LEÇONS
DK
PHEMIÈRE LEÇON
14 novembre 1864.
Cii’culatiuus locale»».
Messieurs ,
Quelle que soit l’idée qu’on se lasse de rinflaiiimalion, tout le monde admet qu’elle a son siég’e dans les petits vaisseaux et qu’elle est une modification de la circulation capillaire. Avant donc de commencer l’histoire de l’inflammation, il ne sera pas inutile d’entrer dans (pielques considérations pliysiolog'iques sur la circulation capillaire.
Un premier point sur lequel je désire attirer votre attention, c’est le phénomène des circulations locales. Bien que le cœur soit l’org-anc central de la circulation et qu’il pousse le sang* dans tous les vaisseaux, cependant ce liipiide ne circule pas dans les divers capillaires avec la menic rapidité. Ainsi,
T. MOILIN.
1*11E.MIÈUE LEÇON.
il arrive souvent qu’un org’ane esL le siég'e d’an afflux sang’uln exag’éré, tandis qu’un org’ane voisin a une circulation ordinaire ou meme ralentie. La roug’eur de la honte, la pâleur de l’effroi sont des exemples bien connus de ce phénomène.
L’existence de ces circulations locales est aujourd’hui facilement explicable. Elle est due à la contractilité des petits vaisseaux. Les artérioles et les veinules ne sont pas des tubes inertes comme on l’a cru long-temps, mais elles possèdent de nombreuses fibres musculaires. Ce son t’ces fibres musculaires qui, par leurs contractions, modifient le cours du sang*et produisent tantôt une accélération, tantôt ^ un ralentissement de la circulation capillaire. Chose importante sur laquelle je ne saurais, dès à présent, trop insister, les artérioles et les veinules ont des fonctions différentes, et leurs contractions produisent sur la circulation un effet tout opposé.
Physiologie des artérioles. — Les artérioles ralenissent le cours du sang’ dans les capillaires. Rien de plus facile à comprendre. Chaque artériole est recouverte par une tunique de fibres musculaires contractiles, formant autour du vaisseau des anneaux plus ou moins complets. En se contractant, ces fibres musculaires étreig’uent l’artériole, elles rétrécissent son ealdu’O, elles éteig’nent sa lumière et g’cnent ainsi plus ou moins le ])assag’e du sang\ Quand cette contraction est très-énerg’ique, 1 ai’lcre peut môme être complctciueid olditérce el sa (’ir-