cutanée solide et saponifiée , recouverte en quelques points de derme aminci ; les os sont presque dénudés , et le pütrilage- musculaire s écoule par les fistules cutanées, d juin y les épiphyses se détachent; le membre tend à se séparer au niveau de l’articulation du pied. i3 juin, le membre à pour ainsi dire conservé sa forme ; toutefois le pied ne tient plus que par quelques tendons et par quelques ligamens ; les parties charnues réduites en une sorte de putirilage, ont abandonné les os, qui sont encore renfermés dans une sorte d’étui formé par une couche de graisse saponifiée. -

Dans Veau renouvelée deux fois par j'our. La jambe

d’acide stéarique , d’une petite quantité d’acide’ oléique , d’un peu d’ammoniaque , de potasse et de chaux ; c’est véritablement un savon avec excès d’acide graisseux, comme l’a démontré M. Chevreul. Il est le résultat de la décomposition qu’éprouvent la fibre musculaire et la graisse; cette dernière fournit les deux acides, et l’autre donne l’ammoniaque. Le gi'as des cadwres est d’abord jaunâtre, mou, pulpeux, et d’une odeur fétide ; il devient ensuite d’un blanc mat, sec et pulvérulent ; ü se iovme particulièrement y lorsque des cadavres chargés de graisse sont placés dans des terrains humides.

et le pied de Tautre côté du nîême,.foetus ont.été, mis, le 6 mai, dans l’eau do puits, que l’on a renouvelée deux fois par jour. 7 mai, point de changement.

8 mai, idem, g mai, couleur légèrement violacée; point d’odeur. 10 mai, pied légèrement verdâtre ; l’épiderme qui le recouvre se détache plus facilement que celui de la jambe, ii mai, idem. 12 mai, on voit à la surface de l’eau et du membre une multitude de bulles de gaz; odeur à peine sensible ; même couleur.

1 3, l’épiderme sé ‘détache facilement à la partie interne du membre; odeur marquée, nullement désagréable; bulles de gaz et couleur comme hier. i4 mai, ces caractères sont un peu plus prononcés. i5 mai, la peau résiste à la pointe des pinces;, point de changement sensible dans les muscles. 16, couleur blanche ; tache verdâtre à la malléole interne; même odeur. 17 , l’épidermé dü pied se détache en totalité; la malléole, est toujours verte. 18, bulles gazeuses sur les points qui sont encore rècouvefts d’épiderme; celui-ci s’enlève . facilement sur là région antérieure et supérieure du tibia; supernâtation de la partie supérieure delà jambe,; couleur d’un blanc mat, mélangée de gris-brun. 19, l’épidérmé est compîétément enlevé ; on dégage des gaz par Texpréssion du membre : l’eau est fétide, reçou- Vcà’te d’uhé pellicülé d’un blanc sale , légèrement cplof éè eh jâUnè, d’appafehce huileuse; Fodeur du meinbre est moins sensible que celle du liquide. 20 mai, superr nâtatîon cbmpièfé. 21, lè membre est d’un blanc laiteux ; la peau ne se déchire pas encore. 2.2 mai , covileur /hé/wV dérihé bien ramolli, offrant à sa surface une multitude de points ulcérés, très-rapprochés , moins

' rîargè^ eV^lak^nombreiix^ que' Sans l‘^exj)«rience précé- ' x3eritéf“ï3 corfhsîon^i ramollissement beaucoup plus' <5victéns ëï’plus^etendus que dans le sujet de Vobservatiôn prëceclfnte ; la peau est tellement ramollie " dans'tdûteS lés parties corrodées, qii’on peut l’enlever '‘en grattant lé^èrémeht ayèeîe'^sÿÿpeL^ carac¬

tères sont' plus pVdnon’ces ; mer^rej' d’un blanc sale ; odeur un peu plus forte; muscles rouges et légèrement ramollis. aS; les muscles sônt déjà.reduits en un putrilage rosé. 28 mai, corrosion portée au point que les ulcère^ sont de la largeur d’une pièce de deux francs; il suffit de pfëssér un peu le niembre^pour faire sortir les muscles sous' forme de putrilage; couleur d’un blanc- rosé; le ramollis|ement est évidemment plus marqné que dans l’expérience précédente. 29 mai, les os sont^en grande partie dénude's ; les chairs sont presque compléfémept détachées; séparation du cinquième qs du Aefâtârsé!3i mai, Içs chairs sont ramollies au point que lé membre ne cénserve plus sa. forme; on, n’^ trouvé que des lambeaux; la graîsse^sembîe se saponifier; l’odeur est semblable â celle du savon de graisse. ^jnin, la dénudation des os est complète; les muscles sont remplacés par un putrilage rougeâtre. Q juin, les épiphysès se^détachent, il né' reste plus^^que des 1%, quelques morceaux de graine on ndvqit pins que les 04 qui^bnt en partie desunis , et deux îamljeau;^ de graisse entièrement' saponifiée. f -

Apres avoir examme^ comp'aéaâv^^ les' effets de reâù s1:ag;nanté et de l’eau renbuvelÿ' deux^ fois par jour sur lés parties â’un même feuis"; nous avons voulu

connaître ràction dé l’eau "è'ûr deîr-lda'davr’ês entier* ; l’un de ces cadavres à "’et^'la^^se'-^ëh'dànt vni^t'^d'étix jours dans de reau^ifê'p5its^^e%(^ 4i'â-péi«4; 'renôtivelée; Tautre^, au 'c^Çifryire*^S‘a 'êfô înft dâiïs de l’eau qui a été renduveïe^^^fraF et' J pendant le kfaênie esplice'dé té^)sfll®rësuitê'de ’eês’exp3ériences;^x» que lés cad’avres 'eproü^nt dané l’éàU' unf'gi&re de'décôttïposîtion qui’ né resséndDle' eii' aücuîîé' inâîiîèré à l’altération qu’ils lütissén^^ Fâir’;^’^? que la'^gfaassé se saponifie en së '^transforiharit' én ^ a^des ^stéaiiqUë '^t oléique, qui sé’"coniÎ3inent avéc Taînn¥ôfeiaqué prévenant de la décompositîoiïîié la châîr"miiseUlaitê';"6" que cette altération a ‘Ti'eu ï)'eàuconp pîifs r'apidemetit dans l’eau renouvelée que dans Peau stâgnàrité. s- : -

THEKTIÈME- LEÇON. înerr

Dans Veau de Jos'ses d- aîsance: La cuissefjdu fœtus mort le' ^‘œai i^-Foyez page 479 été mise dans un seau rempli d’eau <iè fosses d’aisancer,“de: 6- mai^ à ■ dix heures “du mât^ , .rienr .de remarquable.

' '§ j couleur légèrement violacéef surtout à la^parfie interne et postéHeurei 9 jirépiderme commence, à s’enfëvèr*pàf üné forte pression -des pinces^; couleur idem. ' ilo / tout' est danS=lé^même'état.='f nfr-iffe/woëia'y dcpideriné se'dëfdchè^Tùn peu plus facilement. rj;=3,, idem. rS 'j Ia péà'u "résiste- bien ;ï la structure:^ des cmusçles n est pas cha'ngeé f-le membré-^nettoyé “exhaleiiKCïdëur de l eau'délâ fo''SSé.%6 mai cm. voit quelques-p,arti^>'Y;io“ lacées ëncdré rëédûvertes d’épiderme é la imajeubè partie est' jauné et •dép’duillee 'd’épiderme jvléger- ramollis-

sfiHieii% 7, teinte violacée a, moins

d’éj^ndjipî l^^uleuy^]^ la peauressemble à celle du ça|é .au J^i^^aS^répid^jne se détache de plus en plus 5 il- ssé ; dégagé d^ igaz ^par, les extrémités incisées du mend)Ee. ^ri^33,r.j|^véfB,- et. jnise. dans^de Fe^u de puits, lavcuissçt surna^^^ dégageme;^C^eïga|^ar une légère Pfgssiun^. la ^^au poç^e^c^ ^^s^e^ ranpllir j la, graisse gui est àdégou^eçta^m les piaje,i^^gf|re du savon

-rampUt. peau^|€| facilement de

la gralssejde rcste^est. dans, le , même état. aS , on n’a-

. . ae .il-,, :

perçoit ai^Çïipje.^^;pe a3, çoffqsj,q^jXo^me cela a déjà lieii- pour les. qui .so^t,g^n cpi^tact avec" l’eau,

de puits ; . les mp^les son*; plps ramollis que la peau ; celle-ci est dun j aune légèrement orangé , et se détache lorsqu’on la racle avec le scalpel. a5 »zæz, ramollissement de la tête du fémur jj la peau est évidemment amincie. 28 mai, les muscles sont bien ramollis ; la -peau noffre-aucune trace de corrosion , mais ellcs’eniève. -très-facilement ; la graisse sous-cutanée , d’une couleur rosée dans certains endroits, paraît saponifiée.

3i , la peau estientière^nt détachée; le ra- -moilissemenî des. muscles.^ quoique considérable , est moins- prononcé que:, sur la portion deieadavre qui est en contact avec, l’eau non .renpuveléei 3 Juin , les car - -triages -sont ..sensiblement ranujljlis;.J.îi /graisse, paraît

- bien. saponifiéei..dj//zz/Zÿ les "mu^les^encored’ une.,çou-

-siêur jaune rosée sont plus ramollis^ la .graisse est com- -^'^pîétement-saponifieeet moins cohérrnîte, i3 juin, on ne

- trouve qne quelqqes lambeaux de tissu savonneux qui “Se détachentdes -muscles euepre- roses- et très-ramollis.

-‘ £^à7ïS:.di^Jum-ierr :i^:^v%re^oniiÿO 'd loçtiis mort le

3 mai, a,Jété,e^f^7c^l^^dan»Anénvmer,ihs3^&-.nlat, àidiat.fp h^res ri^n^ckr.»rei»arx5[iiaMeï'8 ÿ odeur; ^

fort;©,, Sï%FtojjJt,aux eX,tpémU^S; iuciseBSi coxileucimé^ îangée d^ ro^.j(a|4^^e,rjt 5 l’épiderme;s©-détacheç l’odeur de pixtr^factio»^&t,tç|^-prprKmcée.îa:ï*v répiderme.6Sî,.; eomplètemeut .-enlevé,; nouleuriverdâtre dans lâ parti©’' du. meiubi’.e.-qni jxegar^ê eu J.iant .,, et aurore dansda’paip^ ï tie ppppsée^iJla j3^^(n^e^t-.pa& sensiblement jamoliip., II.:, çaouieur^^x^p^ipiusigénéralement répandue; les^. musclas, cqmm€aafeenfe-.à3.m?ajppUi2i dans, les environs;, des plaies. ,ia,^iég$qi]ain|dlissf meeî4eda peam ;ûodéuK i foEte:ainînpni.aGaieÿ£mn§elest^un gris j-oégeâtreuaEdpc^^ -

caraeçères, spn%?;iîn>ïpfeia pïlus& prononcés*, i^^xauleiir.^ orangée odeur îçè54eti.de;;yQn.dé,ebire assez facilemenfc., la pgau. ï3 , .les mpscles sont réduits, à une sorte de;;; putïâîage-dans ies.p^.ties=déeDUTertes, quoiqu’ils servent: ençorèdeuivcouleur rouge. odeur trèsdé-=èl tideÿ , -ramollissement beaucoup plus^ considérableidesod musples. , jg , .peaurd’un rouge .orangé ;ien.partieddes^âii sécfcée àvsa surface -externe , -et dure, commo dai: eüir ^ i mUsSciesTÉéduits en Janabeam^et en pntidlage grisâtre.^» fémur, dénudé; a.2 , il ne reste; que da peau dont laéoœisi leur, .orangée; es|;£moinÊLfancée ; elle estplns-humide etnî plus ramollie! en, dedans qua;sa surface exteméic 23x;>iesiâ portions de peau .bumide se détaebentr faciïementï ênpa râelant'.avéa.lel5calpel«;;a:83»2aï,-: on me j;Eoiîjv.e;qnesdes? s lambeaux d&pe^g;efm ai c - ..u; - . ..,..7 .' oc Jfsîè Z?^«&'if^ey^^;.iï^rBnIieibrasidu fœtus ;morfc le 5 naainamï été enveloppe xle terne; ^ le. 6 mal , /.à dix -béuress.duimm'ï^ tin ;• .on a arrosé sde temps à autre ; cependantiléterrainsq m’a jamais ; été v sensiblement- humide, làènt de> nema«4> >

quable. 9 , rôdeur ne se fait sentir que dans les plaies, ï O y l’épiderme commence à se détacher , et alors on voit que la peau est rose ; point de ramollissement ; légère odeur de pntréfâction. i ï , épiderme entièrement ;dé taché ; odeur nauséeuse ; couleur mélangée de vert et de rose. 12 , la plaie est d’icti- rpuge gris ; la peau n est pas encore ipraoîlie; 13;^ cduîèùrprangée de la peau qui commence à se ramôUir; odeur fétide. i4;, ,on, déchire la peau, mais mpina facilement que celle de la portion, qui est enterrée dans du fumier. i5^,. la graisse ne présente plus raspect granuleux et vésiculenx quelle offre chez le foetus; elle ressemble déjà, au gras des cadavres ; le ràniollissement de la peau est plus marque; la structure des muscles n’est point. changée. icLsm. 17, la peau, d’une couleur rose jaunâtre^ se déchire très-fecilement; odeur trèsfétiae ; graisse rosée s’étendant comme de la cire molle sous unéiii^ere; pression ; muscles légèrement ramollis^ sans Ghangement apparent dans leur structure. 19 la peau se déchire plus Êiçilemenl ; la graisse dé-couverte a l’aspect homogène du savon légèrement, ramolli; celle que l’on mçt à nu par le déchirement de la peau , .est encore jauney vésiculeuse, et offrn des filamens: cellulaires manifestes à l’œil? nu; les muscles : sont ramollis et putrilagineux ; L’odem- estotrès-fétide. ; 2 tî^les tendons sont - à nu; le resté est dans le même état. 23, peau détruite dans une grande partie du membre , la portion qui reste esfcd’un rouge i>rangégraisse. saponifiée et blanchë , excepté dans quelques points que offrent ?u ne couleur jimne; muscles rouges ; odeur? moins> fétide. 3 r y peau emièrement^létruite ;

graisse rosée à': sa surface et blanche; dans l’ihtérieür 5 « os dénudé ; muscles en grande partie détruits ou spus; forme d’un putrilage rosé ; odeur semblable à celle de l’ognon de lis.- 6 juin, hn ne; découvre que du gras de cadavre formé aux dépens de la graisse qui s’est chanr^ gée en acides stéarique et oléique j et de l’ammoniar^ que provenant des muscles qui sont entièrement dé- ■truits/, ■ ■■ ^

On ne lira pas sans intérêt les détails relatifs, à l’exhumation que nous avons , faite du cadavre d’un individu enterré dêpuis trente-deux, jours. Appelé le 3o juillet 1828, par M. D. , juge d’instruction , pour savoir si l’on pouvait espérer de reconnaître qudn homme mort le 3o juin de la même année, et dont le cadavre avait été inhumé le lendemain , eût péri empoisonné ; nous répondîmes que cela n’était pas impossible. L’exhumation fut faite le août, à sept heures du matin. Le cadavre, recouvert d’une ehemise et enveloppé d’un linceul , était enfermé dans une bière en chêne , que l’on avait enterrée dans une fosse particulière de cinq pieds de profondeur; à peine le fiit-il ouvert qu’il s’exhala une odeur tellement fétide ,-que nous ^ûmes convenable dç faire , retirer Xe corps et de-le ^sser exposé à l’ombre pendant quel- .*ûioûtes^ température de l’utmosphère était 4éjû ^Æ7°:feS*Lt’idcntité u’ayantpu être con^ât^ du matin pup des motifs qu’|| e^t inutile d’ipthquer^Ü ^it fecile ddbserver que Jp cadavre avait augmenté sensiblement de volume pendant les trois heures qu’il était resté à l’air. A dix heures, on le transporta dans, une sdlede dissection ;

là il fut découvert aveê^' râpidité et dépouillé du lin-^ ceul et de là chëmisê , avec'lfesquels^ une grande partie de répidérinè'' 'se 'détacha T rod'etir était tellem.ent :in«feéte" qull eût été dangereux* de séjourner pendant plusièurs hêû^s'^ans êette atmosphère, si on n’était point parvenu à la détruire': nous répandîmesin distinC'? tement' sur t'ôùté-là surface du corps, environ trois pintes d’eau, tenant en dissolution un huitième de son poids de cWlôFicrë dé'eKdu'ac ’\^^^^lsz pâgesSiï'a ; Teffet de cette’ iîqùetif fut mer'téîllèux-; if s’étâit à péine

écoulé ùheminuteHqueroareMr^'ftWÆëÆzïërè^zèrews/îiî

disparu.' -■ .V. --rq -

Le lincéûl et" là chemisé étaient mouillés ét tachetés dé vert, de Brun et dé jâûnêf dh voyait daf ét là des portidhi qiS: paraîssâiérrt mdisîes; Oh noû^^ dit que l’utdrHdû-^tàit âg# de quÉràhtè^qhat^ arts, qtfil était fort gras, et qu’il àvait sueedinM à une maladie qui n^vait duré qüé trèhté-huit à quarante heures ; sà^stàturé êihiif^ environ cinq pieds/ ÎLa tuméfaction du câdavré étàTt extrême; la peau était d’un Brun hôiratré au crâne ; dun Btahc'rdsé â là partie süpérietifè dé la fàée ; noirâtre autour dêsr iêvrés , moins fondée au:r'j6uès et au menton ; les paupières étaient affaissé'esr ét commençaient à tomBer éh putrilàge ; le héz , la Bouche êt le meiitori , étaient a^laés par la preàsidn d^lîhcèid|îîbe^" altérait ;sïnguïièrângnt léà téàîts dé la facé. La peau était d’un Brun noirâtre àù fcôù, grisâtre a là poitrine, où Ton remarqüàit quelques tachei noifeà, surtout sous le mamelon;' elle était d un blanc salé^à Tabdbmen et sur lès cotés du tronc , et -dûn brun "nôirâtré aux régiohà^èüs- pubienne et

ingmnaÎÆj, ainsi que sui: le scrotum ; celui- ci était ^ d’ailleurs du volume, de la tête d’un adulte , et rie paraissait devoir son développement excessif qu’à la ^ présence des gaz. La peau qui revêt les membres tborachiques et abdominaux était d’un vert foncé, marbré de plaqués poires comme . torréfiées ; l’extrémité des orteils offrait une couleur d’un vert clair. Du reste, la peau du ^pno et des membres n’était pas sensiblement rampüie::j,ü était impossible de la déchirer en opérant d’assez; fortes tractions avec les pinces. L’épiderme était rdétacbéi; ou.: s’enlevait avec la plus grande facilité et cm, arracbantceloi qui recouvre les pieds, on séparait em ménie temps les ongles.

En incisant la peau on voyait que les muscles étaient légèrement ramollis, mais que les faisceaux et les fibres étaient distincts et de couleur rosée; le tissu cellulaire qui :les enytronnaitétait en partie saponifié ; toutefois cet .état de la graisse était beaucoup plus sensible à la ' face et jqi tronc. .

L’ouverture d.u.cadavre, faite suivant les règles de l’art (^vojrez pag. 019), permit de voir, 1° que l’in té- ; rieur de la .boucbe et le pharynx offraient une couleur noirâtre-qui.étaitr,effet de la putréfaction ; que l’oéSOpbage était presque dans l’état naturel que l’estomaCi^ïétait énormément distendu par des gaz, iet qu’ilne .contenait aucun aliment; que sa consistance ne paraissait point diminuée, que la membrane muqueuse; était tapissée d’une couche. assez épaisse de mucotsités nâtres ; en: enlevant ces mucosités , on apercevait près^f de l’extrémité, ^splénique une tache d’un gaune -sertrî qui correspondait une tache semblable ':de la face-' •'

extqj’xieyjl savait aia «voisinage; des orifices œsophagien efepyloricjueÿeüde la portion spléniquey des traces manifestes id’inflaramatioTr p on voyait aussi - près ■ du pylore -quélques que l’on- faisait dispa-

raître^j.ejtt grattant. légèrement; 'ëés' ctltéfdtions étaient ausrsîi évîdentes-z^qu’ elles. -auraient pu- mtt-é-'si'le cadavre eîtkétéyduvert le lendemain de la mdrt dé Mudividui La ^urfaee externe.de l’estomac était d.ans l’état naturel-, ssi^outefois, on .en excepte la tache jaune dont nous avoj^ parlé. .La membrane muqueuse du -duodénum <?t:aiÆ:.ég.ai<yn.fent. tapissée de: mucosités jaunâtres; on en voyaife.aussi.dnans..les:autres portions de ^intestin grêley mais elles diminuaient au fur et, à'inésuré que Ton ^'^'Stiç.aifev^sda fin de 1 iléum , où l’on apercevait -quelqee^igrains blanchâtres- durs, que l’analyse démontra ^^^A^.XpJSjd:e d’-arsenic; du reste -les intestins grêles offeaie.îît.! çà ; et. là.des parties ferüphysémaïeüses j* mais sans: a;Utïune.. trace d’inflammation Le cœcuin , lé colon et 1 iiéum paraissaient dans l’état naturelvr L’épiploon et lemésentère étaient chairgés de graissé enépartie saponèfîée. ...

2? iQuede-foie et larate, les uretères, la vessie et lepaneréas n’offraient rien de remarquable ; quelés reins étaient jpamollis, et réduits en une sorte dé< pûtrila ge qn üyÆVitit -dans la cavité de l’abdomen environ' quatre^; ' oncesd .un. liquide jaune, filant et excessivement gras

âïjcQuefledanynx, la -trachée artère et lès^bronches étaient dans; l’état .naturel; que les péûmOns ëtâîéAti d’uu-:brua ;violaçé,'crépitanset infiltrés p*ar dés gaz;.

que le lïéricaide était chargé de graisse fen^avkét et sur ^ lesootés^ cpie laofâcedn terne ainsi que la surfiice ex-

terne du grand nombre de granuia-

lions blanchâtres semblables à dusablon ; que cet organe était un ^eii vbîumihëüx eï charge de graissé j que ï’oreillèttë et îè vêntrictilé droits ne ëdntehaiéht aucune trace d:e iafig' liquidé '^nî coagulé ; que la" mérribràhelhi^ terne dè"détfé*6reîllétfê ^tàît garnie dé petites pétrifié catiohs semblables a cêllès dont nous avons déjà parle • qu’il ÿ airart de jpàipéillës pëtrificàtions daiis les cavités gaiichés du béèhf 5^ mais qù’ëlîés sè détachàîént parole frottemeiït ; qü’iî ri’y avait pas non plus dé sàng“ <îâns ces cavités - que les valvulés h’etaieht pas ossifiées , que Seulemèfit lés^îesions qui' sé'tf ouvent au commencement de 1 àdrte offraient dé légères traces d’ossification .

4*^ Qa’il rdjr avait pas un atome de sang liquide ni Coagule dans auCuh des vaîssèaux que l’ôn peut apercevoir sans injèctîôn^ préalable ; qüéTa membrane interné dé I aorte, dé l*artère pulmoharrê, des veines du même nom , etc, , offraient des tachés rosées. ^

5® Que la graissé pii sépare lés os du crâne du périCrané, étâît éii partié saponifiée; que cés os étaient fragiles et sè brisaient en ^ànds fragmens; que "la masse cerebralé était trés-àffaissee, én sorte qu’il y avait un grand vide dans là cavité du crâne ; que la dure-

rx(i^; Noüs pouvOn qûe l’aspect extérieur düjèanaî

digestif , : du ^i , ;de Jarr^e%i;du pancréas ,^.de la vessie^ des pouniopapt individu , était tel, qu’ouarp^t

pu jÇ't'oiï’e .qUê eu lien qU-ê .la. veille.;- l’qdeur

de putréfaction était a peine sensible dans ces organes, quqiqu'attcürt d’èùx' n’éut'éte tôücbé

( Soi )

mère était détachée ef qu’il n’y avait pas d’épanchement entre elle etlesos ; que la couleur dj3 cette membrane était verdâtre ^ et qu’elle ressembMt assez à une vessie à moitié pleine J que la faux se détachait en lambeaux avec les vaisseaux qui s’y rendent ; que la face interne de la dure-mère .était rosée i que sa. consistance n’était pas sensiblement diniinuée g qu’il était irpppssible de reconnaître la pie-mère et l’arachnoïde ; ^^up^^e cerveau était converti en, une espèce de et fluide

à sa surface^, tandis qu’il était ^d’un blanc cendré aux parties médullaires ; quê le plexiis chproïdien se dessinait sous forme de stries rosées ; qùe^4e ccrp<î/ei{ et le commericeraent de \2.moette allongée oîîvdi&nX le même aspèct que le cerveau;

^ w/z individu 'vivant, que V on serait tenté de confondre à<^ec, la putréfacüpri. On pourrait être souerreur, si on jugeait qu’un corps est putréfié , seulement d’après l’odeur qu’il exhale et d’après la coloration de la peau ^ on sait relativement à 1 odeur : lo qu’elle varie considérablement suivant le milieu , dans lequel est plongé le corps qui se décompose; oé que quelquefois elle est à peine sensible; 3° que . dans beaucoup de circonstances , l’odeur du milieu domine tellement, qu’il est impossible de saisir celle qui appartient à la matière animale putréfiée ; 4** que- pendant la putréfaction â l’air lîBfë, ! odeur est presque nulle à unu certaine époque, et qu’il existe un moment où elle n’est pas désagréable; 5?^u’il est des individus vivahs qui répandent uné'' odeur infecte; il pourrait donc arrivèr que ces individus fussent dans un état de mort apparente et qu’on les crût pouris , si

on n avait égard qu’à ce caractère: Relativettient 'â^a coloration de la peau , nous établirons qu’elle diffère beaucoup aussi j suivant ^ les milieux , l’époque de la putréfaction , la partie qui se pourit', etc. ; et dans certaines maladies inflammatoires et nèrvéuàé^ , on observe des taches; rouges violettes , où livides offrant -jusqu’à un certain point l’apparence de-cellés qui sé développent 'pendant la décomposition putridé. M. Fodéré rapporte que le corps d’une jeune femme était couvert de taches violettes et noires quatre heures avant qu’elie ne - succombât à un accès' d’hystéficie. Ges considérations nous permettent dé- éonétiiré (^é^, si danis la plupart desi cas hodeur putride ét colc^ ration de la peau sont des; phénomènes propres à établir qùe lés cadavres se poürisséni , il est des circonstances, fort rares à la vérité, où ces caractères sont insuffisans, et dans lesquelles il faut attendre que pidérmè soit soulevé et détaché , et inême, que le tissu de la peaxi soit ramolli , ces altérations étant constamment l’effet de la putréfaction , quelqué soit le milieu qui environne le corps;’ ' ’ ’

Conclusions sun les signes de la mort. >

Il résulte de tout ce qui vient d’être exposé dàrrs^céV 3Fticlpj,-ja?riq0%Ia‘;putréfastion est un signe certaimdé' la.mo^t^ ai. parfaitement établie j un cbmraêè-

ceroont; dOs-putréfaetion ne suffit pas pour afflriher que In. vie , puisqu on a vu des personnes sé ré¬

tablir dans l' espace . de quelques heures , quoique l'a

peau jfut coiivierte- de taches violettes , qu elle répan- , dît une odeur infecte, etc.'

Que , com me il ? pourrait être dangereux pour les assistans d’attendre, pour inhumer le cadavre, qu’il fût entièrement pouri, on doit égaleraent conclure que Tindividu est mort , si; les membres ont pi’ésenté la rigidité que nous avons désignée aous lemom de cadavérique , pourvu toutefois que. l’on ait bien distingué cette raideur de- celle qui a quelquefois lieu chez le vivant.

. 3f.T Qu’aucun des autres signes prisisolément ne suffitpour prononcer qitunepersonne est morte; mais que : leur ensemble permet d’établir de fortes présomptions.

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